Écoparc de Tirepied

Depuis maintenant quatre semaines, le dossier de la cession de l’écoparc de Tirepied a fait couler beaucoup d’encre.

Beaucoup de personnes se sont exprimées, pour de nombreuses raisons, souvent très différentes et avec des visées évidemment polémiques.

Et, sur ce sujet, j’ai fait le choix de réserver la primeur des informations fiables dont nous disposions aux élus de la communauté d’agglomération qui étaient en droit de les attendre avant qu’elles ne paraissent dans les médias locaux.

Imaginez la réaction de mes collègues si j’avais communiqué par voie de presse des informations dont ils étaient légitimement les premiers destinataires !

Bref.

Partant de ce principe que je considère comme éminemment démocratique, au cours des quatre dernières semaines, des présentations, suivies de débats, ont été faites aux membres du bureau communautaire, aux membres de la commission économie tourisme, aux membres du comité d’orientation et enfin dans des réunions de pôles territoriaux, à Saint-James, Saint-Hilaire, Mortain, Brécey et Avranches qui se sont achevées jeudi dernier.

Ce cycle de réunion mené tambour battant, va se conclure par une ultime réunion plénière qui se tiendra en amont de notre conseil communautaire ordinaire de ce mardi 24 septembre, afin de transmettre toutes les données utiles, une dernière fois, et nourrir nos débats.

Pour information, et pour répondre à l’inquiétude du journaliste de Ouest-France et qui fait référence au code général des collectivités territoriales (cf. lien numérique ci-joint : https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/avranches-conseil-d-agglo-ecoparc-en-l-absence-de-la-presse-6529515), nous organisons régulièrement ce type de réunion plénière on ne peut plus légale pour traiter divers sujets.

Pour conclure ce petit billet, je rappelle que la communauté d’agglomération a été très prudente dans sa communication, sans pour autant refuser de répondre régulièrement aux questions posées par la presse, du fait de la corrélation, immédiatement établie dès la fin août, entre le dossier de cession écoparc et la situation délicate de la société Remade ; cette situation nécessitait d’avoir les idées claires sur la réalité propre à chacun des deux sujets afin de ne pas perturber la mission de ceux qui travaillent au maintien des emplois qui doit demeurer LA priorité pour nous tous.

Force est de constater que le temps de la gestion sereine des dossiers est incompatible avec les trépidations médiatiques autour de sujets comme ceux-ci. C’est très regrettable, car dans ce type de tourmente la « casse » est humainement terrible…

Ce « feuilleton médiatique » savamment mené a été particulièrement éprouvant pour beaucoup et notamment pour les services de la communauté d’agglomération qui ont, au cœur de la tempête, su répondre aux attaques, aux rumeurs et aux contre-vérités de manière très professionnelle. Je les remercie ici vivement.

Suite au conseil communautaire de ce mardi, nous pourrons donc communiquer au grand public, de manière précise, chiffrée et juridique, sur le bilan de cet « héritage » hors du commun que constitue l’écoparc de Tirepied, imaginé et conçu par la communauté de commune de Brécey puis du Val de Sée, entre 2010 et 2016.

Nous pourrons ainsi évoquer son coût pour la collectivité, en termes d’investissement public et de fonctionnement depuis sa création, mais aussi ses perspectives de développement.

Notre-Dame de Paris, le jour d’après

Eugène Viollet Leduc

Notre-Dame, le jour d’après.
Il est des monuments qui sont des joyaux.
Universels, ils parlent à l’âme des hommes et des femmes sans que ceux-ci y prêtent attention tant cet attachement est naturel, intime et indicible. Jusqu’au jour où le drame arrive…
Ainsi en est-il des Parisiens, des Français et des millions de personnes qui, à travers le monde, sont familiers de Notre-Dame, monument symbole du génie humain, vieille dame millénaire qui traverse les époques et unit les générations depuis tant de siècles.
Alors oui, tandis que le brasier est maitrisé par les soldats du feu (et l’on imagine aisément à quel point l’engagement de ces pompiers fut intense face à la dimension exceptionnelle et émotionnelle du sinistre) et que les ruines sont encore fumantes, ce drame pourrait paraitre insurmontable !
Et pourtant ; même si la charpente médiévale est perdue à jamais, même si un mobilier important et de nombreuses oeuvres d’art sont sans doute irrémédiablement endommagés, même si les vitraux gothiques ont été en grande partie engloutis dans la fournaise, nous portons en nous la certitude qu’il sera possible de rebâtir Notre-Dame.
À bien y penser, le chantier de reconstruction de la cathédrale de Paris sera sans aucun doute, comme il le fut tout au long des siècles, le point de convergence des savoir-faire et de l’intelligence humaine. Ces années à venir seront difficiles. Il nous faudra une volonté extra-ordinaire pour aboutir. Mais il est évident que nous rebâtirons Notre-Dame et que ce gigantesque chantier mobilisera des centaines d’artisans, de compagnons, suscitera même des vocations.
Il est à souhaiter que cette épreuve sera aussi la preuve donnée à l’Homme, par les hommes et les femmes de bonne volonté, de leur capacité à surmonter les épreuves ; car si un joyau du génie humain a succombé hier dans les flammes, nous devons garder à l’esprit que l’état de dégradation de notre Terre en appelle à notre persévérance et à notre résilience, comme Notre-Dame qui devient de ce fait un symbole nouveau du devoir de l’Homme de ne jamais succomber ni renoncer dans l’adversité.
Fluctuat nec mergitur !

Les secrets des cathedrales, p 06, Construction d'une eglise a Saint-Denis (Miniature du XIIIe siecle)

EPIC du Mont Saint-Michel : fédérer les énergies !

Aujourd’hui, jeudi 14 mars 2019, presque deux ans après la décision prise par Bernard Cazeneuve, son successeur, le premier ministre Édouard Philippe, est venu lancer officiellement la création de l’établissement public industriel et commercial (EPIC) du Mont Saint-Michel.

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Nous sommes nombreux à attendre depuis plusieurs mois cette évolution positive dans la gestion de ce site touristique international emblématique de Normandie.
À l’occasion de la table ronde organisée ce matin, j’ai pu rappeler à quel point le Mont-Saint-Michel était un lieu de convergences ; convergence des cultures, carrefour de civilisations, Patrimoine mondial de l’humanité.
Un site où le génie humain a su innover au fil des siècles dans les domaines de l’art et de l’architecture, mais aussi de l’aménagement du territoire !

53283545_2347487015485745_8674783277250248704_nLe Mont c’est aussi un lieu où s’expriment des valeurs humaines fortes : un lieu où l’homme se surpasse face aux contraintes du temps, des éléments et des aléas de l’histoire…

La nouvelle page qui s’ouvre dans l’histoire de ce site remarquable est une invitation à relever un nouveau défi, celui de l’entente entre les nombreux acteurs qui font vivre le site tant bien que mal mais malheureusement en ordre dispersé.
Nous allons devoir fédérer nos énergies de façon à faire fructifier nos spécificités respectives, entre collectivités territoriales, opérateurs privés et services de l’État.

J’ai beaucoup insisté sur la nécessité de renouer les liens multiséculaires entre la merveille de l’Occident et le territoire qui l’a fait grandir, de Cancale à Granville en passant par Avranches !
Le Mont-Saint-Michel est bien entendu un phare connu à travers le monde mais il doit aussi redevenir un lieu familier pour les habitants de la Baie.

Monsieur Christophe Beaux été nommé par le premier ministre pour organiser le futur ÉPIC qui devra voir le jour au 1er janvier 2020. Nous lui avons souhaité la bienvenue et l’avons assuré de notre total soutien dans sa mission.

 

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Une démocratie « brouillonne » ?

Suite au conseil communautaire du 11 décembre dernier, le journal Ouest-France a produit un article précisant que « la réunion du conseil de communauté d’agglo Mont-Saint-Michel-Normandie a mis au jour les difficultés que cette collectivité peut rencontrer dans son fonctionnement. » titrant ainsi :

Mont-Saint-Michel-Normandie. Un conseil d’agglo parfois « brouillon »…

https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/mont-saint-michel-normandie-un-conseil-d-agglo-parfois-brouillon-6126235

 

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Après la parution de cet article, à ma demande, le service communication de la communauté d’agglomération a réclamé un droit de réponse auprès de la rédaction de Ouest-France afin de revenir sur le fonctionnement démocratique de nos institutions de manière a atténuer le point de vue quelque peu péjoratif et réducteur exprimé par ledit article.

Malheureusement, le journal n’a pas souhaité faire paraître ce droit de réponse qu’il me semble utile de livrer ici.

 

Retour sur le conseil communautaire du 11 décembre 2018

 Vous faites état dans les colonnes de votre édition datée du 13 décembre 2018 d’un conseil communautaire « brouillon ». À la lecture de cet article, la question suivante nous viens à l’esprit : un sujet permettant échanges et débats est-il, par nature : « brouillon » ?

Non, le fonctionnement du conseil communautaire de notre communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie ne se limite pas à une approbation de délibérations sans amendement.

Oui, la réflexion, l’échange, le débat, parfois virulent, prend du temps. Mais l’exercice démocratique local ne mérite-t-il pas que l’on lui consacre trois heures de débats tous les deux mois ?

Oui, la parole libre, la confrontation de point de vue, parfois diamétralement opposés, prend du temps. Mais n’est-ce pas là le fondement de notre démocratie ?

Vous estimez également mettre à jour, je vous cite « les difficultés que cette collectivité peut rencontrer dans son fonctionnement. ».

Laissez-nous vous présenter le chemin emprunté par une délibération avant d’arriver devant notre conseil communautaire.

À titre d’exemple, la délibération portant sur l’intérêt communautaire, sujet « brouillon » selon-vous, a tout d’abord fait l’objet d’un courrier transmis à l’ensemble des conseils municipaux de nos 97 communes. En fonction des thématiques, ce sujet a ensuite été évoqué au sein des commissions tourisme et action sociale régulièrement réunies, en journée comme en soirée, en fonction des obligations calendaires. Cette question a ensuite été présentée aux vice-président(-e)s réuni(e)s chaque mercredi matin au sein du comité d’orientation, puis à l’ensemble des élu(e)s communautaires au sein des cinq réunions des pôles territoriaux.

Le fruit de ces débats successifs et de ce long travail de préparation et de concertation a permis la rédaction d’une note de présentation et d’un projet de délibération envoyés à l’ensemble des conseillers communautaires cinq jours avant la séance. L’ensemble des comptes rendus des différentes commissions citées sont disponibles, je vous invite à nous en faire la demande.

Il me parait enfin également important de rappeler que la participation et l’engagement des élu(e)s communautaires ne diminue pas, plus de 120 d’entre eux étant à nouveau présents à l’occasion de ce rendez-vous, preuve de la bonne santé démocratique de notre collectivité.

Franck ESNOUF

Vice-président en charge de la communication et du pôle territorial du Val de Sée

David NICOLAS

Président de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie

 

En guise d’épilogue, je souhaiterais dire ceci :

Contrairement à ce que laisse à penser cet article, nous avançons, à notre rythme. Nous franchissons des obstacles imposés par la loi, les uns après les autres, méthodiquement. Ce qui peut apparaître pour certain comme des « difficultés » ne sont en fait que des étapes qu’il nous faut respecter ; c’était le cas de cette délibération portant sur la mise à jour réglementaire de nos statuts. La démocratie n’est pas une chose simple dans ses applications diverses. Les visions simplistes sont le lit du populisme.

Aujourd’hui ce type d’évaluation du caractère « brouillon » de nos instances démocratiques est tout à fait ravageur. Il concoure simplement à décrédibiliser et dévaluer le travail qui peut être fait par nos collectivités, voire, et c’est encore plus grave !, à démobiliser les élus les plus impliqués.

Ainsi nous alimentons un discours populiste autour des élus qui sont soit « tous pourris » ou bien « tous incompétents ». J’ai eu l’occasion de dire à plusieurs journalistes, que nous sommes en train de scier gentiment la branche sur laquelle nous sommes tous assis. L’avenir politique de notre pays nous réserve sans aucun doute quelques lendemains qui déchantent.

Enfin, pour conclure, je réaffirme mon attachement profondément républicain à la liberté de la Presse, liberté qui doit permettre a tout un chacun de pouvoir exprimer, dans le cadre d’un débat serein, un avis contradictoire.

Partenariat touristique & culturel européen, sur les chemins de saint Michel

Dans le cadre des projets de développement de l’attractivité touristique et culturelle de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, une petite délégation composée d’Hervé Hervé Bierjon, directeur de l’office de tourisme, et d’Alain-Gilles Chaussat, chargé de mission Pays d’art & d’histoire, avait répondu à l’invitation de Pierpaolo d’Arienzo, maire de Monte Sant’ Angelo, et de son conseil municipal, pour une première rencontre à l’occasion de la fête de saint Michel, vendredi 28 et samedi 29 septembre.

C’est dans ce sanctuaire italien des Pouilles que l’éveque d’Avranches Aubert avait envoyé en l’an 708 deux chanoines de la cathédrale afin de rapporter des reliques de l’archange nécessaires à la consécration du Mont Saint-Michel.

Avec nos homologues Italiens nous partageons la volonté de porter au niveau européen la reconnaissance des chemins de saint Michel qui, du monde britannique au Moyen Orient, ont constitué des voies de communication primordiales sur les plans économique, culturel et spirituel.

Ces premiers échanges de travail ont permis de confirmer notre volonté commune d’installer un partenariat durable entre nos deux territoires, tous deux patrimoines mondiaux de l’UNESCO, avec la signature d’un pacte d’amitié prévu au printemps de l’année prochaine.

L’ambition à moyen terme est d’encourager les pratiques touristiques itinérantes sur ces chemins michaéliques, à l’instar des chemins de saint Jacques.
Il s’agit également de mieux faire connaître l’histoire des Normands d’Italie du sud qui jetèrent, il y a un millénaire, les bases d’une culture originale au carrefour de l’Orient et de l’Occident.

Dans le cadre des projets de développement de l’attractivité touristique et culturelle de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, une petite délégation composée d’Hervé Hervé Bierjon, directeur de l’office de tourisme, et d’Alain-Gilles Chaussat, chargé de mission Pays d’art & d’histoire, avait répondu à l’invitation de Pierpaolo d’Arienzo, maire de Monte Sant’ Angelo, et de son conseil municipal, pour une première rencontre à l’occasion de la fête de saint Michel, vendredi 28 et samedi 29 septembre.

C’est dans ce sanctuaire italien des Pouilles que l’éveque d’Avranches Aubert avait envoyé en l’an 708 deux chanoines de la cathédrale afin de rapporter des reliques de l’archange nécessaires à la consécration du Mont Saint-Michel.

Avec nos homologues Italiens nous partageons la volonté de porter au niveau européen la reconnaissance des chemins de saint Michel qui, du monde britannique au Moyen Orient, ont constitué des voies de communication primordiales sur les plans économique, culturel et spirituel.

Ces premiers échanges de travail ont permis de confirmer notre volonté commune d’installer un partenariat durable entre nos deux territoires, tous deux patrimoines mondiaux de l’UNESCO, avec la signature d’un pacte d’amitié prévu au printemps de l’année prochaine.

L’ambition à moyen terme est d’encourager les pratiques touristiques itinérantes sur ces chemins michaéliques, à l’instar des chemins de saint Jacques.
Il s’agit également de mieux faire connaître l’histoire des Normands d’Italie du sud qui jetèrent, il y a un millénaire, les bases d’une culture originale au carrefour de l’Orient et de l’Occident.

Memorial Day 2018

Dimanche 28 mai matin, à Avranches, place Patton, avait lieu la traditionnelle cérémonie du Memorial Day, en hommage à tous les soldats américains tombés sur les champs de bataille des États Unis d’Amérique et à travers le Monde, de la Guerre de Sécession à nos jours.

En présence de Tim Ramier, membre de l’Association of Americans Resident Overseas, Philippe Bas et Jean Bizet, sénateurs, et Bertrand Sorre, député.

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La cérémonie s’est prolongée l’après-midi, à 16h00, au cimetière américain près de Montjoie-Saint-Martin. Elle est ouverte au public, venu nombreux.

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Au cimetière américain de Montjoie Saint-Martin, à quelques encablures de la ville de Saint-James, la très belle cérémonie franco-américaine du souvenir des victimes militaires américaines tombées en Normandie et dans l’ouest de la France lors du second conflit mondial s’est tenue sous un beau soleil.

C’est à l’issue de que s’est produite une rencontre extraordinaire avec John et Jacqueline Roman.
John est un des derniers vétérans de l’armée américaine qui débarqua en Normandie en 1944, il participa à la percée d’Avranches et fut blessé du côté de Mortain lors d’une patrouille tandis que 45 de ses camarades étaient tués lors de la tristement célèbre contre-attaque allemande ; ces 45 soldats reposent dans le cimetière normand où John revient chaque année en pèlerinage avec son épouse Jacqueline.

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Après une période de convalescence en Grande-Bretagne, John regagna la France pour participer à la bataille des Ardennes, c’est là qu’il rencontra Jacqueline à l’occasion d’un bal de campagne… Il y a 74 ans. Depuis, ils ne se sont jamais quittés.

Nous avons fait le pari de nous retrouver l’an prochain à Avranches pour le 75e anniversaire de la libération… « Finger crossed » m’ont-ils dit !

 

Une simple photo

Le 22 novembre 2017, à Paris, 1500 maires de France étaient conviés au palais de l’Élysée. Dans le cadre du 100ème congrès des maires de France, cette invitation du Président de la République fut envisagée comme le moyen d’établir un contact direct avec les maires. Sans faux semblants, ce fut une opération de séduction à coup sûr, une première à laquelle l’épouse du chef de l’État et plusieurs ministres furent associés. Le Président Macron a révélé une partie de sa personnalité en s’immergeant dans cette foule d’élus ; il aime ce contact avec les gens, les interpellations multiples, les réponses du tac-au-tac et les échanges tous azimuts même lorsqu’ils se font plus « rugueux ».

Ce soir là, chacun y est allé de ses selfies, de ses photos en tous genres, comme pour conserver la trace – la preuve même ! – de ces moments dorés, prestigieux, qui à l’évidence flattèrent les égos des provinciaux montés à la capitale.

Mais la photo que je conserverai de cette soirée est celle-ci. Le cliché d’un photographe anonyme réalisé à travers la vitre d’une fenêtre. La photo de ma musette. Un sac de toile conçu avec deux amis proches, Guénola et Nicolas. Quelle belle image ! Un simple sac de toile militaire, confectionné dans un petit atelier d’Avranches, spécialement pour le congrès des maires ; un sac  qui monta à Paris, à l’Élysée, là où brillent les « Ors de la République », comme pour dire : « la République c’est nous ! » la république c’est la province, ce sont ces anonymes qui font société et croient, quelles que soient leurs difficultés personnelles et quotidiennes, en notre démocratie française.

Ce sac « bleu blanc rouge », made in Avranches, c’est aussi le reflet de ce que je suis, profondément. Fils d’ouvriers, petit-fils de paysans, devenu maire de sa ville, mon cheminement républicain est celui d’un citoyen qui tente d’accomplir avec sincérité et humilité son mandat qui n’est rien d’autre qu’un service national, aux sens premier et noble du terme. Je revendique mon engagement de maire citoyen, bien ancré, les pieds sur terre, que les dorures ne font pas chavirer, et qui, tel le pèlerin, poursuit son chemin d’homme avec sa musette en bandoulière, emplie d’espoirs.

 

Partenariats territoriaux, ville, EPCI & Région Normandie

Le lundi 4 décembre 2017, Avranches ainsi que la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie recevaient la visite d’Hervé Morin, président de la région Normandie.

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En début de matinée, en compagnie d’élus communautaires, le président Morin a visité les locaux de la société Théault, qui illustre le dynamisme du bassin économique d’Avranches. L’entreprise Théault fabrique des vans pour les éleveurs de chevaux, qui s’exportent à travers le monde, et connait une croissance remarquable du fait de savoir-faire exceptionnels. Dans un second temps, le président a rencontré une centaine de chefs d’entreprises du territoire pour évoquer avec eux les grands sujets de l’attractivite régionale, de l’emploi et de la formation.

Puis, le président Morin a été accueilli à l’occasion de la nomination d’Avranches par la Région parmi les 7 villes normandes lauréates du projet de redynamisation des centre-villes reconstruits.

Avranches fait en effet partie des villes sélectionnées par la Région Normandie dans le cadre de l’appel à projets lancé au printemps 2017, en direction des 19 villes normandes reconstruites, dont 16 villes moyennes. « La redynamisation des centres-villes reconstruits constitue un facteur important pour le développement et l’attractivité du territoire. C’est pourquoi, devant la qualité et l’ambition des dossiers déposés, la Région a décidé de retenir 7 villes, au lieu des 5 prévues, et d’augmenter l’enveloppe prévue à cet effet. Au total, la Région mobilisera plus de 11,3 millions d’euros, au lieu des 10 millions d’euros initialement prévus, pour accompagner les projets des villes lauréates » a déclaré Hervé Morin, Président de la Région Normandie.

Sur un montant de près de 5 millions d’euros, la Région devrait accompagner le projet de la ville d’Avranches à hauteur de plus d’1,5 million d’euros pour :

• La rénovation de l’îlot n°1, hautement symbolique car premier îlot reconstruit et situé en cœur de ville au carrefour de la place Littré, de la rue de la Constitution et de la rue du Dr Gilbert, en coopération avec les propriétaires privés (requalification des parties communes et cœurs d’îlots des immeubles en copropriété privée),

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• La réhabilitation du centre Jacques Simon, patrimoine remarquable de la reconstruction, doit y contribuer ; d’autant plus que s’y ajoutent un axe médico-social fort et une finalité d’inclusion des personnes handicapées, en lien avec les acteurs du territoire : institut médico-éducatif, centre médico-psycho-pédagogique (réhabilitation d’équipements publics emblématiques de l’architecture de la reconstruction),

• Le réaménagement de la place Carnot, lieu qui conserve la mémoire des bombardements et qui mérite un aménagement digne de sa situation privilégiée au centre de la Ville et à proximité du Jardin des plantes, .

Le passage en mairie du président Morin s’est achevé par la visite de la bibliothèque patrimoniale où nous avons pu examiner quelques beaux manuscrits médiévaux normands !

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Et, enfin, Nicolas Bellée, fondateur de la société WD bags, a pu remettre à Hervé Morin un sac estampillé Normandie 1066/1944 « made in Avranches ». Tout un symbole !

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En conclusion de cette visite, un temps d’échange a réuni une cinquantaine de maires de notre espace communautaire autour de discussions riches et variées : mobilité, économie, études supérieures ; autant de sujets qui feront l’avenir de notre territoire !

Lieu de mémoire, patrimoine mondial & tourisme

Le 14 septembre 2017, le temps d’une photo, à Courseulles (14), sur le site historique de Juno beach, où débarquèrent les troupes canadiennes du D-Day, Hervé Morin, président de la région Normandie a officiellement lancé la candidature pour l’obtention du label « patrimoine mondial de l’UNESCO » des plages du débarquement allié du 6 juin 1944.

Invité afin de représenter la Ville d’Avranches et ainsi manifester notre intérêt pour cette démarche mémorielle, je me suis rendu à cette manifestation comme de nombreux confrères maires afin de dire que notre ville mais aussi toute la communauté d’agglomération  Mont Saint-Michel Normandie #montsaintmichelnormandie adhèrent à ce projet ambitieux.

La percée d’Avranches, la contre-attaque de Mortain, faits historiques majeurs de la bataille de Normandie, les cimetières militaires de Montjoie-Saint-Martin et de Huisnes sur Mer, sont des éléments qui concourent à nous placer dans le sillage de notre région qui garde vivante la mémoire de cette histoire désormais inscrite dans les gènes des Normands.

 

Le granite de l’Avranchin, entre économie et patrimoine

Le 12 septembre 2017, dans le cadre de nos visites de terrain, au cœur du territoire communautaire, j’ai bénéficié avec Franck Esnouf, vice-président en charge du pôle territorial du Val de Sée, d’une visite de la carrière Chatel à Saint-Michel-de -Montjoie, sous la houlette de Fabrice Fréret.

Aujourd’hui, 13 hommes travaillent dans cette carrière de granite et perpétuent la tradition millénaire des carriers normands qui fournirent les matériaux nécessaires à la construction de nos monuments dont le Mont Saint-Michel est le joyau.

Ce patrimoine géologique commun à l’ensemble de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, ce granit bleu d’une qualité extraordinaire est toujours utilisé dans de nombreux projets urbains, comme à Hambye, Bréhal, Avranches, Cherbourg, Caen, etc., mais la concurrence est rude avec les roches chinoises, brésiliennes ou encore portugaises…

Se pose enfin la question délicate de la relève puisque des départ en retraite, d’ici deux ans, risquent d’être difficiles à remplacer faute de formation adaptée à la transmission des savoir-faire devenus rares…

Il nous appartient de défendre notre patrimoine et ainsi favoriser le maintien de nos emplois et de nos entreprises.