Une simple photo

Le 22 novembre 2017, à Paris, 1500 maires de France étaient conviés au palais de l’Élysée. Dans le cadre du 100ème congrès des maires de France, cette invitation du Président de la République fut envisagée comme le moyen d’établir un contact direct avec les maires. Sans faux semblants, ce fut une opération de séduction à coup sûr, une première à laquelle l’épouse du chef de l’État et plusieurs ministres furent associés. Le Président Macron a révélé une partie de sa personnalité en s’immergeant dans cette foule d’élus ; il aime ce contact avec les gens, les interpellations multiples, les réponses du tac-au-tac et les échanges tous azimuts même lorsqu’ils se font plus « rugueux ».

Ce soir là, chacun y est allé de ses selfies, de ses photos en tous genres, comme pour conserver la trace – la preuve même ! – de ces moments dorés, prestigieux, qui à l’évidence flattèrent les égos des provinciaux montés à la capitale.

Mais la photo que je conserverai de cette soirée est celle-ci. Le cliché d’un photographe anonyme réalisé à travers la vitre d’une fenêtre. La photo de ma musette. Un sac de toile conçu avec deux amis proches, Guénola et Nicolas. Quelle belle image ! Un simple sac de toile militaire, confectionné dans un petit atelier d’Avranches, spécialement pour le congrès des maires ; un sac  qui monta à Paris, à l’Élysée, là où brillent les « Ors de la République », comme pour dire : « la République c’est nous ! » la république c’est la province, ce sont ces anonymes qui font société et croient, quelles que soient leurs difficultés personnelles et quotidiennes, en notre démocratie française.

Ce sac « bleu blanc rouge », made in Avranches, c’est aussi le reflet de ce que je suis, profondément. Fils d’ouvriers, petit-fils de paysans, devenu maire de sa ville, mon cheminement républicain est celui d’un citoyen qui tente d’accomplir avec sincérité et humilité son mandat qui n’est rien d’autre qu’un service national, aux sens premier et noble du terme. Je revendique mon engagement de maire citoyen, bien ancré, les pieds sur terre, que les dorures ne font pas chavirer, et qui, tel le pèlerin, poursuit son chemin d’homme avec sa musette en bandoulière, emplie d’espoirs.

 

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