Notre jumelage avec Saint-Gaudens (31)

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En ce début du mois d’août, de passage en Haute-Garonne, dans les Pyrénées, nous avions organisé un temps d’échanges avec les collègues, Jean-Yves DUCLOS, maire, Joël GUILLERMIN et Evelyne RIERA, adjoints, du conseil municipal de la ville de Saint-Gaudens afin d’évoquer les perspectives de notre jumelage.

Nous avons effectué un tour complet de la commune avec les principaux projets en cours ou récemment réalisés. Nous avons beaucoup d’expériences à partager dans la gestion de nos villes, de taille égale, et jouant un rôle important au sein d’une grande intercommunalité rurale.

Nous sommes aussi revenus sur l’origine de ce jumelage issu de l’aide extraordinaire apportée en 1944 par une équipe de Saint-Gaudinois, tout juste sortis de captivité et qui décidèrent alors de venir apporter des biens de première nécessité aux habitants d’Avranches sinistrés. L’élan de générosité de ces trois hommes, par ailleurs membres de la chorale des chanteurs du Comminges, survit encore aujourd’hui à travers Michel RIBET, qui nous a reçu avec son équipe, dans son musée du circuit automobile du Comminges, et de Jean BAQUE, centenaire et témoin direct de cette belle histoire.

Depuis 2007, une association des « Amis d’Avranches » présidée par Lucette CASTEX-RASTELLI, rassemble une équipe de personnes mobilisées, avec la commune, par le développement de ces liens d’amitiés.Échanges scolaires, associatifs et sportifs, culturels… Les pistes sont nombreuses et nous auront à cœur de les explorer entre Occitanie et Normandie !

À suivre…

14 juillet 2021 – Fête nationale

Notre cérémonie patriotique s’est tenue en présence des nouveaux citoyens français ayant reçu ce jour même leur décret de naturalisation des mains de Monsieur Gilles Traimond, Sous-préfet de l’arrondissement d’Avranches.

Profitant de cette date symbolique, notre devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité a été dévoilée après sa pose sur la façade de l’Hôtel de ville.

Une rencontre

Il y a exactement une semaine, je faisais la rencontre de Samir dans les rues d’Avranches.

C’était le soir du critérium cycliste.Samir prenait des photos de la course, je me suis trouvé dans l’objectif de son appareil et nous nous sommes salués, puis avons bavardé quelques instants…

Samir était avec son frère, tous deux sont pensionnaires du CADA, ayant fui leur pays natal, la Syrie. Après cette première rencontre très brève nous sommes retrouvés à la mairie cette semaine pour un échange plus long.

Nous avons évoqué son parcours de réfugié… La guerre, les bombardements, les villes totalement détruites, les attaques au gaz avec des gamins qui meurent asphyxiés dans les bras de leurs parents. Nous en avons parlé, et surtout Samir m’a montré des vidéos qu’il a lui-même réalisé alors.

Horreur Indescriptible.

Incompréhensible même pour nous aujourd’hui, en France. Nous sommes en paix, ai-je alors pensé. Nous sommes en paix… malgré nos soucis, nos mécontentements, nos frustrations, nos colères…

Nous sommes en paix.Avant que nous nous quittions Samir m’a parlé de ses projets. Et surtout il a voulu que nous fassions cette photo devant les drapeaux français de mon bureau. Bleu, blanc, rouge. Trois couleurs et un drapeau porteur d’espoir pour tant de gens loin de chez eux.

Merci Samir.

Avranches : démographie en hausse, selon l’INSEE

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Cette année, en 2021, devait avoir lieu sur notre commune le recensement de la population. Malheureusement, pour les raisons sanitaires que nous connaissons tous, ce recensement a été repoussé à une date qui n’a pas encore été communiquée.

En revanche, comme de coutume, l’INSEE a transmis ses estimations à la fin du mois de décembre dernier, celles-ci font état d’une tendance à la hausse du nombre d’habitants sur notre commune, entre 2013 et 2018.

Comment analyser ces chiffres et expliquer cette hausse démographique ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette hausse de la population. Avranches est une ville qui bouge, qui se transforme et qui bénéficie à la fois d’un positionnement géographique favorable et d’une qualité de vie très appréciable. La bonne santé de l’activité économique de notre territoire est aussi un élément déterminant. Nous savons très bien que l’emploi est le premier facteur d’attractivité d’un territoire. Le dynamisme municipal permet lui aussi d’attirer de nouveaux habitants. Les services proposés à tous les habitants, la qualité des équipements mis à disposition des usagers, l’accompagnement du tissu associatif local qui fait vivre notre territoire, la valorisation de notre patrimoine architectural et naturel, l’animation et la rénovation urbaine de l’ensemble du territoire sont autant d’actions que nous avons menées et qui constituent aujourd’hui de sérieux atouts pour la commune nouvelle d’Avranches.

En matière de logement, nous avons également conduit une politique volontaire avec le développement de l’habitat neuf sur le territoire de la commune déléguée de Saint-Martin des Champs et un travail avec Manche Habitat à l’origine de l’occupation presque totale de logements autrefois vacants sur celui de la commune historique d’Avranches.

Cela-dit les données INSEE ne permettent pas d’analyser aussi finement l’évolution de la population. L’augmentation n’est pas limitée à quelques secteurs mais elle concerne l’ensemble du territoire de la commune nouvelle. On peut toutefois expliquer une partie de cette hausse par la création d’habitats neufs sur Saint-Martin des Champs et le très fort taux d’occupation des logements de Manche Habitat qui étaient autrefois vacants.

La tendance semble bien structurelle et non conjoncturelle. La preuve de l’attractivité d’Avranches se confirme d’ailleurs dans le temps de vacance très court lorsqu’un bien est mis en vente ou en location. En effet, la demande est actuellement supérieure à l’offre disponible. On constate aussi qu’à l’intérieur du bassin de vie avranchinais, l’ensemble des communes connaissent une hausse de la population et les entreprises locales sont presque toutes en recherche de personnel.

Evidemment, la seule action municipale ne permet pas d’expliquer cette tendance sur le long terme. Comme indiqué en premier lieu, le dynamisme économique générant de l’emploi est indispensable pour maintenir notre attractivité. L’activité commerciale et associative est également très importante à Avranches. Mais, à l’échelle communale, la présence d’élus se donnant la chance et les moyens d’attirer de nouveaux habitants, comme nous le faisons, peut faire la différence dans la saine « concurrence » qui peut exister entre différents territoires. En témoignent la construction de nouveaux logements dans la commune déléguée mais aussi la rénovation urbaine et l’amélioration de l’habitat de la commune historique d’Avranches, comme le démontre actuellement le réaménagement du quartier Saint-Gervais. Une OPAH en partenariat avec la Communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie sera d’ailleurs lancée dès le début d’année 2021 pour poursuivre en ce sens.

L’attractivité d’une ville est une course de fond et non un sprint !

Brève missive à La Manche Libre

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Brève missive à La Manche Libre, vieille dame de la presse départementale,

Le 24 décembre dernier, La Manche Libre s’est émue d’avoir été comparée à l’une de ses jeunes congénères, BFM : « BFM du bocage » avait-il été dit oralement lors d’un conseil communautaire au sujet du traitement quelque peu « à charge » et polémique de l’actualité de l’abattoir de Saint-Hilaire.

Mais la vieille dame est susceptible et elle s’est rebiffée, dans ses propres colonnes, en se posant en victime d’une situation qu’elle compare à ce que la presse de Turquie endure sous le joug tyrannique du président Erdogan…

Nous serions donc les Erdogan (et peut-être Poutine ?) du bocage ?

Allons Madame, soyez raisonnable et évitez de vous fourvoyer dans te telles comparaisons qui montrent à quel point vous mesurez bien mal la situation dramatique de la presse en Turquie…Non !

Nous ne sommes pas des tyrans et nous respectons la liberté de la presse plus que tout, car elle incarne la liberté d’expression qui fonde notre pacte républicain. Toutefois lorsque nous déplorons les faiblesses, les imprécisions et le traitement partial dont nous sommes assez souvent l’objet, il nous semble bien légitime de réagir.Car, pour conclure, nous aussi nous sommes LIBRES, madame !

Libres de communiquer, libres de dire aux médias qu’ils se trompent et font preuve d’imprécisions, lorsqu’il est utile de le faire cela va sans dire.Pour le reste, libre à vous d’informer et de valoriser ce que notre territoire et ses habitants ont de plus beau à révéler.

David Nicolas & David Juquin

Images : La Manche Libre (hormis celle où figurent les véritables Poutine et Erdogan)

Thomas Becket : de Canterbury à Avranches, 850 d’histoire !

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Le 29 décembre 2019, à Canterbury dans le Kent, en Angleterre, avait lieu le 849e anniversaire du meurtre de l’archevêque Thomas Becket dans sa cathédrale.

Invité par Justin Welby, l’actuel archevêque de Canterbury, à participer à cet événement, dont le dénouement se tint à Avranches le 21 mai 1172, avec la pénitence du roi d’Angleterre et duc de Normandie Henri II Plantagenêt, reconnu coupable d’avoir commandité le meurtre de Thomas Becket, j’ai pu mesurer l’importance de la symbolique de cet événement historique qui résonne encore aujourd’hui dans un contexte géopolitique complexe.

À l’heure du Brexit il nous appartient plus que jamais d’entretenir les liens culturels et d’amitié entre nos pays européens.

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ÉGALITÉ HOMMES FEMMES

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Le matin du 19 décembre 2019, à la sous-préfecture d’Avranches, avait lieu la signature du contrat local de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’arrondissement d’Avranches, dans le cadre du Grenelle des violences.

Cette réunion s’est tenue sous la présidence du sous-préfet Gilles TRAIMOND et du procureur de la République Cyril LACOMBE ; elle a accueilli de nombreux élus locaux communaux et départementaux ainsi que tous les services concernés par cette grande cause.

La ville d’Avranches, déjà très impliquée dans le réseau VIF (violences intra-familiales), était représentée par Martine Lorin, adjointe en charge du CCAS, qui a signé la charte au nom de la commune nouvelle d’Avranches Saint-Martin des Champs.

Les travaux ayant abouti à ce contrat local ont débuté le 27 juin dernier ; ils visent à un engagement de tous les acteurs du réseau avec la mise en œuvre d’une base de données interne au réseau, à la diffusion d’outils communs et au renforcement des points de contact en faveur des victimes.À l’échelle nationale, l’État souhaite favoriser la mobilité des victimes en créant 1000 places d’hébergement supplémentaires.Il s’agit aussi de développer la prévention : avec la prise en charge et l’accompagnement des victimes, leur écoute et leur orientation vers la police, la gendarmerie, les services sociaux, le 115, les pompiers… En augmentant l’accès au droit des victimes, tout en accentuant les efforts quant à la places des enfants dans les situations critiques.D’une manière générale, l’objectif est de densifier le maillage opérationnel en faisant connaître au public l’ensemble des 44 référents de ce réseau ; l’enjeu est de taille sur notre territoire rural où l’enclavement s’avère plus important et concoure à une plus grande difficulté à identifier les situations critiques.

 

La datation du chef de saint Aubert !

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Portant la trace d’une étonnante perforation, attribuée à l’intervention divine de l’archange saint Michel, cette relique fut redécouverte il y a 1000 ans par les moines bénédictins du Mont puis déposée à Avranches en 1791, lors de la confiscation des biens du clergé ; depuis elle est conservée et exposée à la basilique Saint-gervais d’Avranches.

Le 25 juillet 2019, à l’initiative du professeur Pierre Bouet, le laboratoire d’anthropologie de l’université de Caen avait procédé à un examen du crâne de saint Aubert, célèbre relique de l’évêque fondateur du Mont Saint-Michel au tout début du VIIIe siècle. À cette occasion, en accord avec la paroisse et le diocèse de Coutances et d’Avranches, la ville d’Avranches a engagé l’étude par un laboratoire lyonnais de quelque grammes de matière osseuse afin de procéder à une datation par carbone 14 de la relique.

Crâne trépané datant du néolithique ? Boite crânienne victime d’une tumeur bénigne ? « invention révolutionnaire » ?

Parmi toutes ces spéculations, le mardi 17 décembre, à 16h30, à la mairie d’Avranches, nous avons donc présenté le résultat de cette datation scientifique, qui détermine avec une relative précision l’époque à laquelle vécu l’individu auquel appartenait cette boîte crânienne perforée, selon la légende, par l’archange saint Michel…

La datation enfin connue…

De 662 à 770 après Jésus-Christ, voilà la fourchette de dates donnée par l’analyse par radio carbone du crâne de saint Aubert.

Une quarantaine de personnes était présente à la conférence de presse, ce soir à la mairie, pour prendre connaissance de ce résultat commenté par le professeur Pierre BOUET, grand historien normand et fin connaisseur de l’histoire du Mont Saint-Michel.

Cette datation permet d’affirmer que l’individu à qui appartenait cette boîte crânienne était bien un mérovingien contemporain de la fondation du premier sanctuaire à saint Michel, au début du huitième siècle de notre ère ; rien ne s’oppose donc à ce qu’il s’agisse bien du crâne de l’évêque d’Avranches fondateur du Mont Saint-Michel !

Pierre BOUET a pu redonner les grandes étapes de la découverte de cette relique en 1017, et après qu’elle eut été dissimulée par les chanoines qui vivaient sur le Mont depuis l’époque d’Aubert jusqu’à leur éviction par les moines bénédictin, vers 966.

La maison du partage a ouvert ses portes !

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Précédemment connu en tant que « Centre Abbé Pierre », le bâtiment de la rue des Sorbiers nécessitait d’importants travaux pour répondre aux besoins des associations de distributions de l’aide alimentaire. Afin d’améliorer l’accueil des bénéficiaires, d’offrir de meilleures conditions de distribution pour les bénévoles de l’ASACA et des Restos du Cœur mais aussi de créer un espace d’animation de vie sociale, un important chantier de rénovation s’est déroulé ces derniers mois.

Rendus possible grâce au co-financement de l’Etat, du Conseil départemental de la Manche, de la Caisse d’allocations familiales et de la commune nouvelle d’Avranches, ces travaux sont à présent terminés et les associations investissent déjà les nouveaux espaces mis à leur disposition.

Le mardi 10 décembre, ce lieu rebaptisé par les habitants « Maison du partage » a été inauguré autour d’un verre et d’une soupe de l’amitié, en présence des autorités locales, des représentants des structures œuvrant dans le champs de la solidarité et des bénévoles de l’ASACA et des Restos du Cœur.

À cette occasion, le rôle déterminant de ces associations pour établir une société plus solidaire a été salué et les bénévoles ont été chaudement remerciés pour leur dévouement, leur écoute et le réconfort qu’ils apportent au quotidien.

Allocution du 11 novembre 2019

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Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

Il y a exactement 101 ans, s’achèvent les combats sur le front occidental du premier conflit mondial ; quatre ans de guerre et de combats d’une extrême violence s’achèvent qui ont laissé une France saignée à blanc avec 1 millions 500 milles victimes sur 8 millions de morts et de blessés de cette guerre.

Depuis le 11 novembre 1919, c’était donc il y a un siècle aujourd’hui !, fut mise en œuvre l’idée d’André Maginot, ministre de la guerre, d’allumer une « flamme du souvenir » qu’un « Comité de la Flamme » a depuis la tâche de raviver tous les jours au crépuscule, sous l’Arc de triomphe et qui ne s’est ne s’est jamais éteinte depuis, même pendant l’Occupation nazie de 1940 à 1944.

Notre 11 novembre devient « fête nationale » en 1922 ; et depuis 2012, ce Jour du Souvenir, qui célèbre l’anniversaire de 1918, rend aussi hommage à tous les morts pour la France ; commémorant ainsi tous les soldats français tombés en opération sans distinction de guerre ; c’est également à ces soldats que nous rendons hommage en ce jour.

Pour la petite histoire, notre histoire locale, c’est le dimanche 9 novembre 1924 que l’on inaugure le « Monument aux enfants d’Avranches morts pour la patrie », sous la présidence du général Nollet, ministre de la guerre, mais sous la présence effective du général Passaga, son représentant. Le matin, une messe de Requiem est donnée à la basilique Saint-Gervais avec des pièces de Haendel, Mozart, Lassus…

L’après-midi, on procède à l’inauguration proprement dite du monument avec l’appel des noms des « enfants d’Avranches morts pour la patrie ». On imagine aisément qu’elle fut l’émotion des participants qui ainsi rendaient enfin un hommage public, au cœur de la ville, à leurs proches disparus sur les champs de bataille.

Depuis, notre 11 novembre est toujours bien vivant à Avranches, comme en France et nous devons nous en réjouir ; il nous appartient, année après année de faire vivre ces commémorations avec le respect de la mémoire de nos défunts et de ces soldats revenus vivants de l’enfer des champs de bataille et marqués à jamais de ce qu’ils vécurent.

Cette année 2019 est aussi l’an I de la commune nouvelle d’Avranches-Saint-Martin et nous aurons à cœur de continuer à honorer comme nous l’avons fait ce matin, nos deux monuments, selon nos traditions respectives.

Il s’agit bien de rappeler le message de ces anciens de 14-18 qui, souvent au-delà de leurs souffrances et de leurs sacrifices individuels, n’avaient qu’une ambition, qu’une obsession : transmettre pour que leurs souffrances ne se reproduisent pas, pour que « leur » guerre soit la dernière ; et je reprends ici les propos de Charles Kuentz, dernier vétéran français de l’Armée Impériale de Guillaume II, qui déclarait encore peu avant sa disparition en 2005 : « Aux générations futures, je dirais : soyez les messagers de la paix… Soyez les passeurs de la mémoire de la Grande Guerre, car cette tragédie ne devra jamais être oubliée. Sinon elle risque de recommencer ».

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Une commémoration qui en suit une autre…

Cette année nous célébrons notre 11 novembre avec une dimension particulière du fait des commémorations du 30ème anniversaire du mur de Berlin ; commémorations qui prennent placent dans un contexte européen délicat.

Le 30ème anniversaire de la chute du mur de Berlin est en effet dans tous les esprits depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et la nécessité de commémorer cet événement, de le questionner aussi, est d’autant plus grand que nous sentons bien que cette Union européenne issue de ceux conflits mondiaux est aujourd’hui sérieusement menacée. Et cet événement européen majeur qui a ouvert la voie de la réconciliation et de la fin de la guerre froide, constitue une étape importante de la construction de la paix à l’échelle de notre « vieux continent ».

Si l’historien prend la peine de synthétiser les relations européennes, l’histoire des guerres européennes et des tensions entre les États depuis la Révolution française, il nous fait prendre conscience le la brutalité des conflits qui ébranlèrent nos sociétés occidentales : guerres Napoléoniennes, de 1803 à 1815, dont on peine à imaginer l’ampleur des pertes humaines ; guerre franco-allemande de 1870-1071, avec la perte des territoires Alsacien et Lorrain ; premier et second conflits mondiaux : histoires de conquêtes vaines de soldats sacrifiés par centaines de milliers ; histoire de populations civiles déplacées, de villages et de villes rasées ; d’exactions…

Et j’aime reprendre cette citation d’un poilu, Ferdinand Gilson qui disait : « Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sang ne font plus qu’un » .

Quoi qu’il en soit, voilà notre patrimoine européen. Lourd patrimoine, lourd héritage de nos ainés, dont le dernier avatar fut la partition de l’Europe en deux parties, deux blocs…

Avec, au centre, l’Allemagne découpée par les vainqueurs et aujourd’hui réunie pour continuer à forger l’unité européenne ; unité qui, malgré le choix britannique de quitter l’Union doit rester garante de stabilité pour ses citoyens, mais aussi à l’échelle du monde où, nous le voyons bien, quotidiennement, la tectonique géopolitique ne cesse de bouleverser les équilibres établis à la fin du XXe siècle.

Car, en Europe, si l’élargissement a été un succès géopolitique pour les pays de l’Union, il n’en reste pas moins que les relations entre l’Est et l’Ouest génèrent frustrations, rivalités et malentendus. Pourtant, même si l’Europe est aujourd’hui en crise sur plusieurs sujets, il ne faut pas oublier que la chute du mur de Berlin a permis d’entériner la fin du communisme en tant que régime totalitaire.

Et nous sommes nombreux à garder en mémoire ce symbole merveilleux donné par le violoncelliste Rostropovitch qui donnait devant un public médusé un concert improvisé des Suites de Bach, assis sur une simple chaise devant un pan de mur bariolé…

C’était il y a exactement 30 ans, le matin du 11 novembre 1989.

Magnifique symbole en effet, plein d’espoir, d’un espoir qu’il nous appartient de continuer à faire vivre !

Vive la République et vive la France ! Mais aussi, plus que jamais, vive l’Europe !