Brève missive à La Manche Libre

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Brève missive à La Manche Libre, vieille dame de la presse départementale,

Le 24 décembre dernier, La Manche Libre s’est émue d’avoir été comparée à l’une de ses jeunes congénères, BFM : « BFM du bocage » avait-il été dit oralement lors d’un conseil communautaire au sujet du traitement quelque peu « à charge » et polémique de l’actualité de l’abattoir de Saint-Hilaire.

Mais la vieille dame est susceptible et elle s’est rebiffée, dans ses propres colonnes, en se posant en victime d’une situation qu’elle compare à ce que la presse de Turquie endure sous le joug tyrannique du président Erdogan…

Nous serions donc les Erdogan (et peut-être Poutine ?) du bocage ?

Allons Madame, soyez raisonnable et évitez de vous fourvoyer dans te telles comparaisons qui montrent à quel point vous mesurez bien mal la situation dramatique de la presse en Turquie…Non !

Nous ne sommes pas des tyrans et nous respectons la liberté de la presse plus que tout, car elle incarne la liberté d’expression qui fonde notre pacte républicain. Toutefois lorsque nous déplorons les faiblesses, les imprécisions et le traitement partial dont nous sommes assez souvent l’objet, il nous semble bien légitime de réagir.Car, pour conclure, nous aussi nous sommes LIBRES, madame !

Libres de communiquer, libres de dire aux médias qu’ils se trompent et font preuve d’imprécisions, lorsqu’il est utile de le faire cela va sans dire.Pour le reste, libre à vous d’informer et de valoriser ce que notre territoire et ses habitants ont de plus beau à révéler.

David Nicolas & David Juquin

Images : La Manche Libre (hormis celle où figurent les véritables Poutine et Erdogan)

Journée du deuil allemand, 16 novembre 2019

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Au Mausolée de Huisnes-sur-mer

La cérémonie communément appelée journée du deuil allemand, s’est tenue comme de coutume au Mausolée de Huisnes-sur-mer. Pour beaucoup des personnes présentes ce fut un moment particulièrement important en cette année 2019, qui aura été l’année du 75e anniversaire du débarquement allié en Normandie, mais aussi de cette bataille de Normandie qui trouva son issue, ici même, au sud d’Avranches, lors de la percée devenue célèbre du Général Patton.

Une année riche en commémoration, riche en émotions, avec les ultimes témoignages des acteurs de ce deuxième conflit mondial au cours duquel soldats et civils mélangèrent leurs destins souvent tragiques.

Il y a plus d’un an, lorsque nous avions imaginé le programme de nos célébrations, ici dans le sud du département de la Manche, sur le territoire de notre communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel Normandie, nous avions souhaité les inaugurer avec le Mémorial Day qui traditionnellement est célébré à Avranches, place Patton, puis au cimetière militaire américain De Montjoie Saint-Martin ; et déjà, nous avions envisagé cette journée du 16 novembre comme la date finale de notre cycle mémoriel.

Car, s’il est des lieux emblématiques qui témoignent avec force des drames humains de cette seconde guerre mondiale en Normandie nos deux nécropoles américaine et allemande en sont sans aucun doute les plus marquants.

Cela dit, si le cimetière de Montjoie Saint-Martin demeure un lieu qui rend un hommage éclatant à nos libérateurs, ici, face au Mont-Saint-Michel, c’est un tout autre message qui nous est délivré. Un message bouleversant, qui a mon sens prend immanquablement une dimension européenne, et constitue un héritage lourd qui nous parle de guerres ancestrales d’une terrible violence, et qui opposèrent deux peuples pourtant si proches !

Le mausolée de Huisnes est un lieu d’une force symbolique extraordinaire ; placé au centre de la baie du Mont-Saint-Michel, une baie où s’exerce dans l’esprit des hommes, et depuis treize siècles, le combat mystique de l’Archange saint Michel contre le mal, cet endroit fut choisis pour recevoir les dépouilles de plus de 11.000 hommes, femmes et enfants, victimes du conflit mais aussi de ses suites politiques.

Ce lieu symbolise à lui seul toutes les souffrances du peuple européen, il témoigne de l’absurdité de ces guerres fratricides et vaines dans un lieu où la beauté et l’immensité des paysages nous conduit au recueillement et à la sérénité.

Oui, je l’affirme, ce mausolée est un lieu magnifique. Un lieu qui bouleverse, qui conduit à méditer sur le destin de l’humanité… Mais malheureusement, peut-être, un lieu trop méconnu, trop secret, qu’il nous appartient de faire connaître, de faire vivre pour que chacun d’entre nous endosse pleinement son rôle de militant de la paix, de la réconciliation et de l’amitié entre les peuples.

Amitié concrétisée en ce jour où les lycéens de la ville de Korbach nous ont fait l’honneur de leur présence. Korbach, ville allemande de la Hesse, jumelle d’Avranches depuis 1963, et avec laquelle les relations débutèrent au lendemain de la guerre, dès 1953, avec une volonté farouche d’avancer sur le chemin de la réconciliation, seulement huit ans après la fin du conflit !

Nous avons pu redire à nos amis allemands que, sans leur présence cette cérémonie n’aurait pas été aussi solennelle et aussi riche de sens ; donc, au nom de l’ensemble des autorités présentes nous avons pu les remercier du fond du cœur de leur venue en Normandie mais aussi les féliciter pour leur engagement aux côtés de leurs professeurs.
Je suis convaincu, comme j’avais eu l’occasion de leur le dire le matin même lors de leur accueil à la mairie d’Avranches, que nos échanges constituent le ciment de notre Europe, qu’ils permettent de dépasser nos altérités, et d’unifier nos actions en faveur de la paix.

Cette année est aussi particulière puisque nous célébrons le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin et de l’effacement de ce rideau de fer qui scinda l’Europe pendant de trop longues années. Et mes mots n’auraient sans doute pas la même sincérité si à l’occasion des échanges scolaires auxquels je pu participer en 1988 et 1989, avec Korbach, nous n’avions pu éprouver physiquement l’absurdité de cette frontière à laquelle nous rendions visite avec nos professeurs pour bien comprendre la nature des cicatrices du passé ; cicatrice physique et culturelle, comme une véritable balafre le fil de fer barbelé au centre de l’Europe, mais aussi cicatrice psychologique dont nous sommes tous imprégnés.

Et d’une manière certaine, le mausolée de Huisnes où nous célébrons cette journée du deuil allemand en votre compagnie est aussi une cicatrice, la cicatrice de la bataille de Normandie, de la libération du nord-ouest de la France et de notre drame européen que nous nous évertuons, année après année, décennie après décennie, à commuer en message d’espoir à l’intention des générations futures.

Pour conclure il convient de remercier l’ensemble des personnes qui s’impliquent dans ce projet, qui au-delà de sa dimension patrimoniale et mémorielle, possède une dimension éminemment éducative, au sens plein du terme.
Permettez moi de citer plus particulièrement le pasteur Pierre Rapp, Frédéric Besnier, madame Sonia Quiviger, Olivier Bayard, Philippe Breton et l’ensemble des enseignants des collèges et Lycées d’Avranches et de sa région qui se sont mobilisés cette année, les écoles de musique de la communauté d’agglomération autour de Jean-Christophe Police, et Alain-Gilles Chaussat chargé de mission du projet Pays d’Art et d’Histoire de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel Normandie.

Vive la France, vive l’Allemagne, vive la réconciliation entre nos peuples,

Et, plus que jamais, vive l’Europe !

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La cérémonie en présence de Monsieur le ministre plénipotentiaire de l’ambassade d’Allemagne à Paris,
Monsieur le préfet de la Manche,
Monsieur le Sénateur Jean Bizet
Monsieur le conseillé départemental, représentant du président Lefèvre, maire de Pontorson, André Denot
Monsieur le maire de Huisnes-sur-Mer, Yann Rabasté
Mesdames et messieurs les maires et élus du Sud-Manche
Monsieur le chef d’escadron de la compagnie de gendarmerie, commandant Van Blitz
Messieurs les représentants des cultes,
Monsieur le directeur du mausolée de Huisnes sur Mer,
Monsieur l’intendant du cimetière américain de Montjoie Saint-Martin,
Messieurs les représentants des associations patriotiques
Messieurs les anciens combattants, mesdames et messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et messieurs les enseignants,
Les enfants des écoles du Sud-Manche et les lycéens de Korbach

Écoparc de Tirepied

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Depuis maintenant quatre semaines, le dossier de la cession de l’écoparc de Tirepied a fait couler beaucoup d’encre.

Beaucoup de personnes se sont exprimées, pour de nombreuses raisons, souvent très différentes et avec des visées évidemment polémiques.

Et, sur ce sujet, j’ai fait le choix de réserver la primeur des informations fiables dont nous disposions aux élus de la communauté d’agglomération qui étaient en droit de les attendre avant qu’elles ne paraissent dans les médias locaux.

Imaginez la réaction de mes collègues si j’avais communiqué par voie de presse des informations dont ils étaient légitimement les premiers destinataires !

Bref.

Partant de ce principe que je considère comme éminemment démocratique, au cours des quatre dernières semaines, des présentations, suivies de débats, ont été faites aux membres du bureau communautaire, aux membres de la commission économie tourisme, aux membres du comité d’orientation et enfin dans des réunions de pôles territoriaux, à Saint-James, Saint-Hilaire, Mortain, Brécey et Avranches qui se sont achevées jeudi dernier.

Ce cycle de réunion mené tambour battant, va se conclure par une ultime réunion plénière qui se tiendra en amont de notre conseil communautaire ordinaire de ce mardi 24 septembre, afin de transmettre toutes les données utiles, une dernière fois, et nourrir nos débats.

Pour information, et pour répondre à l’inquiétude du journaliste de Ouest-France et qui fait référence au code général des collectivités territoriales (cf. lien numérique ci-joint : https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/avranches-conseil-d-agglo-ecoparc-en-l-absence-de-la-presse-6529515), nous organisons régulièrement ce type de réunion plénière on ne peut plus légale pour traiter divers sujets.

Pour conclure ce petit billet, je rappelle que la communauté d’agglomération a été très prudente dans sa communication, sans pour autant refuser de répondre régulièrement aux questions posées par la presse, du fait de la corrélation, immédiatement établie dès la fin août, entre le dossier de cession écoparc et la situation délicate de la société Remade ; cette situation nécessitait d’avoir les idées claires sur la réalité propre à chacun des deux sujets afin de ne pas perturber la mission de ceux qui travaillent au maintien des emplois qui doit demeurer LA priorité pour nous tous.

Force est de constater que le temps de la gestion sereine des dossiers est incompatible avec les trépidations médiatiques autour de sujets comme ceux-ci. C’est très regrettable, car dans ce type de tourmente la « casse » est humainement terrible…

Ce « feuilleton médiatique » savamment mené a été particulièrement éprouvant pour beaucoup et notamment pour les services de la communauté d’agglomération qui ont, au cœur de la tempête, su répondre aux attaques, aux rumeurs et aux contre-vérités de manière très professionnelle. Je les remercie ici vivement.

Suite au conseil communautaire de ce mardi, nous pourrons donc communiquer au grand public, de manière précise, chiffrée et juridique, sur le bilan de cet « héritage » hors du commun que constitue l’écoparc de Tirepied, imaginé et conçu par la communauté de commune de Brécey puis du Val de Sée, entre 2010 et 2016.

Nous pourrons ainsi évoquer son coût pour la collectivité, en termes d’investissement public et de fonctionnement depuis sa création, mais aussi ses perspectives de développement.

EPIC du Mont Saint-Michel : fédérer les énergies !

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Aujourd’hui, jeudi 14 mars 2019, presque deux ans après la décision prise par Bernard Cazeneuve, son successeur, le premier ministre Édouard Philippe, est venu lancer officiellement la création de l’établissement public industriel et commercial (EPIC) du Mont Saint-Michel.

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Nous sommes nombreux à attendre depuis plusieurs mois cette évolution positive dans la gestion de ce site touristique international emblématique de Normandie.
À l’occasion de la table ronde organisée ce matin, j’ai pu rappeler à quel point le Mont-Saint-Michel était un lieu de convergences ; convergence des cultures, carrefour de civilisations, Patrimoine mondial de l’humanité.
Un site où le génie humain a su innover au fil des siècles dans les domaines de l’art et de l’architecture, mais aussi de l’aménagement du territoire !

53283545_2347487015485745_8674783277250248704_nLe Mont c’est aussi un lieu où s’expriment des valeurs humaines fortes : un lieu où l’homme se surpasse face aux contraintes du temps, des éléments et des aléas de l’histoire…

La nouvelle page qui s’ouvre dans l’histoire de ce site remarquable est une invitation à relever un nouveau défi, celui de l’entente entre les nombreux acteurs qui font vivre le site tant bien que mal mais malheureusement en ordre dispersé.
Nous allons devoir fédérer nos énergies de façon à faire fructifier nos spécificités respectives, entre collectivités territoriales, opérateurs privés et services de l’État.

J’ai beaucoup insisté sur la nécessité de renouer les liens multiséculaires entre la merveille de l’Occident et le territoire qui l’a fait grandir, de Cancale à Granville en passant par Avranches !
Le Mont-Saint-Michel est bien entendu un phare connu à travers le monde mais il doit aussi redevenir un lieu familier pour les habitants de la Baie.

Monsieur Christophe Beaux été nommé par le premier ministre pour organiser le futur ÉPIC qui devra voir le jour au 1er janvier 2020. Nous lui avons souhaité la bienvenue et l’avons assuré de notre total soutien dans sa mission.

 

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Une démocratie « brouillonne » ?

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Suite au conseil communautaire du 11 décembre dernier, le journal Ouest-France a produit un article précisant que « la réunion du conseil de communauté d’agglo Mont-Saint-Michel-Normandie a mis au jour les difficultés que cette collectivité peut rencontrer dans son fonctionnement. » titrant ainsi :

Mont-Saint-Michel-Normandie. Un conseil d’agglo parfois « brouillon »…

https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/mont-saint-michel-normandie-un-conseil-d-agglo-parfois-brouillon-6126235

 

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Après la parution de cet article, à ma demande, le service communication de la communauté d’agglomération a réclamé un droit de réponse auprès de la rédaction de Ouest-France afin de revenir sur le fonctionnement démocratique de nos institutions de manière a atténuer le point de vue quelque peu péjoratif et réducteur exprimé par ledit article.

Malheureusement, le journal n’a pas souhaité faire paraître ce droit de réponse qu’il me semble utile de livrer ici.

 

Retour sur le conseil communautaire du 11 décembre 2018

 Vous faites état dans les colonnes de votre édition datée du 13 décembre 2018 d’un conseil communautaire « brouillon ». À la lecture de cet article, la question suivante nous viens à l’esprit : un sujet permettant échanges et débats est-il, par nature : « brouillon » ?

Non, le fonctionnement du conseil communautaire de notre communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie ne se limite pas à une approbation de délibérations sans amendement.

Oui, la réflexion, l’échange, le débat, parfois virulent, prend du temps. Mais l’exercice démocratique local ne mérite-t-il pas que l’on lui consacre trois heures de débats tous les deux mois ?

Oui, la parole libre, la confrontation de point de vue, parfois diamétralement opposés, prend du temps. Mais n’est-ce pas là le fondement de notre démocratie ?

Vous estimez également mettre à jour, je vous cite « les difficultés que cette collectivité peut rencontrer dans son fonctionnement. ».

Laissez-nous vous présenter le chemin emprunté par une délibération avant d’arriver devant notre conseil communautaire.

À titre d’exemple, la délibération portant sur l’intérêt communautaire, sujet « brouillon » selon-vous, a tout d’abord fait l’objet d’un courrier transmis à l’ensemble des conseils municipaux de nos 97 communes. En fonction des thématiques, ce sujet a ensuite été évoqué au sein des commissions tourisme et action sociale régulièrement réunies, en journée comme en soirée, en fonction des obligations calendaires. Cette question a ensuite été présentée aux vice-président(-e)s réuni(e)s chaque mercredi matin au sein du comité d’orientation, puis à l’ensemble des élu(e)s communautaires au sein des cinq réunions des pôles territoriaux.

Le fruit de ces débats successifs et de ce long travail de préparation et de concertation a permis la rédaction d’une note de présentation et d’un projet de délibération envoyés à l’ensemble des conseillers communautaires cinq jours avant la séance. L’ensemble des comptes rendus des différentes commissions citées sont disponibles, je vous invite à nous en faire la demande.

Il me parait enfin également important de rappeler que la participation et l’engagement des élu(e)s communautaires ne diminue pas, plus de 120 d’entre eux étant à nouveau présents à l’occasion de ce rendez-vous, preuve de la bonne santé démocratique de notre collectivité.

Franck ESNOUF

Vice-président en charge de la communication et du pôle territorial du Val de Sée

David NICOLAS

Président de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie

 

En guise d’épilogue, je souhaiterais dire ceci :

Contrairement à ce que laisse à penser cet article, nous avançons, à notre rythme. Nous franchissons des obstacles imposés par la loi, les uns après les autres, méthodiquement. Ce qui peut apparaître pour certain comme des « difficultés » ne sont en fait que des étapes qu’il nous faut respecter ; c’était le cas de cette délibération portant sur la mise à jour réglementaire de nos statuts. La démocratie n’est pas une chose simple dans ses applications diverses. Les visions simplistes sont le lit du populisme.

Aujourd’hui ce type d’évaluation du caractère « brouillon » de nos instances démocratiques est tout à fait ravageur. Il concoure simplement à décrédibiliser et dévaluer le travail qui peut être fait par nos collectivités, voire, et c’est encore plus grave !, à démobiliser les élus les plus impliqués.

Ainsi nous alimentons un discours populiste autour des élus qui sont soit « tous pourris » ou bien « tous incompétents ». J’ai eu l’occasion de dire à plusieurs journalistes, que nous sommes en train de scier gentiment la branche sur laquelle nous sommes tous assis. L’avenir politique de notre pays nous réserve sans aucun doute quelques lendemains qui déchantent.

Enfin, pour conclure, je réaffirme mon attachement profondément républicain à la liberté de la Presse, liberté qui doit permettre a tout un chacun de pouvoir exprimer, dans le cadre d’un débat serein, un avis contradictoire.

Partenariat touristique & culturel européen, sur les chemins de saint Michel

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Dans le cadre des projets de développement de l’attractivité touristique et culturelle de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, une petite délégation composée d’Hervé Hervé Bierjon, directeur de l’office de tourisme, et d’Alain-Gilles Chaussat, chargé de mission Pays d’art & d’histoire, avait répondu à l’invitation de Pierpaolo d’Arienzo, maire de Monte Sant’ Angelo, et de son conseil municipal, pour une première rencontre à l’occasion de la fête de saint Michel, vendredi 28 et samedi 29 septembre.

C’est dans ce sanctuaire italien des Pouilles que l’éveque d’Avranches Aubert avait envoyé en l’an 708 deux chanoines de la cathédrale afin de rapporter des reliques de l’archange nécessaires à la consécration du Mont Saint-Michel.

Avec nos homologues Italiens nous partageons la volonté de porter au niveau européen la reconnaissance des chemins de saint Michel qui, du monde britannique au Moyen Orient, ont constitué des voies de communication primordiales sur les plans économique, culturel et spirituel.

Ces premiers échanges de travail ont permis de confirmer notre volonté commune d’installer un partenariat durable entre nos deux territoires, tous deux patrimoines mondiaux de l’UNESCO, avec la signature d’un pacte d’amitié prévu au printemps de l’année prochaine.

L’ambition à moyen terme est d’encourager les pratiques touristiques itinérantes sur ces chemins michaéliques, à l’instar des chemins de saint Jacques.
Il s’agit également de mieux faire connaître l’histoire des Normands d’Italie du sud qui jetèrent, il y a un millénaire, les bases d’une culture originale au carrefour de l’Orient et de l’Occident.

Dans le cadre des projets de développement de l’attractivité touristique et culturelle de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, une petite délégation composée d’Hervé Hervé Bierjon, directeur de l’office de tourisme, et d’Alain-Gilles Chaussat, chargé de mission Pays d’art & d’histoire, avait répondu à l’invitation de Pierpaolo d’Arienzo, maire de Monte Sant’ Angelo, et de son conseil municipal, pour une première rencontre à l’occasion de la fête de saint Michel, vendredi 28 et samedi 29 septembre.

C’est dans ce sanctuaire italien des Pouilles que l’éveque d’Avranches Aubert avait envoyé en l’an 708 deux chanoines de la cathédrale afin de rapporter des reliques de l’archange nécessaires à la consécration du Mont Saint-Michel.

Avec nos homologues Italiens nous partageons la volonté de porter au niveau européen la reconnaissance des chemins de saint Michel qui, du monde britannique au Moyen Orient, ont constitué des voies de communication primordiales sur les plans économique, culturel et spirituel.

Ces premiers échanges de travail ont permis de confirmer notre volonté commune d’installer un partenariat durable entre nos deux territoires, tous deux patrimoines mondiaux de l’UNESCO, avec la signature d’un pacte d’amitié prévu au printemps de l’année prochaine.

L’ambition à moyen terme est d’encourager les pratiques touristiques itinérantes sur ces chemins michaéliques, à l’instar des chemins de saint Jacques.
Il s’agit également de mieux faire connaître l’histoire des Normands d’Italie du sud qui jetèrent, il y a un millénaire, les bases d’une culture originale au carrefour de l’Orient et de l’Occident.

Lieu de mémoire, patrimoine mondial & tourisme

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Le 14 septembre 2017, le temps d’une photo, à Courseulles (14), sur le site historique de Juno beach, où débarquèrent les troupes canadiennes du D-Day, Hervé Morin, président de la région Normandie a officiellement lancé la candidature pour l’obtention du label « patrimoine mondial de l’UNESCO » des plages du débarquement allié du 6 juin 1944.

Invité afin de représenter la Ville d’Avranches et ainsi manifester notre intérêt pour cette démarche mémorielle, je me suis rendu à cette manifestation comme de nombreux confrères maires afin de dire que notre ville mais aussi toute la communauté d’agglomération  Mont Saint-Michel Normandie #montsaintmichelnormandie adhèrent à ce projet ambitieux.

La percée d’Avranches, la contre-attaque de Mortain, faits historiques majeurs de la bataille de Normandie, les cimetières militaires de Montjoie-Saint-Martin et de Huisnes sur Mer, sont des éléments qui concourent à nous placer dans le sillage de notre région qui garde vivante la mémoire de cette histoire désormais inscrite dans les gènes des Normands.

 

Le granite de l’Avranchin, entre économie et patrimoine

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Le 12 septembre 2017, dans le cadre de nos visites de terrain, au cœur du territoire communautaire, j’ai bénéficié avec Franck Esnouf, vice-président en charge du pôle territorial du Val de Sée, d’une visite de la carrière Chatel à Saint-Michel-de -Montjoie, sous la houlette de Fabrice Fréret.

Aujourd’hui, 13 hommes travaillent dans cette carrière de granite et perpétuent la tradition millénaire des carriers normands qui fournirent les matériaux nécessaires à la construction de nos monuments dont le Mont Saint-Michel est le joyau.

Ce patrimoine géologique commun à l’ensemble de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, ce granit bleu d’une qualité extraordinaire est toujours utilisé dans de nombreux projets urbains, comme à Hambye, Bréhal, Avranches, Cherbourg, Caen, etc., mais la concurrence est rude avec les roches chinoises, brésiliennes ou encore portugaises…

Se pose enfin la question délicate de la relève puisque des départ en retraite, d’ici deux ans, risquent d’être difficiles à remplacer faute de formation adaptée à la transmission des savoir-faire devenus rares…

Il nous appartient de défendre notre patrimoine et ainsi favoriser le maintien de nos emplois et de nos entreprises.

 

Vers un EPIC national Mont Saint-Michel

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Jeudi 20 avril 2017, en tant que président de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie, et en compagnie de Gilbert Badiou, d’Érick Goupil, de Jean Pierre Carnet et de Vincent Bichon, (vice présidents de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie), de Yan Galton et d’Alexis Sanson (maires des communes du Mont-Saint-Michel et de Beauvoir) et une délégation d’élus normands et bretons, comprenant notamment Hervé Morin, le président de la région Normandie, et Philippe Bas, le président du département de la Manche, j’ai répondu à l’invitation du premier ministre Bernard Cazeneuve, à l’hôtel de Matignon, afin d’évoquer la future gouvernance du site du Mont Saint-Michel. 

Le premier ministre a validé la proposition d’un EPIC (Établissement Public à caractère Industriel et Commercial) national qui fera la part belle à la concertation entre les collectivités locales, le Centre des Monuments Nationaux et l’État.

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Communiqué de presse :

Une nouvelle ambition pour le Mont-Saint-Michel – Déclaration commune du Premier ministre et des élus de la baie du Mont-Saint-Michel

Le Mont-Saint-Michel est une composante exceptionnelle du patrimoine mondial. Parmi les sites les plus fréquentés et les plus renommés, il contribue au rayonnement de la France. Le rétablissement de son caractère maritime a ouvert une nouvelle étape de son histoire. Ce grand projet, rendu possible par un partenariat sans précédent entre l’Etat, les collectivités normandes, bretonnes et l’Europe, est un succès incontestable et une fierté pour tous ceux qui l’ont rendu possible.

Face à une évolution des pratiques touristiques et au risque d’érosion du pouvoir d’attraction du site, ces nouvelles infrastructures doivent servir un projet ambitieux pour le Mont-Saint-Michel et sa baie.
C’est à la préparation de ce projet que doivent maintenant s’atteler l’Etat et les collectivités. Cette ambition doit être portée par un projet de développement durable et global : les enjeux patrimoniaux, culturels, touristiques, environnementaux et économiques sont immenses.

Plusieurs initiatives ont permis d’engager une nouvelle dynamique, et notamment le « contrat de destination » signé entre l’Etat, Atout France et les régions Normandie et Bretagne et les travaux engagés par l’InterScot dans le cadre du projet de territoire à l’échelle de la baie.

Une nouvelle organisation des pouvoirs publics et une initiative forte de l’Etat sera nécessaire pour porter une nouvelle ambition pour le site du Mont Saint-Michel, en cohérence avec ces démarches conduites dans les territoires à l’échelle de la baie.

Chacun reconnait la complexité du cadre d’intervention sur le Mont-Saint-Michel, qui concentre avec une rare densité un grand nombre d’autorités publiques et d’acteurs privés jouant tous un rôle sur l’expérience du visiteur. Depuis le parc de stationnement jusqu’au Mont Saint-Michel, interviennent un syndicat mixte, deux communes, le centre des monuments nationaux, un délégataire de service public et de nombreuses initiatives privées. Ces acteurs doivent coordonner leurs interventions quand bien même leurs intérêts à court terme puissent paraître antagonistes. Sur le même espace interviennent également des normes nombreuses, dont l’exigence reflète les caractéristiques exceptionnelles du lieu mais qu’il convient de pouvoir adapter pour tenir compte également de sa spécificité.

Sur le plan économique, la dispersion des acteurs rend difficile la bonne allocation des ressources financières apportées par les deux millions de visiteurs du Mont-Saint-Michel, et a conduit à reporter sur les seules collectivités l’essentiel des charges relatives à l’accueil des visiteurs et à l’exploitation du barrage qui a redonné son insularité au Mont-Saint-Michel.

Dans ces conditions, l’initiative de l’Etat est indispensable pour élaborer, avec les acteurs locaux, cette nouvelle ambition et pour organiser une gestion intégrée des services rendus aux visiteurs et aux habitants.

S’appuyant sur les propositions figurant dans le rapport rédigé à la demande de Manuel VALLS par Philippe Belaval, président du Centre des monuments nationaux, et par Nicole Klein, préfète de région, le Premier ministre, Bernard CAZENEUVE engage, en accord avec l’ensemble des collectivités locales impliquées, la volonté de l’Etat de porter une nouvelle ambition pour le Mont-Saint-Michel.

Deux décisions sont prises :

  • Le Gouvernement engage la création d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) national du Mont-Saint-Michel, dont la mission sera de coordonner la gestion et le développement du site, depuis le stationnement et les transports jusqu’à l’Abbaye ;
  • Dans la phase de création de l’EPIC, l’Etat reprend la responsabilité de l’exploitation du barrage sur le Couesnon pour poursuivre les travaux hydrauliques et le suivi environnemental de la Baie, confirmant ainsi l’enjeu national que recouvrent ces travaux. Cette décision conduira l’Etat à apporter l’ensemble des financements nécessaires pour l’exploitation du site, pour 2017 et 2018, dans l’attente d’une décision définitive sur l’insertion de ce barrage dans le périmètre d’un futur établissement assurant la gestion et le développement du Mont Saint-Michel.

Adolphe COLRAT, Inspecteur général des Finances, ancien préfet de la Manche, est chargé d’une mission de préfiguration de ce futur EPIC. Il aura en particulier la responsabilité de rédiger les textes législatifs et réglementaires nécessaires à la création et de construire, avec les collectivités territoriales et le CMN, un nouveau modèle économique pour financer les services rendus aux visiteurs du Mont-Saint-Michel. Ce modèle devra reposer sur les recettes issues de la fréquentation du site et ne pas donner lieu à des contributions publiques d’équilibre. Dans ce cadre, l’amélioration de l’exécution de la Délégation de service public, concernant le transport et le stationnement, sera un chantier prioritaire.

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Etaient présents :

Le Premier ministre

  • M. Hervé MORIN, Président de la Région Normandie
  • M. Philippe BAS, Sénateur, Président du département de la Manche
  • Mme Anne GALLO, vice-présidente chargée du tourisme et du patrimoine, représentant M. Jean-Yves LE DRIAN, Président de la Région Bretagne,
  • M. Jean BIZET, Sénateur de la Manche
  • M. David NICOLAS-MERY, Président de la communauté d’Agglomération Mont Saint-Michel Normandie
  • M. Yann GALTON, Maire du Mont Saint-Michel
  • M. Alexis SANSON, Maire de Beauvoir
  • M. Vincent BICHON, Premier adjoint au maire, représentant M. André DENOT, Maire de Pontorson,
  • M. Gilbert BADIOU, Président du Syndicat Mixte du Pays, Maire de Saint-Hilaire-du-Harcouët
  • M. Erick GOUPIL, Inter-Scot, Maire d’Isigny-le-Buat
  • M. Claude RENOULT, Président du PETR du pays de Saint-Malo, Président de Saint-Malo agglomération et Maire de Saint-Malo,
  • M. Pierre-Yves MAHIEU, Vice-président du PETR du pays de Saint-Malo en charge de l’aménagement, Conseiller départemental, et Maire de Cancale,
  • M. Louis THEBAULT, Vice-président du PETR du pays de Saint-Malo  et Maire de Pleine-Fougères,

Pour plus d’informations : http://www.gouvernement.fr/…/9142-une-nouvelle-ambition-pou…

Agriculture, culture et tourisme normands

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Agriculture

Les lundi 27 et mardi 28 février 2017, ont été l’occasion de quitter le territoire du sud-Manche pour une « escapade parisienne » afin de participer à l’inauguration du stand de la Normandie au salon de l’agriculture.

Lors de ce moment officiel, qui a permis au élus des cinq départements normands et au président de la région d’affirmer l’attachement de la Normandie à son agriculture (avec la visite du premier ministre), de nombreux échanges ont pu se faire avec les professionnels normands des filières agricoles régionales. La crise est bien là mais la volonté de tous est manifeste pour repenser les modes de productions.

Un compte-rendu de ce moment est disponible en ligne sur le site Agri-culture.fr :

http://www.agri-culture.fr/article/agriculture-dossiers/sia-2017-le-pavillon-de-la-normandie-symbole-de-la-reunification

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Le premier ministre Bernard Cazeneuve s’accorde une halte prolongée sur le stand de la Manche au côté de Philippe Bas

L’espace dédié à l’élevage avec les plus beaux spécimens de nos races locales régionales, dont nos superbes vaches normandes ou encore notre mouton avranchin : un patrimoine remarquable

Culture

De l’agriculture à la culture, il n’y a qu’un pas ! Le lundi soir, à l’hôtel de Sully, avait lieu la présentation du projet de festival de musiques sacrées (des trois religions monothéistes) qui verra le jour cette année du 21 au 24 septembre.
Tout le sud-Manche est concerné par ce projet porté par le département de la Manche et le groupe Bayard, le centre des monuments nationaux.
La communauté de commune Granville Terre & Mer et la communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie seront partenaires de cet événement national dont la programmation a été confiée à René Martin (Directeur artistique de la folle journée de Nantes) qui proposera plus de 80 concerts répartis sur plusieurs sites remarquables des deux collectivités : Ardevon, Avranches, Carolles, Granville, Genêts, Pontorson, etc., pour s’achever en apothéose au Mont Saint-Michel !

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Henri Martin, en charge de la programmation du festival, au côté du président du Conseil Départemental Philippe Bas de Philippe Bélaval directeur du Centre des monuments nationaux, au côté des élus du sud-Manche Jean-Marie Sévin, président de Granville Terre & Mer, et Michel Caens, élu de Bréhal également vice-président culture et patrimoine du Pays de la Baie

Tourisme

Pour clore ces deux journées hors d’Avranches, j’étais le mardi 28 février à Fécamp pour assister à l’assemblée générale du « cluster » Normandie médiévale qui se tenait au Palais de la Bénédictine de Fécamp. Ce club composé de collectivités, d’associations et de professionnels du tourisme, est porté par le Conseil régional de Normandie et le Comité régional du tourisme de Normandie, représentés par Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback, maire de Fécamp, dans lequel la Ville d’Avranches mais aussi la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel Normandie tiendront une place importante.

Le cluster Normandie médiévale permettra de fédérer les sites et territoires liés à la thématique du Moyen Âge, mais aussi de coordonner et de valoriser leurs actions et manifestations. Édition d’une brochure, labellisation d’événements, création d’un site internet, publication d’un Guide du Routard et développement des relations presse, voilà quelques actions concrètes déjà en marche pour promouvoir la Normandie médiévale.

Plus d’informations sur la démarche du cluster Normandie médiévale sur le site de la Chaîne Normande :

http://www.lachainenormande.tv/Replay/informations/Le-journal-en-image/Cluster-Normandie-medievale-Y1ihdwULkw.html