Avranches : démographie en hausse, selon l’INSEE

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Cette année, en 2021, devait avoir lieu sur notre commune le recensement de la population. Malheureusement, pour les raisons sanitaires que nous connaissons tous, ce recensement a été repoussé à une date qui n’a pas encore été communiquée.

En revanche, comme de coutume, l’INSEE a transmis ses estimations à la fin du mois de décembre dernier, celles-ci font état d’une tendance à la hausse du nombre d’habitants sur notre commune, entre 2013 et 2018.

Comment analyser ces chiffres et expliquer cette hausse démographique ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette hausse de la population. Avranches est une ville qui bouge, qui se transforme et qui bénéficie à la fois d’un positionnement géographique favorable et d’une qualité de vie très appréciable. La bonne santé de l’activité économique de notre territoire est aussi un élément déterminant. Nous savons très bien que l’emploi est le premier facteur d’attractivité d’un territoire. Le dynamisme municipal permet lui aussi d’attirer de nouveaux habitants. Les services proposés à tous les habitants, la qualité des équipements mis à disposition des usagers, l’accompagnement du tissu associatif local qui fait vivre notre territoire, la valorisation de notre patrimoine architectural et naturel, l’animation et la rénovation urbaine de l’ensemble du territoire sont autant d’actions que nous avons menées et qui constituent aujourd’hui de sérieux atouts pour la commune nouvelle d’Avranches.

En matière de logement, nous avons également conduit une politique volontaire avec le développement de l’habitat neuf sur le territoire de la commune déléguée de Saint-Martin des Champs et un travail avec Manche Habitat à l’origine de l’occupation presque totale de logements autrefois vacants sur celui de la commune historique d’Avranches.

Cela-dit les données INSEE ne permettent pas d’analyser aussi finement l’évolution de la population. L’augmentation n’est pas limitée à quelques secteurs mais elle concerne l’ensemble du territoire de la commune nouvelle. On peut toutefois expliquer une partie de cette hausse par la création d’habitats neufs sur Saint-Martin des Champs et le très fort taux d’occupation des logements de Manche Habitat qui étaient autrefois vacants.

La tendance semble bien structurelle et non conjoncturelle. La preuve de l’attractivité d’Avranches se confirme d’ailleurs dans le temps de vacance très court lorsqu’un bien est mis en vente ou en location. En effet, la demande est actuellement supérieure à l’offre disponible. On constate aussi qu’à l’intérieur du bassin de vie avranchinais, l’ensemble des communes connaissent une hausse de la population et les entreprises locales sont presque toutes en recherche de personnel.

Evidemment, la seule action municipale ne permet pas d’expliquer cette tendance sur le long terme. Comme indiqué en premier lieu, le dynamisme économique générant de l’emploi est indispensable pour maintenir notre attractivité. L’activité commerciale et associative est également très importante à Avranches. Mais, à l’échelle communale, la présence d’élus se donnant la chance et les moyens d’attirer de nouveaux habitants, comme nous le faisons, peut faire la différence dans la saine « concurrence » qui peut exister entre différents territoires. En témoignent la construction de nouveaux logements dans la commune déléguée mais aussi la rénovation urbaine et l’amélioration de l’habitat de la commune historique d’Avranches, comme le démontre actuellement le réaménagement du quartier Saint-Gervais. Une OPAH en partenariat avec la Communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie sera d’ailleurs lancée dès le début d’année 2021 pour poursuivre en ce sens.

L’attractivité d’une ville est une course de fond et non un sprint !

Écoparc de Tirepied

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Depuis maintenant quatre semaines, le dossier de la cession de l’écoparc de Tirepied a fait couler beaucoup d’encre.

Beaucoup de personnes se sont exprimées, pour de nombreuses raisons, souvent très différentes et avec des visées évidemment polémiques.

Et, sur ce sujet, j’ai fait le choix de réserver la primeur des informations fiables dont nous disposions aux élus de la communauté d’agglomération qui étaient en droit de les attendre avant qu’elles ne paraissent dans les médias locaux.

Imaginez la réaction de mes collègues si j’avais communiqué par voie de presse des informations dont ils étaient légitimement les premiers destinataires !

Bref.

Partant de ce principe que je considère comme éminemment démocratique, au cours des quatre dernières semaines, des présentations, suivies de débats, ont été faites aux membres du bureau communautaire, aux membres de la commission économie tourisme, aux membres du comité d’orientation et enfin dans des réunions de pôles territoriaux, à Saint-James, Saint-Hilaire, Mortain, Brécey et Avranches qui se sont achevées jeudi dernier.

Ce cycle de réunion mené tambour battant, va se conclure par une ultime réunion plénière qui se tiendra en amont de notre conseil communautaire ordinaire de ce mardi 24 septembre, afin de transmettre toutes les données utiles, une dernière fois, et nourrir nos débats.

Pour information, et pour répondre à l’inquiétude du journaliste de Ouest-France et qui fait référence au code général des collectivités territoriales (cf. lien numérique ci-joint : https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/avranches-conseil-d-agglo-ecoparc-en-l-absence-de-la-presse-6529515), nous organisons régulièrement ce type de réunion plénière on ne peut plus légale pour traiter divers sujets.

Pour conclure ce petit billet, je rappelle que la communauté d’agglomération a été très prudente dans sa communication, sans pour autant refuser de répondre régulièrement aux questions posées par la presse, du fait de la corrélation, immédiatement établie dès la fin août, entre le dossier de cession écoparc et la situation délicate de la société Remade ; cette situation nécessitait d’avoir les idées claires sur la réalité propre à chacun des deux sujets afin de ne pas perturber la mission de ceux qui travaillent au maintien des emplois qui doit demeurer LA priorité pour nous tous.

Force est de constater que le temps de la gestion sereine des dossiers est incompatible avec les trépidations médiatiques autour de sujets comme ceux-ci. C’est très regrettable, car dans ce type de tourmente la « casse » est humainement terrible…

Ce « feuilleton médiatique » savamment mené a été particulièrement éprouvant pour beaucoup et notamment pour les services de la communauté d’agglomération qui ont, au cœur de la tempête, su répondre aux attaques, aux rumeurs et aux contre-vérités de manière très professionnelle. Je les remercie ici vivement.

Suite au conseil communautaire de ce mardi, nous pourrons donc communiquer au grand public, de manière précise, chiffrée et juridique, sur le bilan de cet « héritage » hors du commun que constitue l’écoparc de Tirepied, imaginé et conçu par la communauté de commune de Brécey puis du Val de Sée, entre 2010 et 2016.

Nous pourrons ainsi évoquer son coût pour la collectivité, en termes d’investissement public et de fonctionnement depuis sa création, mais aussi ses perspectives de développement.

Partenariats territoriaux, ville, EPCI & Région Normandie

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Le lundi 4 décembre 2017, Avranches ainsi que la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie recevaient la visite d’Hervé Morin, président de la région Normandie.

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En début de matinée, en compagnie d’élus communautaires, le président Morin a visité les locaux de la société Théault, qui illustre le dynamisme du bassin économique d’Avranches. L’entreprise Théault fabrique des vans pour les éleveurs de chevaux, qui s’exportent à travers le monde, et connait une croissance remarquable du fait de savoir-faire exceptionnels. Dans un second temps, le président a rencontré une centaine de chefs d’entreprises du territoire pour évoquer avec eux les grands sujets de l’attractivite régionale, de l’emploi et de la formation.

Puis, le président Morin a été accueilli à l’occasion de la nomination d’Avranches par la Région parmi les 7 villes normandes lauréates du projet de redynamisation des centre-villes reconstruits.

Avranches fait en effet partie des villes sélectionnées par la Région Normandie dans le cadre de l’appel à projets lancé au printemps 2017, en direction des 19 villes normandes reconstruites, dont 16 villes moyennes. « La redynamisation des centres-villes reconstruits constitue un facteur important pour le développement et l’attractivité du territoire. C’est pourquoi, devant la qualité et l’ambition des dossiers déposés, la Région a décidé de retenir 7 villes, au lieu des 5 prévues, et d’augmenter l’enveloppe prévue à cet effet. Au total, la Région mobilisera plus de 11,3 millions d’euros, au lieu des 10 millions d’euros initialement prévus, pour accompagner les projets des villes lauréates » a déclaré Hervé Morin, Président de la Région Normandie.

Sur un montant de près de 5 millions d’euros, la Région devrait accompagner le projet de la ville d’Avranches à hauteur de plus d’1,5 million d’euros pour :

• La rénovation de l’îlot n°1, hautement symbolique car premier îlot reconstruit et situé en cœur de ville au carrefour de la place Littré, de la rue de la Constitution et de la rue du Dr Gilbert, en coopération avec les propriétaires privés (requalification des parties communes et cœurs d’îlots des immeubles en copropriété privée),

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• La réhabilitation du centre Jacques Simon, patrimoine remarquable de la reconstruction, doit y contribuer ; d’autant plus que s’y ajoutent un axe médico-social fort et une finalité d’inclusion des personnes handicapées, en lien avec les acteurs du territoire : institut médico-éducatif, centre médico-psycho-pédagogique (réhabilitation d’équipements publics emblématiques de l’architecture de la reconstruction),

• Le réaménagement de la place Carnot, lieu qui conserve la mémoire des bombardements et qui mérite un aménagement digne de sa situation privilégiée au centre de la Ville et à proximité du Jardin des plantes, .

Le passage en mairie du président Morin s’est achevé par la visite de la bibliothèque patrimoniale où nous avons pu examiner quelques beaux manuscrits médiévaux normands !

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Et, enfin, Nicolas Bellée, fondateur de la société WD bags, a pu remettre à Hervé Morin un sac estampillé Normandie 1066/1944 « made in Avranches ». Tout un symbole !

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En conclusion de cette visite, un temps d’échange a réuni une cinquantaine de maires de notre espace communautaire autour de discussions riches et variées : mobilité, économie, études supérieures ; autant de sujets qui feront l’avenir de notre territoire !

Le granite de l’Avranchin, entre économie et patrimoine

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Le 12 septembre 2017, dans le cadre de nos visites de terrain, au cœur du territoire communautaire, j’ai bénéficié avec Franck Esnouf, vice-président en charge du pôle territorial du Val de Sée, d’une visite de la carrière Chatel à Saint-Michel-de -Montjoie, sous la houlette de Fabrice Fréret.

Aujourd’hui, 13 hommes travaillent dans cette carrière de granite et perpétuent la tradition millénaire des carriers normands qui fournirent les matériaux nécessaires à la construction de nos monuments dont le Mont Saint-Michel est le joyau.

Ce patrimoine géologique commun à l’ensemble de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, ce granit bleu d’une qualité extraordinaire est toujours utilisé dans de nombreux projets urbains, comme à Hambye, Bréhal, Avranches, Cherbourg, Caen, etc., mais la concurrence est rude avec les roches chinoises, brésiliennes ou encore portugaises…

Se pose enfin la question délicate de la relève puisque des départ en retraite, d’ici deux ans, risquent d’être difficiles à remplacer faute de formation adaptée à la transmission des savoir-faire devenus rares…

Il nous appartient de défendre notre patrimoine et ainsi favoriser le maintien de nos emplois et de nos entreprises.

 

Carrière d’Apilly : 60 ans d’histoire

Le mardi 4 octobre 2016, avec Hervé Lainé, adjoint aux finances de la ville d’Avranches, nous avons eu l’opportunité de visiter la carrière d’Apilly, à la limite de notre territoire d’Avranches. Nous avons été guidés par Thomas Blin responsable du site qui emploie une quarantaine de personnes et qui produit un volume important de matériaux pour le groupe Pigeon TP Normandie.

L’entreprise exploite le schiste métamorphisé de la cornéenne (roche sédimentaire durcie et compressée lors de la remontée du granite il y à 560 millions d’années) pour produire les différents types de graviers et de sables indispensables aux projets d’aménagements de notre territoire. L’exploitation de cette carrière ouverte il y a plus de 60 ans est particulièrement respectueuse des prescriptions environnementales et accueille aussi le stockage des déchets inertes produits dans notre région.

Rémi James, le luxe à Saint-Laurent de Cuves

Le 8 juin 2016, à l’invitation du maire de Saint-Laurent de Cuves, Franck Esnouf, un petit groupe d’élus du sud-Manche a pu bénéficier d’une visite de l’entreprise de Rémi James, ébéniste haut de gamme, une « pépite économique » de notre future communauté de communes qui a réalisé plus de 20 millions de chiffre d’affaires en 2015.

Cette visite a permis de découvrir, de l’intérieur, le travail de cette société forte d’une centaine de salariés qui travaille à l’international sur de prestigieux chantiers d’aménagements d’hôtels, de boutiques ou de yachts.

Labellisée Entreprise du patrimoine vivant, l’entreprise de Rémi James est aussi attachée à la formation avec, notamment, l’accueil permanent de compagnons du devoir et aussi à l’innovation avec un investissement important dans le domaine de la recherche et du développement.

http://www.james.tm.fr

 

Le « Grand prix de la meule bleue » dans l’Avranchin…

Le 12 mars, en direct de Saint-Laurent de Cuves, Patrice Hamelin, grand patron du festival P2N (Papillons de nuit), l’entreprise Rémi James et le maire de la commune Franck Esnouf accueillaient les organisateurs du « Grand prix de la meule bleue ».

Le « Grand prix de la meule bleue » a vu le jour en 2014 ; cette idée farfelue et décalée a pour objectif de générer une mobilisation de centaines d’entreprises autour de la restauration d’un vélomoteur bleu en vue d’un grand rassemblement à Paris en novembre prochain.
Les retombées ? Recréer de la cohésion d’entreprise en temps de crise ; car, selon les organisateurs, malgré la morosité tout est encore possible !

Comme quoi, impossible n’est pas français !

Pour faire la promotion de cette opération, un camion « américain » réalise un tour de France à la rencontre des territoires ; il était ce soir sur notre territoire.

La page FB officielle c’est par ici :

https://www.facebook.com/grandprixmeulebleue

Des Compagnons à la mairie

Le mardi 9 février, j’ai accueilli à la mairie la dizaine de compagnons du Devoir et du Tour de France qui réside pendant plusieurs semaines au foyer des jeunes travailleurs d’Avranches.

Ces jeunes gens originaires de toute la France, arrivent de Lyon, de Provence, d’Alsace, du Poitou et même de Normandie pour parfaire leur formation professionnelle dans diverses entreprises de notre région en respectant la tradition ancestrale du compagnonnage.
Ici, l’enseignement professionnel est synonyme de rigueur, de discipline et surtout d’amour de son métier !

Je remercie ces jeunes pour la qualité de nos échanges ; merci également à Angélique Laot, Prévôt des Compagnons du Devoir à Caen, ainsi qu’à Michel Pasquet et Didier Goudal, eux-mêmes « anciens » du compagnonnage pour l’organisation de cette visite.