Notre-Dame de Paris, le jour d’après

Eugène Viollet Leduc

Notre-Dame, le jour d’après.
Il est des monuments qui sont des joyaux.
Universels, ils parlent à l’âme des hommes et des femmes sans que ceux-ci y prêtent attention tant cet attachement est naturel, intime et indicible. Jusqu’au jour où le drame arrive…
Ainsi en est-il des Parisiens, des Français et des millions de personnes qui, à travers le monde, sont familiers de Notre-Dame, monument symbole du génie humain, vieille dame millénaire qui traverse les époques et unit les générations depuis tant de siècles.
Alors oui, tandis que le brasier est maitrisé par les soldats du feu (et l’on imagine aisément à quel point l’engagement de ces pompiers fut intense face à la dimension exceptionnelle et émotionnelle du sinistre) et que les ruines sont encore fumantes, ce drame pourrait paraitre insurmontable !
Et pourtant ; même si la charpente médiévale est perdue à jamais, même si un mobilier important et de nombreuses oeuvres d’art sont sans doute irrémédiablement endommagés, même si les vitraux gothiques ont été en grande partie engloutis dans la fournaise, nous portons en nous la certitude qu’il sera possible de rebâtir Notre-Dame.
À bien y penser, le chantier de reconstruction de la cathédrale de Paris sera sans aucun doute, comme il le fut tout au long des siècles, le point de convergence des savoir-faire et de l’intelligence humaine. Ces années à venir seront difficiles. Il nous faudra une volonté extra-ordinaire pour aboutir. Mais il est évident que nous rebâtirons Notre-Dame et que ce gigantesque chantier mobilisera des centaines d’artisans, de compagnons, suscitera même des vocations.
Il est à souhaiter que cette épreuve sera aussi la preuve donnée à l’Homme, par les hommes et les femmes de bonne volonté, de leur capacité à surmonter les épreuves ; car si un joyau du génie humain a succombé hier dans les flammes, nous devons garder à l’esprit que l’état de dégradation de notre Terre en appelle à notre persévérance et à notre résilience, comme Notre-Dame qui devient de ce fait un symbole nouveau du devoir de l’Homme de ne jamais succomber ni renoncer dans l’adversité.
Fluctuat nec mergitur !

Les secrets des cathedrales, p 06, Construction d'une eglise a Saint-Denis (Miniature du XIIIe siecle)

EPIC du Mont Saint-Michel : fédérer les énergies !

Aujourd’hui, jeudi 14 mars 2019, presque deux ans après la décision prise par Bernard Cazeneuve, son successeur, le premier ministre Édouard Philippe, est venu lancer officiellement la création de l’établissement public industriel et commercial (EPIC) du Mont Saint-Michel.

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Nous sommes nombreux à attendre depuis plusieurs mois cette évolution positive dans la gestion de ce site touristique international emblématique de Normandie.
À l’occasion de la table ronde organisée ce matin, j’ai pu rappeler à quel point le Mont-Saint-Michel était un lieu de convergences ; convergence des cultures, carrefour de civilisations, Patrimoine mondial de l’humanité.
Un site où le génie humain a su innover au fil des siècles dans les domaines de l’art et de l’architecture, mais aussi de l’aménagement du territoire !

53283545_2347487015485745_8674783277250248704_nLe Mont c’est aussi un lieu où s’expriment des valeurs humaines fortes : un lieu où l’homme se surpasse face aux contraintes du temps, des éléments et des aléas de l’histoire…

La nouvelle page qui s’ouvre dans l’histoire de ce site remarquable est une invitation à relever un nouveau défi, celui de l’entente entre les nombreux acteurs qui font vivre le site tant bien que mal mais malheureusement en ordre dispersé.
Nous allons devoir fédérer nos énergies de façon à faire fructifier nos spécificités respectives, entre collectivités territoriales, opérateurs privés et services de l’État.

J’ai beaucoup insisté sur la nécessité de renouer les liens multiséculaires entre la merveille de l’Occident et le territoire qui l’a fait grandir, de Cancale à Granville en passant par Avranches !
Le Mont-Saint-Michel est bien entendu un phare connu à travers le monde mais il doit aussi redevenir un lieu familier pour les habitants de la Baie.

Monsieur Christophe Beaux été nommé par le premier ministre pour organiser le futur ÉPIC qui devra voir le jour au 1er janvier 2020. Nous lui avons souhaité la bienvenue et l’avons assuré de notre total soutien dans sa mission.

 

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Chronique autour du grand débat

Chronique rédigé pour le journal La Manche Libre, édition du 27 janvier 2019.

En préambule de ce billet, je dois d’abord préciser que je ne suis adhérent d’aucun parti, ni d’aucune obédience politique et que, farouchement attaché aux libertés publiques, j’ai toujours considéré que la liberté de parole, le respect et l’écoute de points de vue antagonistes, comptaient parmi les fondements du contrat social. Je considère aussi que la période que nous vivons ; le réchauffement climatique, le délitement de l’idéal européen, les tensions nationales et internationales (terrorisme, affirmations nationalistes guerrières), doivent nous amener à accepter notre diversité de pensée, afin de trouver ensemble des voies soutenables de sortie de crise. Il en va de l’avenir de nos enfants.

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Si je m’exprime dans ces colonnes, c’est d’abord à la demande de la rédaction de la Manche Libre, à la suite d’une publication facebook liée à la rencontre du Président de la République avec les maires à Bourgtheroulde, où j’exprimais ma déception au regard du contenu des échanges.

Bourgtheroulde

Je sais que de nombreux collègues ont largement apprécié l’exercice. Je peux le comprendre, tant il a pu sembler rare, privilégié. Mais qu’avons-nous découvert ? Que notre Président est un formidable orateur, un rhétoricien hors-pair qui sait écouter et répondre ? L’inverse m’eût surpris, pas vous ?

Selon moi, cette séquence a plutôt révélé l’éloignement extrême entre la Présidence de la République et les élus locaux, sans même évoquer le reste de la population. Pourquoi ?

L’État français est présent au quotidien sur nos territoires ruraux. Les préfets savent bien faire remonter les enjeux de nos territoires aux ministères et à l’Élysée. Nos parlementaires sont capables de faire émerger des réformes depuis la base. Bien que flatteur, ce n’est pas d’un échange exceptionnel de 7h avec le Président de la République que nous avons besoin. Non, un président ne devrait pas avoir besoin de nous faire prendre des bus, accéder à un village verrouillé par un dispositif de sécurité impressionnant, pour comprendre la situation du pays et agir en fonction. Il a été élu pour définir avec nous un cap de sortie de crise. Alors au travail.

La République c’est nous !

La République c’est nous, tous les jours ; dans le geste de l’agent qui ramasse nos déchets, dans l’engagement du maire bénévole qui entretient ses chemins communaux ou dans l’action de la policière qui protège.

Nous attendons de notre gouvernement des mesures claires et justes. Or que dois-je constater ?

La poursuite de la fermeture des tribunaux locaux, les menaces permanentes qui pèsent sur l’hôpital public et la médecine rurale, les zones blanches, les faibles moyens alloués aux gendarmeries, les risques de fermeture de petites lignes de train, etc.

En 2018, ce sont les collectivités locales et les services de santé qui ont le plus supporté la réduction du déficit public. En outre, la suppression de la taxe d’habitation n’a pour l’instant fait l’objet d’aucune mesure compensatoire.

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Sortie de crise ?

Les gilets jaunes nous rappellent que la République doit s’enraciner dans les profondeurs du pays. Réapprenons à nous écouter les uns les autres. Maire, je suis prêt à accueillir tout débat.

Mais le grand débat, tel qu’il est présenté avec une plateforme internet descendante, m’interroge. Je crains que tout ceci ne serve qu’à nous faire patienter.

Car si l’objectif consiste à attendre les élections européennes pour nous annoncer ensuite des réformes impopulaires, je pense que l’échec de ce gouvernement pourrait nous mener bien bas. Maire, j’ai vécu la décrépitude du pouvoir élyséen, avec François Hollande, qui a conduit à la montée de l’abstention et du Rassemblement National. Je ne peux qu’anticiper avec dépit l’amplification de ce mouvement.

Retrouvons d’urgence le sens de l’éthique ; engageons-nous pacifiquement pour des causes collectives, au service des autres. Plus que jamais, sur la base d’une société au travail, défendons notre modèle de vie, fondé sur des services publics locaux qui protègent.

Exprimons-nous.

La République c’est nous !

La démocratie c’est nous !

David Nicolas

Maire d’Avranches

Une démocratie « brouillonne » ?

Suite au conseil communautaire du 11 décembre dernier, le journal Ouest-France a produit un article précisant que « la réunion du conseil de communauté d’agglo Mont-Saint-Michel-Normandie a mis au jour les difficultés que cette collectivité peut rencontrer dans son fonctionnement. » titrant ainsi :

Mont-Saint-Michel-Normandie. Un conseil d’agglo parfois « brouillon »…

https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/mont-saint-michel-normandie-un-conseil-d-agglo-parfois-brouillon-6126235

 

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Après la parution de cet article, à ma demande, le service communication de la communauté d’agglomération a réclamé un droit de réponse auprès de la rédaction de Ouest-France afin de revenir sur le fonctionnement démocratique de nos institutions de manière a atténuer le point de vue quelque peu péjoratif et réducteur exprimé par ledit article.

Malheureusement, le journal n’a pas souhaité faire paraître ce droit de réponse qu’il me semble utile de livrer ici.

 

Retour sur le conseil communautaire du 11 décembre 2018

 Vous faites état dans les colonnes de votre édition datée du 13 décembre 2018 d’un conseil communautaire « brouillon ». À la lecture de cet article, la question suivante nous viens à l’esprit : un sujet permettant échanges et débats est-il, par nature : « brouillon » ?

Non, le fonctionnement du conseil communautaire de notre communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie ne se limite pas à une approbation de délibérations sans amendement.

Oui, la réflexion, l’échange, le débat, parfois virulent, prend du temps. Mais l’exercice démocratique local ne mérite-t-il pas que l’on lui consacre trois heures de débats tous les deux mois ?

Oui, la parole libre, la confrontation de point de vue, parfois diamétralement opposés, prend du temps. Mais n’est-ce pas là le fondement de notre démocratie ?

Vous estimez également mettre à jour, je vous cite « les difficultés que cette collectivité peut rencontrer dans son fonctionnement. ».

Laissez-nous vous présenter le chemin emprunté par une délibération avant d’arriver devant notre conseil communautaire.

À titre d’exemple, la délibération portant sur l’intérêt communautaire, sujet « brouillon » selon-vous, a tout d’abord fait l’objet d’un courrier transmis à l’ensemble des conseils municipaux de nos 97 communes. En fonction des thématiques, ce sujet a ensuite été évoqué au sein des commissions tourisme et action sociale régulièrement réunies, en journée comme en soirée, en fonction des obligations calendaires. Cette question a ensuite été présentée aux vice-président(-e)s réuni(e)s chaque mercredi matin au sein du comité d’orientation, puis à l’ensemble des élu(e)s communautaires au sein des cinq réunions des pôles territoriaux.

Le fruit de ces débats successifs et de ce long travail de préparation et de concertation a permis la rédaction d’une note de présentation et d’un projet de délibération envoyés à l’ensemble des conseillers communautaires cinq jours avant la séance. L’ensemble des comptes rendus des différentes commissions citées sont disponibles, je vous invite à nous en faire la demande.

Il me parait enfin également important de rappeler que la participation et l’engagement des élu(e)s communautaires ne diminue pas, plus de 120 d’entre eux étant à nouveau présents à l’occasion de ce rendez-vous, preuve de la bonne santé démocratique de notre collectivité.

Franck ESNOUF

Vice-président en charge de la communication et du pôle territorial du Val de Sée

David NICOLAS

Président de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie

 

En guise d’épilogue, je souhaiterais dire ceci :

Contrairement à ce que laisse à penser cet article, nous avançons, à notre rythme. Nous franchissons des obstacles imposés par la loi, les uns après les autres, méthodiquement. Ce qui peut apparaître pour certain comme des « difficultés » ne sont en fait que des étapes qu’il nous faut respecter ; c’était le cas de cette délibération portant sur la mise à jour réglementaire de nos statuts. La démocratie n’est pas une chose simple dans ses applications diverses. Les visions simplistes sont le lit du populisme.

Aujourd’hui ce type d’évaluation du caractère « brouillon » de nos instances démocratiques est tout à fait ravageur. Il concoure simplement à décrédibiliser et dévaluer le travail qui peut être fait par nos collectivités, voire, et c’est encore plus grave !, à démobiliser les élus les plus impliqués.

Ainsi nous alimentons un discours populiste autour des élus qui sont soit « tous pourris » ou bien « tous incompétents ». J’ai eu l’occasion de dire à plusieurs journalistes, que nous sommes en train de scier gentiment la branche sur laquelle nous sommes tous assis. L’avenir politique de notre pays nous réserve sans aucun doute quelques lendemains qui déchantent.

Enfin, pour conclure, je réaffirme mon attachement profondément républicain à la liberté de la Presse, liberté qui doit permettre a tout un chacun de pouvoir exprimer, dans le cadre d’un débat serein, un avis contradictoire.

Allocution du 11 novembre 2018, centième anniversaire de l’armistice

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

Il y a exactement 100 ans, à compter de 11 heures du matin le 11 novembre 1918, partout en France on annonce la fin des combats sur le front occidental. Quatre ans de guerre s’achèvent qui ont laissé une France exsangue et 1 millions 500 milles victimes sur 8 millions de morts et de blessés du conflit.

Le 11 novembre de l’année suivante, l’idée fut émise d’une « Flamme du Souvenir » qui fut allumée par le ministre de la Guerre André Maginot ; cette flamme sacrée qu’un « Comité de la Flamme » a depuis la tâche de raviver tous les jours au crépuscule ne s’est jamais éteinte, même pendant l’Occupation.

Plus tard, le 24 novembre 1922, le Parlement déclare le 11 novembre « fête nationale » avec la dénomination de « Jour du Souvenir » Depuis 2012, ce Jour du Souvenir, qui célèbre l’anniversaire de 1918, rend donc aussi hommage à tous les morts pour la France. Ainsi ce sont tous soldats français décédés en opération sans distinction de guerre auquel nous rendons hommage en ce jour. Notre 11 novembre est toujours bien vivant en France et nous devons nous en réjouir.

Cette année nous célébrons un centenaire, un « compte rond » avec une saveur particulière du fait d’un contexte européen complexe. La nécessité de commémorer avec peut-être plus d’insistance encore, parce que nous sentons bien que cette Union européenne issue de ceux conflits mondiaux est aujourd’hui sérieusement menacée.

 

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Les anciens de 14-18, au-delà de leurs souffrances et de leurs sacrifices, n’avaient qu’une ambition : que leur guerre fût la dernière, « la der des der ». Et pourtant, comme l’écrivait Jean Monnet :

« La guerre fut gagnée mais le Traité de Versailles n’installait pas la paix de façon durable » et il ajoutait encore :

« J’ai compris que l’égalité était absolument essentielle dans les rapports entre les peuples comme entre les hommes. Une paix d’inégalité ne peut rien donner de bon ».

« Une Europe réconciliée est et sera demain plus encore la réponse qu’ils attendaient de nous » disait François Mitterrand, le 11 novembre 1988, lors d’une allocution à Rethondes.

Nous l’avons vu hier après-midi, le président de la République a inauguré à Compiègne une plaque avec la chancelière allemande Angela Merkel afin de réaffirmer la nécessaire amitié franco-allemande au service de l’Europe et de la paix. Cette cérémonie de commémoration à la Clairière de Rethondes avait une forte valeur symbolique, en se tenant sur le lieu même de la signature de l’Armistice.

Point d’orgue des commémorations, une grande cérémonie aura lieu ce dimanche 11 novembre au matin, sous l’arc de Triomphe, en présence d’une soixantaine de chefs d’État et de gouvernements, dont Angela Merkel, Vladimir Poutine et Donald Trump qui seront ensuite reçus à l’Elysée.

Ensuite, la chancelière allemande, ouvrira à 15h30 la première édition du « Forum pour la paix » dans la Grande Halle de la Villette, de Paris, qui sera suivi d’une prise de parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Avec pour objectif de défendre le multilatéralisme, l’idée de ce forum est née d’un constat : le monde va mal. En témoignent la remise en cause de l’Otan, de l’OMC, de la justice internationale, l’incapacité des Nations unies à régler le conflit syrien, les crises migratoires, l’émergence de gouvernements nationalistes et populistes, ou encore la dérégulation d’Internet.

Il s’agit d’un rendez-vous qui a vocation à être reconduit d’année en année. Et le président de ce forum, Justin Vaïsse, directeur depuis 2013 du centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, explique à ce sujet : « Ce n’est pas un sommet pour la paix pour faire de la médiation ou de la diplomatie. C’est un sommet sur les conditions de la paix, sur la façon dont on peut améliorer l’organisation du monde, ses règles, ses institutions, pour parvenir à la paix ».

Mais, selon moi, cette volonté gouvernementale n’a pas de sens si à l’échelle de nos communes, l’initiative n’est pas relayée. Je suis convaincu qu’Avranches doit contribuer à cette « mission européenne et internationale » en maintenant et en développant ses liens d’amitiés et toutes les coopérations possibles avec Korbach, en Allemagne, et aussi avec toutes ses villes jumelées ou amies, de Crediton, de Saint Helier, Chester ou Riolo Terme dont plusieurs représentants se sont retrouvés ici même au mois de septembre pour précisément « réaffirmer » notre souhait d’unité et de relation d’amitié. Il est de notre devoir, d’œuvrer dans ce sens en souvenir de ce guerres meurtrières que nous ne voulons plus connaître sur le sol européen, ni ailleurs.

Nos monuments, nos commémorations, sont des biens précieux, ils constituent un patrimoine républicain et mémoriel essentiel qui doit s’inscrire de manière intelligible dans nos espaces publics de façon à questionner de manière permanente notre douloureux passé. Et l’enseignement de l’Histoire, sous toutes ses formes, doit demeurer une cause nationale majeure. Car l’Histoire demeure l’outil indispensable de la construction de nos mémoires collectives ; et je me réjouis qu’un peu partout, des initiatives fleurissent pour garder bien vivant le souvenir de ces souffrances humaines.

Force est de constater que ce centenaire a donné lieu à de nombreuses manifestations proposées localement pour accompagner ce centenaire. Il y a notamment la parution de la thèse de doctorat de Jérémie Halais Des normands sous l’uniforme, qui avec le soutien de la Ville d’Avranches et de la communauté d’agglomération, publication que je vous conseille vivement !, fait la synthèse de ce que vécurent les 30.000 hommes mobilisés du sud de la Manche. De cette somme dédiée à nos soldats, ressort leur condition très majoritairement rurale qui a impliqué un taux de pertes important avec 18 % de soldats tués du fait d’une affectation massive des agriculteurs dans les rangs de l’infanterie, arme la plus exposée aux dangers et aux combats. Au cœur de la recherche scientifique se sont de véritables portraits d’homme et de soldats qui surgissent des ténèbres de la Grande guerre. 35 dossiers documentaires de poilus ont été exploités pour cette étude ; chacun d’eux laisse apparaître un contexte familial et professionnel, un parcours de guerre où s’entremêlent épreuves physiques, combats, et relation épistolaire avec l’« arrière ». Témoignage émouvant, passionnant et éclairant sur ce que vécurent nos aïeux.

Cette évocation de des poilus de l’Avranchin me permet de citer un bref extrait du roman d’Henri Barbusse (1873-1935), Le Feu, journal d’une escouade, prix Goncourt 1916 :

« Ce ne sont pas des soldats: ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine […] Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés. »

Cette citation qui transcrit si bien cette réalité du déracinement, de l’humanité bafouée.

Notre musée d’art et d’histoire d’Avranches qui ouvre ses portes tout cet hiver, depuis le 20 octobre 2018 et jusqu’au 3 mars 2019, s’appuie sur les recherches de l’historien pour proposer une exposition remarquable dédiée à la vie de soldats du Sud-Manche,  au fil des quatre longues années du conflit. À l’occasion du Centenaire de la Première Guerre mondiale, la ville d’Avranches consacre une exposition aux soldats du Sud de la Manche dans la Grande Guerre. Grâce à la présentation de nombreux documents originaux (lettres, journaux, affiches, objets…), l’exposition suit les parcours des conscrits depuis la mobilisation, la vie dans les tranchées jusqu’au retour au foyer. S’appuyant sur les recherches récentes, elle révèle les comportements d’une génération d’hommes confrontés à l’autorité militaire et à l’horreur de la guerre. Je ne peux que vous inviter à découvrir cette belle exposition.

Enfin, une autre initiative mérite d’être signalée, celle de l’association Résonance créée en juillet 2015 suite à une rencontre : au cours d’un échange avec nos amis de Crediton,  Rod Brookes-Hocking, professeur qui organise dans sa ville des évènements culturels, nous a proposé de participer à un projet grandiose : créer un spectacle commun avec une ville allemande, une ville française et une ville anglaise. Le thème : la guerre de 14-18 vue de l’arrière dans trois pays européens en guerre. Au fil des mois, le projet s’est nourri de nombreuses recherches et de rencontres. Malheureusement, si le projet de dimension européenne initialement prévu n’a pu voir le jour, faute de moyens pourtant attendus et espérés avant le Brexit, l’équipe française a continué à travailler sur ce projet qui se traduit aujourd’hui par une pièce de théâtre remarquable baptisée « les absents ». Spectacle qui s’appuie sur les témoignages authentiques de civils restés à l’arrière, dans l’attente du retour de leurs absents, père, fils, époux… Cette pièce de théâtre remarquable, qui a été et sera proposé une dizaine de fois dans tout l’espace communautaire, est un merveilleux hommage, une belle façon de célébrer ce centième anniversaire de l’armistice de 1918.

À travers ces diverses propositions que je souhaitais énumérer ce matin, il y a, nous le voyons bien, une volonté populaire de commémorer, d’expliquer et de transmettre cette mémoire de la première guerre mondiale. Une volonté de faire vivre les leçons du passé. C’est bien en examinant les mécanismes des origines de la guerre, en humanisant les réçits, en les rendant accessibles à tous et notamment aux plus jeunes, qu’il est possible de demeurer sur le chemin de la paix et de la liberté.

En cela, le 11 novembre est un événement patriotique éminemment éducatif et je crois très sincèrement que le rôle de nos collectivités mais aussi de chaque citoyen est bien d’encourager tous ces projets culturels en faveur notamment de la jeunesse pour la dissuader de suivre les pistes de l’obscurantisme.

Vive la République et vive la France !

Mais aussi, plus que jamais, vive l’Europe !

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Partenariat touristique & culturel européen, sur les chemins de saint Michel

Dans le cadre des projets de développement de l’attractivité touristique et culturelle de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, une petite délégation composée d’Hervé Hervé Bierjon, directeur de l’office de tourisme, et d’Alain-Gilles Chaussat, chargé de mission Pays d’art & d’histoire, avait répondu à l’invitation de Pierpaolo d’Arienzo, maire de Monte Sant’ Angelo, et de son conseil municipal, pour une première rencontre à l’occasion de la fête de saint Michel, vendredi 28 et samedi 29 septembre.

C’est dans ce sanctuaire italien des Pouilles que l’éveque d’Avranches Aubert avait envoyé en l’an 708 deux chanoines de la cathédrale afin de rapporter des reliques de l’archange nécessaires à la consécration du Mont Saint-Michel.

Avec nos homologues Italiens nous partageons la volonté de porter au niveau européen la reconnaissance des chemins de saint Michel qui, du monde britannique au Moyen Orient, ont constitué des voies de communication primordiales sur les plans économique, culturel et spirituel.

Ces premiers échanges de travail ont permis de confirmer notre volonté commune d’installer un partenariat durable entre nos deux territoires, tous deux patrimoines mondiaux de l’UNESCO, avec la signature d’un pacte d’amitié prévu au printemps de l’année prochaine.

L’ambition à moyen terme est d’encourager les pratiques touristiques itinérantes sur ces chemins michaéliques, à l’instar des chemins de saint Jacques.
Il s’agit également de mieux faire connaître l’histoire des Normands d’Italie du sud qui jetèrent, il y a un millénaire, les bases d’une culture originale au carrefour de l’Orient et de l’Occident.

Dans le cadre des projets de développement de l’attractivité touristique et culturelle de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, une petite délégation composée d’Hervé Hervé Bierjon, directeur de l’office de tourisme, et d’Alain-Gilles Chaussat, chargé de mission Pays d’art & d’histoire, avait répondu à l’invitation de Pierpaolo d’Arienzo, maire de Monte Sant’ Angelo, et de son conseil municipal, pour une première rencontre à l’occasion de la fête de saint Michel, vendredi 28 et samedi 29 septembre.

C’est dans ce sanctuaire italien des Pouilles que l’éveque d’Avranches Aubert avait envoyé en l’an 708 deux chanoines de la cathédrale afin de rapporter des reliques de l’archange nécessaires à la consécration du Mont Saint-Michel.

Avec nos homologues Italiens nous partageons la volonté de porter au niveau européen la reconnaissance des chemins de saint Michel qui, du monde britannique au Moyen Orient, ont constitué des voies de communication primordiales sur les plans économique, culturel et spirituel.

Ces premiers échanges de travail ont permis de confirmer notre volonté commune d’installer un partenariat durable entre nos deux territoires, tous deux patrimoines mondiaux de l’UNESCO, avec la signature d’un pacte d’amitié prévu au printemps de l’année prochaine.

L’ambition à moyen terme est d’encourager les pratiques touristiques itinérantes sur ces chemins michaéliques, à l’instar des chemins de saint Jacques.
Il s’agit également de mieux faire connaître l’histoire des Normands d’Italie du sud qui jetèrent, il y a un millénaire, les bases d’une culture originale au carrefour de l’Orient et de l’Occident.

Inauguration du square du Souvenir Français colonel Arnaud Beltrame

Inauguration du square du Souvenir Français
colonel Arnaud Beltrame

Lundi 18 juin 2018

Allocution du maire d’Avranches

 

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En ce 18 juin 2018, jour anniversaire de l’appel historique du général de Gaulle, nous nous souvenons de l’engagement de ceux qui on refusé de courber l’échine face à l’adversaire, de ceux qui ont souhaité continuer le combat malgré la défaite de la campagne de France.
Cet appel, encore aujourd’hui, nous questionne individuellement et collectivement sur cette notion d’engagement dans l’adversité, engagement qui, dans certaines situations, conduit à l’héroïsme.

Mais ce matin, en plein déroulé de cette cérémonie traditionnelle, nous procédons ici même, dans le jardin de l’évêché à l’inauguration du nouvel emplacement du monument du Souvenir Français.
Ce monument qui avait été installé il y a 110 ans au centre du square Thomas Becket et qui, du fait des travaux de rénovation du lieu, a du être transporté vers ce nouvel emplacement qui, il faut le reconnaître, a très rapidement été adopté par les Avranchinais ; comme si, d’une certaine manière, ce beau monument d’Avranches avait toujours été là !

Aussi, ce matin, je souhaite tout particulièrement remercier monsieur Guy Anfray (et son épouse Claude) délégué départemental du Souvenir Français d’avoir accepté de déplacer ce monument si cher aux Avranchinais et plus particulièrement aux associations patriotiques. En effet, le déplacement d’un monument n’est jamais une chose simple, et vous, avec bienveillance, vous avez été au côté de la Ville dans ce projet. Et puis, je tiens à vous remercier personnellement car, ensuite, vous avez immédiatement reçu favorablement l’idée d’associer le nom du Souvenir Français à celui du colonel Arnaud Beltrame, victime de l’attaque terroriste de Trèbes le 23 mars dernier et décédé quelques heures plus tard, le lendemain, à Carcassonne.

Je remercie également les associations patriotiques, CATM et UNC, Christian Lodiel et Michel Bator qui depuis ont, eux aussi, été facilitateurs dans cette opération de translation du monument.

Mais pourquoi alors, me direz-vous, associer le nom d’Arnaud Beltrame au Souvenir Français ?

Il nous a semblé pertinent d’associer le nom du colonel Arnaud Beltrame à celui du Souvenir Français pour plusieurs « bonnes raisons ». Tout d’abord, avec l’inauguration de cet espace urbain, nous avions une belle opportunité d’associer le nom du gendarme tué à Trèbes à un lieu dont la vocation mémorielle est particulièrement forte. Ensuite, nous nous sommes souvenu du fort attachement d’Arnaud Beltrame à nos cérémonies patriotiques lorsqu’il était à Avranches. Et enfin, mieux qu’une simple rue, cet espace historique de la ville, l’ancien jardin des évêques, constitue un lieu propice au souvenir de cet homme et de son engagement, bien mieux qu’une simple rue.

Mais en fait, pouvait-il en être autrement puisque, je le rappelle, les objectifs du Souvenir Français transparaissent dans sa devise : entretenir, se souvenir et transmettre…
Là encore, je vous remercie toutes et tous ici présents d’avoir validé ce choix pour que nous arrivions à ce jour.

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Le choix du 18 juin

Le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, le Général de Gaulle appelait les Français à refuser la défaite et à poursuivre le combat avec lui en Grande-Bretagne, au sein des Forces Françaises Libres. Entouré de volontaires qui l’avaient rejoint dans son exil, il jetait les bases d’une alternative au régime de Vichy et à sa politique de collaboration avec l’Allemagne nazie : la France Libre.

En cela nous pouvons considérer qu’Arnaud Beltrame appartient à cette lignée de soldats, de Français, qui dans l’adversité, dans l’action même, a refusé de laisser se dérouler le « plan » prémédité par un terroriste dont l’objectif était de s’en prendre aux civils. Un soldat qui, dans l’action n’a pas hésité à mettre sa vie en péril pour épargner une vie civile.
À travers Arnaud Beltrame, ce matin, c’est bien son engagement que nous saluons. Ce matin, c’est tout autant à l’homme qu’à son acte héroïque que nous rendons hommage au cours de cette inauguration ; ce square appartient désormais à la géographie d’Avranches et son nom compte parmi ceux ayant marqué notre histoire locale et nationale.

Je souhaite également que ce temps d’inauguration soit un moment d’hommage à nos gendarmes qui, au quotidien, assurent notre sécurité. L’acte d’héroïsme du colonel Beltrame outre sa dimension exceptionnelle, nous a rappelé votre engagement, vos engagements en faveur de notre sécurité, ici, et partout ailleurs sur notre sol national.

Aussi ce square du Souvenir Français colonel Arnaud Beltrame est-il aussi un square dédié à la gendarmerie, de fait. Et nous n’oublions pas que le colonel Beltrame avait tenu le commandement de la compagnie d’Avranches durant quatre années, juste avant vous colonel Bétérous, et qu’il avait laissé ici en Normandie de nombreuses amitiés.

Enfin, pour conclure, cette brève allocution, je souhaite en votre nom à tous, adresser à la famille d’Arnaud Beltrame, sa maman et ses deux frères, toute l’amitié et la reconnaissance des habitants d’Avranches. J’étais en contact au cours des jours passés avec Cédric Beltrame qui m’a dit tout le bien qu’il pensait de notre démarche en m’affirmant qu’ils auraient aimé être présent s’ils avaient pu. À présent nous allons reprendre le déroulé de notre cérémonie vers le monument aux morts de la place Littré, avant le dépôt de gerbe des gendarmes, mais avant cela je souhaite vous remercier très sincèrement de votre présence fidèle à cette cérémonie.

Vive la République, vive la France !

 

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Memorial Day 2018

Dimanche 28 mai matin, à Avranches, place Patton, avait lieu la traditionnelle cérémonie du Memorial Day, en hommage à tous les soldats américains tombés sur les champs de bataille des États Unis d’Amérique et à travers le Monde, de la Guerre de Sécession à nos jours.

En présence de Tim Ramier, membre de l’Association of Americans Resident Overseas, Philippe Bas et Jean Bizet, sénateurs, et Bertrand Sorre, député.

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La cérémonie s’est prolongée l’après-midi, à 16h00, au cimetière américain près de Montjoie-Saint-Martin. Elle est ouverte au public, venu nombreux.

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Au cimetière américain de Montjoie Saint-Martin, à quelques encablures de la ville de Saint-James, la très belle cérémonie franco-américaine du souvenir des victimes militaires américaines tombées en Normandie et dans l’ouest de la France lors du second conflit mondial s’est tenue sous un beau soleil.

C’est à l’issue de que s’est produite une rencontre extraordinaire avec John et Jacqueline Roman.
John est un des derniers vétérans de l’armée américaine qui débarqua en Normandie en 1944, il participa à la percée d’Avranches et fut blessé du côté de Mortain lors d’une patrouille tandis que 45 de ses camarades étaient tués lors de la tristement célèbre contre-attaque allemande ; ces 45 soldats reposent dans le cimetière normand où John revient chaque année en pèlerinage avec son épouse Jacqueline.

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Après une période de convalescence en Grande-Bretagne, John regagna la France pour participer à la bataille des Ardennes, c’est là qu’il rencontra Jacqueline à l’occasion d’un bal de campagne… Il y a 74 ans. Depuis, ils ne se sont jamais quittés.

Nous avons fait le pari de nous retrouver l’an prochain à Avranches pour le 75e anniversaire de la libération… « Finger crossed » m’ont-ils dit !

 

Une simple photo

Le 22 novembre 2017, à Paris, 1500 maires de France étaient conviés au palais de l’Élysée. Dans le cadre du 100ème congrès des maires de France, cette invitation du Président de la République fut envisagée comme le moyen d’établir un contact direct avec les maires. Sans faux semblants, ce fut une opération de séduction à coup sûr, une première à laquelle l’épouse du chef de l’État et plusieurs ministres furent associés. Le Président Macron a révélé une partie de sa personnalité en s’immergeant dans cette foule d’élus ; il aime ce contact avec les gens, les interpellations multiples, les réponses du tac-au-tac et les échanges tous azimuts même lorsqu’ils se font plus « rugueux ».

Ce soir là, chacun y est allé de ses selfies, de ses photos en tous genres, comme pour conserver la trace – la preuve même ! – de ces moments dorés, prestigieux, qui à l’évidence flattèrent les égos des provinciaux montés à la capitale.

Mais la photo que je conserverai de cette soirée est celle-ci. Le cliché d’un photographe anonyme réalisé à travers la vitre d’une fenêtre. La photo de ma musette. Un sac de toile conçu avec deux amis proches, Guénola et Nicolas. Quelle belle image ! Un simple sac de toile militaire, confectionné dans un petit atelier d’Avranches, spécialement pour le congrès des maires ; un sac  qui monta à Paris, à l’Élysée, là où brillent les « Ors de la République », comme pour dire : « la République c’est nous ! » la république c’est la province, ce sont ces anonymes qui font société et croient, quelles que soient leurs difficultés personnelles et quotidiennes, en notre démocratie française.

Ce sac « bleu blanc rouge », made in Avranches, c’est aussi le reflet de ce que je suis, profondément. Fils d’ouvriers, petit-fils de paysans, devenu maire de sa ville, mon cheminement républicain est celui d’un citoyen qui tente d’accomplir avec sincérité et humilité son mandat qui n’est rien d’autre qu’un service national, aux sens premier et noble du terme. Je revendique mon engagement de maire citoyen, bien ancré, les pieds sur terre, que les dorures ne font pas chavirer, et qui, tel le pèlerin, poursuit son chemin d’homme avec sa musette en bandoulière, emplie d’espoirs.

 

Partenariats territoriaux, ville, EPCI & Région Normandie

Le lundi 4 décembre 2017, Avranches ainsi que la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie recevaient la visite d’Hervé Morin, président de la région Normandie.

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En début de matinée, en compagnie d’élus communautaires, le président Morin a visité les locaux de la société Théault, qui illustre le dynamisme du bassin économique d’Avranches. L’entreprise Théault fabrique des vans pour les éleveurs de chevaux, qui s’exportent à travers le monde, et connait une croissance remarquable du fait de savoir-faire exceptionnels. Dans un second temps, le président a rencontré une centaine de chefs d’entreprises du territoire pour évoquer avec eux les grands sujets de l’attractivite régionale, de l’emploi et de la formation.

Puis, le président Morin a été accueilli à l’occasion de la nomination d’Avranches par la Région parmi les 7 villes normandes lauréates du projet de redynamisation des centre-villes reconstruits.

Avranches fait en effet partie des villes sélectionnées par la Région Normandie dans le cadre de l’appel à projets lancé au printemps 2017, en direction des 19 villes normandes reconstruites, dont 16 villes moyennes. « La redynamisation des centres-villes reconstruits constitue un facteur important pour le développement et l’attractivité du territoire. C’est pourquoi, devant la qualité et l’ambition des dossiers déposés, la Région a décidé de retenir 7 villes, au lieu des 5 prévues, et d’augmenter l’enveloppe prévue à cet effet. Au total, la Région mobilisera plus de 11,3 millions d’euros, au lieu des 10 millions d’euros initialement prévus, pour accompagner les projets des villes lauréates » a déclaré Hervé Morin, Président de la Région Normandie.

Sur un montant de près de 5 millions d’euros, la Région devrait accompagner le projet de la ville d’Avranches à hauteur de plus d’1,5 million d’euros pour :

• La rénovation de l’îlot n°1, hautement symbolique car premier îlot reconstruit et situé en cœur de ville au carrefour de la place Littré, de la rue de la Constitution et de la rue du Dr Gilbert, en coopération avec les propriétaires privés (requalification des parties communes et cœurs d’îlots des immeubles en copropriété privée),

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• La réhabilitation du centre Jacques Simon, patrimoine remarquable de la reconstruction, doit y contribuer ; d’autant plus que s’y ajoutent un axe médico-social fort et une finalité d’inclusion des personnes handicapées, en lien avec les acteurs du territoire : institut médico-éducatif, centre médico-psycho-pédagogique (réhabilitation d’équipements publics emblématiques de l’architecture de la reconstruction),

• Le réaménagement de la place Carnot, lieu qui conserve la mémoire des bombardements et qui mérite un aménagement digne de sa situation privilégiée au centre de la Ville et à proximité du Jardin des plantes, .

Le passage en mairie du président Morin s’est achevé par la visite de la bibliothèque patrimoniale où nous avons pu examiner quelques beaux manuscrits médiévaux normands !

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Et, enfin, Nicolas Bellée, fondateur de la société WD bags, a pu remettre à Hervé Morin un sac estampillé Normandie 1066/1944 « made in Avranches ». Tout un symbole !

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En conclusion de cette visite, un temps d’échange a réuni une cinquantaine de maires de notre espace communautaire autour de discussions riches et variées : mobilité, économie, études supérieures ; autant de sujets qui feront l’avenir de notre territoire !