Notre jumelage avec Saint-Gaudens (31)

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En ce début du mois d’août, de passage en Haute-Garonne, dans les Pyrénées, nous avions organisé un temps d’échanges avec les collègues, Jean-Yves DUCLOS, maire, Joël GUILLERMIN et Evelyne RIERA, adjoints, du conseil municipal de la ville de Saint-Gaudens afin d’évoquer les perspectives de notre jumelage.

Nous avons effectué un tour complet de la commune avec les principaux projets en cours ou récemment réalisés. Nous avons beaucoup d’expériences à partager dans la gestion de nos villes, de taille égale, et jouant un rôle important au sein d’une grande intercommunalité rurale.

Nous sommes aussi revenus sur l’origine de ce jumelage issu de l’aide extraordinaire apportée en 1944 par une équipe de Saint-Gaudinois, tout juste sortis de captivité et qui décidèrent alors de venir apporter des biens de première nécessité aux habitants d’Avranches sinistrés. L’élan de générosité de ces trois hommes, par ailleurs membres de la chorale des chanteurs du Comminges, survit encore aujourd’hui à travers Michel RIBET, qui nous a reçu avec son équipe, dans son musée du circuit automobile du Comminges, et de Jean BAQUE, centenaire et témoin direct de cette belle histoire.

Depuis 2007, une association des « Amis d’Avranches » présidée par Lucette CASTEX-RASTELLI, rassemble une équipe de personnes mobilisées, avec la commune, par le développement de ces liens d’amitiés.Échanges scolaires, associatifs et sportifs, culturels… Les pistes sont nombreuses et nous auront à cœur de les explorer entre Occitanie et Normandie !

À suivre…

Avranches : démographie en hausse, selon l’INSEE

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Cette année, en 2021, devait avoir lieu sur notre commune le recensement de la population. Malheureusement, pour les raisons sanitaires que nous connaissons tous, ce recensement a été repoussé à une date qui n’a pas encore été communiquée.

En revanche, comme de coutume, l’INSEE a transmis ses estimations à la fin du mois de décembre dernier, celles-ci font état d’une tendance à la hausse du nombre d’habitants sur notre commune, entre 2013 et 2018.

Comment analyser ces chiffres et expliquer cette hausse démographique ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette hausse de la population. Avranches est une ville qui bouge, qui se transforme et qui bénéficie à la fois d’un positionnement géographique favorable et d’une qualité de vie très appréciable. La bonne santé de l’activité économique de notre territoire est aussi un élément déterminant. Nous savons très bien que l’emploi est le premier facteur d’attractivité d’un territoire. Le dynamisme municipal permet lui aussi d’attirer de nouveaux habitants. Les services proposés à tous les habitants, la qualité des équipements mis à disposition des usagers, l’accompagnement du tissu associatif local qui fait vivre notre territoire, la valorisation de notre patrimoine architectural et naturel, l’animation et la rénovation urbaine de l’ensemble du territoire sont autant d’actions que nous avons menées et qui constituent aujourd’hui de sérieux atouts pour la commune nouvelle d’Avranches.

En matière de logement, nous avons également conduit une politique volontaire avec le développement de l’habitat neuf sur le territoire de la commune déléguée de Saint-Martin des Champs et un travail avec Manche Habitat à l’origine de l’occupation presque totale de logements autrefois vacants sur celui de la commune historique d’Avranches.

Cela-dit les données INSEE ne permettent pas d’analyser aussi finement l’évolution de la population. L’augmentation n’est pas limitée à quelques secteurs mais elle concerne l’ensemble du territoire de la commune nouvelle. On peut toutefois expliquer une partie de cette hausse par la création d’habitats neufs sur Saint-Martin des Champs et le très fort taux d’occupation des logements de Manche Habitat qui étaient autrefois vacants.

La tendance semble bien structurelle et non conjoncturelle. La preuve de l’attractivité d’Avranches se confirme d’ailleurs dans le temps de vacance très court lorsqu’un bien est mis en vente ou en location. En effet, la demande est actuellement supérieure à l’offre disponible. On constate aussi qu’à l’intérieur du bassin de vie avranchinais, l’ensemble des communes connaissent une hausse de la population et les entreprises locales sont presque toutes en recherche de personnel.

Evidemment, la seule action municipale ne permet pas d’expliquer cette tendance sur le long terme. Comme indiqué en premier lieu, le dynamisme économique générant de l’emploi est indispensable pour maintenir notre attractivité. L’activité commerciale et associative est également très importante à Avranches. Mais, à l’échelle communale, la présence d’élus se donnant la chance et les moyens d’attirer de nouveaux habitants, comme nous le faisons, peut faire la différence dans la saine « concurrence » qui peut exister entre différents territoires. En témoignent la construction de nouveaux logements dans la commune déléguée mais aussi la rénovation urbaine et l’amélioration de l’habitat de la commune historique d’Avranches, comme le démontre actuellement le réaménagement du quartier Saint-Gervais. Une OPAH en partenariat avec la Communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie sera d’ailleurs lancée dès le début d’année 2021 pour poursuivre en ce sens.

L’attractivité d’une ville est une course de fond et non un sprint !

Brève missive à La Manche Libre

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Brève missive à La Manche Libre, vieille dame de la presse départementale,

Le 24 décembre dernier, La Manche Libre s’est émue d’avoir été comparée à l’une de ses jeunes congénères, BFM : « BFM du bocage » avait-il été dit oralement lors d’un conseil communautaire au sujet du traitement quelque peu « à charge » et polémique de l’actualité de l’abattoir de Saint-Hilaire.

Mais la vieille dame est susceptible et elle s’est rebiffée, dans ses propres colonnes, en se posant en victime d’une situation qu’elle compare à ce que la presse de Turquie endure sous le joug tyrannique du président Erdogan…

Nous serions donc les Erdogan (et peut-être Poutine ?) du bocage ?

Allons Madame, soyez raisonnable et évitez de vous fourvoyer dans te telles comparaisons qui montrent à quel point vous mesurez bien mal la situation dramatique de la presse en Turquie…Non !

Nous ne sommes pas des tyrans et nous respectons la liberté de la presse plus que tout, car elle incarne la liberté d’expression qui fonde notre pacte républicain. Toutefois lorsque nous déplorons les faiblesses, les imprécisions et le traitement partial dont nous sommes assez souvent l’objet, il nous semble bien légitime de réagir.Car, pour conclure, nous aussi nous sommes LIBRES, madame !

Libres de communiquer, libres de dire aux médias qu’ils se trompent et font preuve d’imprécisions, lorsqu’il est utile de le faire cela va sans dire.Pour le reste, libre à vous d’informer et de valoriser ce que notre territoire et ses habitants ont de plus beau à révéler.

David Nicolas & David Juquin

Images : La Manche Libre (hormis celle où figurent les véritables Poutine et Erdogan)

Avranches & Saint-Martin : notre programme !

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Chers concitoyennes et concitoyens,

À quelques jours du premier tour de l’élection municipale et communautaire, nous portons à votre connaissance les grands axes de notre projet pour l’avenir de votre commune Avranches & Saint-Martin-Des-Champs.

 

Le 15 mars, vous voterez pour la liste qui vous semblera répondre le mieux à vos attentes. Être maire ou conseiller municipal n’est pas un métier; c’est une chance qui s’offre à chaque citoyen souhaitant s’engager pour sa commune et se mettre au service des habitants, quotidiennement.

Depuis 6 ans, tous les jours à votre écoute, nous avons travaillé pour donner une autre image de notre commune, embellie et dynamique !

Pour autant, ce n’est pas terminé. Ce que nous vous proposons aujourd’hui est le fruit de notre expérience et des forums participatifs de l’automne, au cours desquels vous nous avez clairement exprimé vos envies.

Comme vous et l’immense majorité des français, nous avons à coeur de relever les grands défis auxquels nous sommes collectivement confrontés : transition écologique, maintien des services publics de proximité, sécurité, solidarité et mobilité, qualité de vie, renouvellement urbain, autant de causes pour lesquelles nous serons engagés à vos côtés pour les 6 ans à venir !

Aussi, le 15 mars, renouvelez-nous votre confiance, votez Aimons Avranches & Saint-Martin !

2014-2020 : bilan d’un mandat municipal

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Chers concitoyens,

À un mois de l’élection municipale de mars 2020,
nous venons, à travers ce document, vous présenter notre bilan de mandat.

Les six années qui viennent de s’écouler ont constitué un mandat particulier, marqué par des réformes territoriales et budgétaires importantes, communales et communautaires. Dans ce contexte mouvant, nous avons eu à cœur de travailler avec vous en faveur du développement de nos belles communes d’Avranches et de Saint-Martin-des-Champs.

Aucun domaine de l’action publique n’a été oublié.
Nous avons réussi, tout en favorisant des investissements ambitieux, à maîtriser nos dépenses publiques pour désendetter la commune et réduire nos dépenses de fonctionnement.

 

 

En ce début d’année 2020, nous sommes heureux qu’Avranches et Saint-Martin des Champs bénéficient d’une belle dynamique ; notre commune est attractive et offre une qualité de vie reconnue à laquelle notre engagement municipal a largement contribué.

Sur la base de ce bilan, nous porterons un projet pour un second mandat, pour poursuivre et confirmer le renouveau de notre commune, renouveau auquel nous travaillons avec rigueur et enthousiasme !

David Nicolas, Jacques Lucas et l’équipe Avranches & Saint-Martin

 

 

Notre liste AIMONS AVRANCHES & SAINT-MARTIN ! pour les élections municipales de mars 2020

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Voici les noms et les visages de mes colistiers qui auront à coeur de porter notre projet d’avenir pour notre commune nouvelle AVRANCHES & SAINT-MARTIN !

 

David NICOLAS (46 ans), AVRANCHES

Annie PARENT (57 ans), AVRANCHES

Jacques LUCAS (69 ans), SAINT-MARTIN

Nadine CALVEZ (56 ans), AVRANCHES

Christian COSSEC (54 ans), AVRANCHES

Martine LORIN (66 ans), SAINT-MARTIN

Hervé LAINÉ (65 ans), AVRANCHES

Angélique FERREIRA (44 ans), AVRANCHES

Philippe COLLET (64 ans), SAINT-MARTIN

Valérie BUSSON (54 ans), AVRANCHES

Thierry PENNEC (59 ans), AVRANCHES

Anne-Laure TANNIER-FÉRÈS (40 ans), SAINT-MARTIN

Kentin TIERCELIN-PASQUER (26 ans), AVRANCHES

Camille PÉSCHET (31 ans), AVRANCHES

Michel GUEZET (65 ans), SAINT-MARTIN

Rina ROZIYEV (30 ans), AVRANCHES

Germain DELALANDE (31 ans), AVRANCHES

Nadia MARQUET (50 ans), SAINT-MARTIN

Roland CARO (62 ans), AVRANCHES

Françoise CATHERINE (65 ans), AVRANCHES

François SAINT-JAMES (55 ans), AVRANCHES

Fabienne MOALIC (47 ans), SAINT-MARTIN

Bertrand CLAVEAU (63 ans), SAINT-MARTIN

Catherine LUXIN (49 ans), AVRANCHES

Maurice LAINÉ (52 ans), SAINT-MARTIN

Sylvie GUICHARD (61 ans), AVRANCHES

Bernard THALAMY (54 ans), AVRANCHES

Blandine COQUELIN (60 ans), SAINT-MARTIN

Jean-Claude LAINÉ (67 ans), SAINT-MARTIN

Anne SOURDIN (62 ans), AVRANCHES

Jacques THOLON (58 ans), AVRANCHES

Stéphanie BIDET (48 ans), SAINT-MARTIN

Norbert DORRIÈRE (61 ans), SAINT-MARTIN

Odile MOREL (70 ans), AVRANCHES

Philippe TISSOT (78 ans), AVRANCHES

Aux habitants de la commune nouvelle d’Avranches Saint-Martin des Champs

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Nous voici donc déjà en 2020 !

Voilà donc six ans, bientôt, que j’occupe avec enthousiasme cette fonction hors du commun de maire d’une commune de France. Un mandat, une fonction, une « charge » comme on l’entend parfois, qui associe de multiples compétences et appelle, quotidiennement, semaine après semaine une implication totale, tant psychique que physique.

Les six années qui viennent de s’écouler furent sans aucun doute les plus riches de toute mon existence. Six années de projets, de réflexions, de rencontres, de discussions tantôt âpres, tantôt apaisées et sereines ; six années de réunions et de commissions, de conseils municipaux et communautaires, de rendez-vous avec « Vous », mes chers concitoyens, vous qui placez toute votre confiance dans votre commune, dans notre commune que j’ai humblement essayé « d’incarner » durant tout ce mandat. Oui, les fonctions de maire, dans toutes les communes de France, résident tout d’abord dans la capacité que nous avons à écouter, répondre et agir en faveur de nos concitoyens, quelques soient leurs conditions sociales, culturelles, professionnelles, quelques soient leurs attentes, leurs besoins, leurs peines ou parfois leurs colères !

En devenant maire, nous apprenons à oublier notre propre individualité ; nous devenons, d’une certaine manière, chacun d’entre « Vous ». C’est un curieux sentiment que cette empathie qui peu à peu devient une seconde nature, un autre soi. On associe trop souvent les fonctions électives à la notion de « pouvoir », pourtant, je vous l’assure, ce pouvoir, je ne l’ai jamais ressenti si ce n’est dans la capacité à agir dès qu’il était nécessaire de le faire, dans l’intérêt général.

J’ai beaucoup appris aussi sur vos existences, vos attentes, vos craintes et votre vision de l’avenir, pour vous, vos enfants et vos petits-enfants. C’est en vous écoutant que je me suis nourri pour devenir ce que je suis et forger ma vision de ce que doit être une commune comme Avranches ! C’est dans cette interaction permanente avec vous que j’ai conforté le sens de mon engagement municipal et que j’ai puisé l’énergie nécessaire afin de surmonter les épreuves les plus rudes. C’est au contact des situations individuelles les plus dramatiques comme dans vos joies les plus simples que j’ai trouvé matière à étoffer mon éthique qu’il me plait de faire rimer chaque jour un peu plus avec politique.

Nous avons une chance inouïe de vivre dans cette baie du Mont-Saint-Michel unique, dont les paysages sans cesse renouvelés nous offrent un cadre de vie exceptionnel. Et c’est ici, et à vos côtés, en parcourant quotidiennement nos rues, nos quartiers, en essayant d’améliorer notre cadre de vie auquel nous sommes tant attachés, que j’ai compris que nous devions accorder un soin particulier à ces espaces publics qui nous appartiennent collectivement !

Je compare souvent la ville à « un grand corps vivant », avec son squelette constitué de ses rues, de ses îlots d’habitations, de ses places et de ses jardins ; « un grand corps vivant » avec ses organes vitaux que sont nos commerces, nos services publics, nos écoles, nos établissements de santé, nos espaces socio-culturels, etc. ; « un grand corps vivant » avec ses flux assurés par ses habitants, que nous soyons piétons, cyclistes ou automobilistes, et qui chaque jour parcourent cette ville pour la faire vivre. Qu’un commerce ferme ici, qu’un service public déménage là, et tout un quartier peut basculer, se nécroser. C’est donc bien là le rôle du maire et du conseil municipal que de veiller au bon fonctionnement de ce grand corps vivant qu’est la commune. Aujourd’hui, votre attente est forte de voir évoluer notre monde en faveur d’un meilleur respect de notre environnement. Qu’il s’agisse d’alimentation, d’urbanisme, de mobilité, de consommation d’énergie, etc., nous devons plus que jamais être à l’écoute du « corps vivant » de notre commune et nous devons désormais être attentifs et réactifs aux enjeux de l’adaptation climatique derrière lesquels se cachent l’ensemble des paramètres indispensables au bon fonctionnement de notre société, dans les domaines sociaux, économiques, éducatifs, culturels et de la Santé.

Cela dit, le maire n’est pas seul pour relever l’ensemble de ces défis ! En effet, ces six années sont aussi celles de la constitution d’une équipe municipale très engagée qui, au fil des mois, a appris à se connaître et à travailler ensemble, à développer des méthodes, une équipe qui s’est formée pour bien maîtriser les rouages du fonctionnement d’une collectivité locale. Des rouages souvent complexes qui reposent sur des ressources humaines riches et aux métiers divers, qui sont conditionnés par des contextes budgétaires contraignants mais aussi par un cadre législatif particulièrement mouvant. Je pense par exemple aux rebondissements inattendus de ce mandat qui a vu la baisse drastique des dotations de l’État à notre collectivité, au regroupement communautaire ambitieux que nous avons dû porter à l’échelle du Sud-Manche, ou encore à notre souhait de créer la commune nouvelle avec Saint-Martin des Champs, pour davantage de coopération et d’efficacité. Les six années que nous venons de vivre, tous ensemble, nous ont permis d’éprouver, d’expérimenter cette intelligence collective qui constitue le fondement de toute société démocratique et à laquelle nous sommes particulièrement attachés.

En espérant que vous nous accordiez, au mois de mars prochain, la possibilité de poursuivre ce que nous avons entrepris avec conviction depuis six ans, je voudrais tout simplement vous dire merci ; oui, merci pour l’honneur et la confiance qui m’ont été accordés en devenant maire d’Avranches, cette ville que nous aimons tant !

Merci à mes collègues adjoints et conseillers municipaux pour leur engagement et leur soutien, merci aux équipes et aux agents de notre belle collectivité qui, quotidiennement, assurent le bon fonctionnement des services publics de la commune.

Enfin, je vous souhaite à toutes et tous une bonne année 2020, santé, sérénité et fraternité à partager avec tous ceux qui vous sont chers.

Thomas Becket : de Canterbury à Avranches, 850 d’histoire !

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Le 29 décembre 2019, à Canterbury dans le Kent, en Angleterre, avait lieu le 849e anniversaire du meurtre de l’archevêque Thomas Becket dans sa cathédrale.

Invité par Justin Welby, l’actuel archevêque de Canterbury, à participer à cet événement, dont le dénouement se tint à Avranches le 21 mai 1172, avec la pénitence du roi d’Angleterre et duc de Normandie Henri II Plantagenêt, reconnu coupable d’avoir commandité le meurtre de Thomas Becket, j’ai pu mesurer l’importance de la symbolique de cet événement historique qui résonne encore aujourd’hui dans un contexte géopolitique complexe.

À l’heure du Brexit il nous appartient plus que jamais d’entretenir les liens culturels et d’amitié entre nos pays européens.

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ÉGALITÉ HOMMES FEMMES

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Le matin du 19 décembre 2019, à la sous-préfecture d’Avranches, avait lieu la signature du contrat local de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’arrondissement d’Avranches, dans le cadre du Grenelle des violences.

Cette réunion s’est tenue sous la présidence du sous-préfet Gilles TRAIMOND et du procureur de la République Cyril LACOMBE ; elle a accueilli de nombreux élus locaux communaux et départementaux ainsi que tous les services concernés par cette grande cause.

La ville d’Avranches, déjà très impliquée dans le réseau VIF (violences intra-familiales), était représentée par Martine Lorin, adjointe en charge du CCAS, qui a signé la charte au nom de la commune nouvelle d’Avranches Saint-Martin des Champs.

Les travaux ayant abouti à ce contrat local ont débuté le 27 juin dernier ; ils visent à un engagement de tous les acteurs du réseau avec la mise en œuvre d’une base de données interne au réseau, à la diffusion d’outils communs et au renforcement des points de contact en faveur des victimes.À l’échelle nationale, l’État souhaite favoriser la mobilité des victimes en créant 1000 places d’hébergement supplémentaires.Il s’agit aussi de développer la prévention : avec la prise en charge et l’accompagnement des victimes, leur écoute et leur orientation vers la police, la gendarmerie, les services sociaux, le 115, les pompiers… En augmentant l’accès au droit des victimes, tout en accentuant les efforts quant à la places des enfants dans les situations critiques.D’une manière générale, l’objectif est de densifier le maillage opérationnel en faisant connaître au public l’ensemble des 44 référents de ce réseau ; l’enjeu est de taille sur notre territoire rural où l’enclavement s’avère plus important et concoure à une plus grande difficulté à identifier les situations critiques.

 

La datation du chef de saint Aubert !

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Portant la trace d’une étonnante perforation, attribuée à l’intervention divine de l’archange saint Michel, cette relique fut redécouverte il y a 1000 ans par les moines bénédictins du Mont puis déposée à Avranches en 1791, lors de la confiscation des biens du clergé ; depuis elle est conservée et exposée à la basilique Saint-gervais d’Avranches.

Le 25 juillet 2019, à l’initiative du professeur Pierre Bouet, le laboratoire d’anthropologie de l’université de Caen avait procédé à un examen du crâne de saint Aubert, célèbre relique de l’évêque fondateur du Mont Saint-Michel au tout début du VIIIe siècle. À cette occasion, en accord avec la paroisse et le diocèse de Coutances et d’Avranches, la ville d’Avranches a engagé l’étude par un laboratoire lyonnais de quelque grammes de matière osseuse afin de procéder à une datation par carbone 14 de la relique.

Crâne trépané datant du néolithique ? Boite crânienne victime d’une tumeur bénigne ? « invention révolutionnaire » ?

Parmi toutes ces spéculations, le mardi 17 décembre, à 16h30, à la mairie d’Avranches, nous avons donc présenté le résultat de cette datation scientifique, qui détermine avec une relative précision l’époque à laquelle vécu l’individu auquel appartenait cette boîte crânienne perforée, selon la légende, par l’archange saint Michel…

La datation enfin connue…

De 662 à 770 après Jésus-Christ, voilà la fourchette de dates donnée par l’analyse par radio carbone du crâne de saint Aubert.

Une quarantaine de personnes était présente à la conférence de presse, ce soir à la mairie, pour prendre connaissance de ce résultat commenté par le professeur Pierre BOUET, grand historien normand et fin connaisseur de l’histoire du Mont Saint-Michel.

Cette datation permet d’affirmer que l’individu à qui appartenait cette boîte crânienne était bien un mérovingien contemporain de la fondation du premier sanctuaire à saint Michel, au début du huitième siècle de notre ère ; rien ne s’oppose donc à ce qu’il s’agisse bien du crâne de l’évêque d’Avranches fondateur du Mont Saint-Michel !

Pierre BOUET a pu redonner les grandes étapes de la découverte de cette relique en 1017, et après qu’elle eut été dissimulée par les chanoines qui vivaient sur le Mont depuis l’époque d’Aubert jusqu’à leur éviction par les moines bénédictin, vers 966.

La maison du partage a ouvert ses portes !

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Précédemment connu en tant que « Centre Abbé Pierre », le bâtiment de la rue des Sorbiers nécessitait d’importants travaux pour répondre aux besoins des associations de distributions de l’aide alimentaire. Afin d’améliorer l’accueil des bénéficiaires, d’offrir de meilleures conditions de distribution pour les bénévoles de l’ASACA et des Restos du Cœur mais aussi de créer un espace d’animation de vie sociale, un important chantier de rénovation s’est déroulé ces derniers mois.

Rendus possible grâce au co-financement de l’Etat, du Conseil départemental de la Manche, de la Caisse d’allocations familiales et de la commune nouvelle d’Avranches, ces travaux sont à présent terminés et les associations investissent déjà les nouveaux espaces mis à leur disposition.

Le mardi 10 décembre, ce lieu rebaptisé par les habitants « Maison du partage » a été inauguré autour d’un verre et d’une soupe de l’amitié, en présence des autorités locales, des représentants des structures œuvrant dans le champs de la solidarité et des bénévoles de l’ASACA et des Restos du Cœur.

À cette occasion, le rôle déterminant de ces associations pour établir une société plus solidaire a été salué et les bénévoles ont été chaudement remerciés pour leur dévouement, leur écoute et le réconfort qu’ils apportent au quotidien.

Journée du deuil allemand, 16 novembre 2019

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Au Mausolée de Huisnes-sur-mer

La cérémonie communément appelée journée du deuil allemand, s’est tenue comme de coutume au Mausolée de Huisnes-sur-mer. Pour beaucoup des personnes présentes ce fut un moment particulièrement important en cette année 2019, qui aura été l’année du 75e anniversaire du débarquement allié en Normandie, mais aussi de cette bataille de Normandie qui trouva son issue, ici même, au sud d’Avranches, lors de la percée devenue célèbre du Général Patton.

Une année riche en commémoration, riche en émotions, avec les ultimes témoignages des acteurs de ce deuxième conflit mondial au cours duquel soldats et civils mélangèrent leurs destins souvent tragiques.

Il y a plus d’un an, lorsque nous avions imaginé le programme de nos célébrations, ici dans le sud du département de la Manche, sur le territoire de notre communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel Normandie, nous avions souhaité les inaugurer avec le Mémorial Day qui traditionnellement est célébré à Avranches, place Patton, puis au cimetière militaire américain De Montjoie Saint-Martin ; et déjà, nous avions envisagé cette journée du 16 novembre comme la date finale de notre cycle mémoriel.

Car, s’il est des lieux emblématiques qui témoignent avec force des drames humains de cette seconde guerre mondiale en Normandie nos deux nécropoles américaine et allemande en sont sans aucun doute les plus marquants.

Cela dit, si le cimetière de Montjoie Saint-Martin demeure un lieu qui rend un hommage éclatant à nos libérateurs, ici, face au Mont-Saint-Michel, c’est un tout autre message qui nous est délivré. Un message bouleversant, qui a mon sens prend immanquablement une dimension européenne, et constitue un héritage lourd qui nous parle de guerres ancestrales d’une terrible violence, et qui opposèrent deux peuples pourtant si proches !

Le mausolée de Huisnes est un lieu d’une force symbolique extraordinaire ; placé au centre de la baie du Mont-Saint-Michel, une baie où s’exerce dans l’esprit des hommes, et depuis treize siècles, le combat mystique de l’Archange saint Michel contre le mal, cet endroit fut choisis pour recevoir les dépouilles de plus de 11.000 hommes, femmes et enfants, victimes du conflit mais aussi de ses suites politiques.

Ce lieu symbolise à lui seul toutes les souffrances du peuple européen, il témoigne de l’absurdité de ces guerres fratricides et vaines dans un lieu où la beauté et l’immensité des paysages nous conduit au recueillement et à la sérénité.

Oui, je l’affirme, ce mausolée est un lieu magnifique. Un lieu qui bouleverse, qui conduit à méditer sur le destin de l’humanité… Mais malheureusement, peut-être, un lieu trop méconnu, trop secret, qu’il nous appartient de faire connaître, de faire vivre pour que chacun d’entre nous endosse pleinement son rôle de militant de la paix, de la réconciliation et de l’amitié entre les peuples.

Amitié concrétisée en ce jour où les lycéens de la ville de Korbach nous ont fait l’honneur de leur présence. Korbach, ville allemande de la Hesse, jumelle d’Avranches depuis 1963, et avec laquelle les relations débutèrent au lendemain de la guerre, dès 1953, avec une volonté farouche d’avancer sur le chemin de la réconciliation, seulement huit ans après la fin du conflit !

Nous avons pu redire à nos amis allemands que, sans leur présence cette cérémonie n’aurait pas été aussi solennelle et aussi riche de sens ; donc, au nom de l’ensemble des autorités présentes nous avons pu les remercier du fond du cœur de leur venue en Normandie mais aussi les féliciter pour leur engagement aux côtés de leurs professeurs.
Je suis convaincu, comme j’avais eu l’occasion de leur le dire le matin même lors de leur accueil à la mairie d’Avranches, que nos échanges constituent le ciment de notre Europe, qu’ils permettent de dépasser nos altérités, et d’unifier nos actions en faveur de la paix.

Cette année est aussi particulière puisque nous célébrons le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin et de l’effacement de ce rideau de fer qui scinda l’Europe pendant de trop longues années. Et mes mots n’auraient sans doute pas la même sincérité si à l’occasion des échanges scolaires auxquels je pu participer en 1988 et 1989, avec Korbach, nous n’avions pu éprouver physiquement l’absurdité de cette frontière à laquelle nous rendions visite avec nos professeurs pour bien comprendre la nature des cicatrices du passé ; cicatrice physique et culturelle, comme une véritable balafre le fil de fer barbelé au centre de l’Europe, mais aussi cicatrice psychologique dont nous sommes tous imprégnés.

Et d’une manière certaine, le mausolée de Huisnes où nous célébrons cette journée du deuil allemand en votre compagnie est aussi une cicatrice, la cicatrice de la bataille de Normandie, de la libération du nord-ouest de la France et de notre drame européen que nous nous évertuons, année après année, décennie après décennie, à commuer en message d’espoir à l’intention des générations futures.

Pour conclure il convient de remercier l’ensemble des personnes qui s’impliquent dans ce projet, qui au-delà de sa dimension patrimoniale et mémorielle, possède une dimension éminemment éducative, au sens plein du terme.
Permettez moi de citer plus particulièrement le pasteur Pierre Rapp, Frédéric Besnier, madame Sonia Quiviger, Olivier Bayard, Philippe Breton et l’ensemble des enseignants des collèges et Lycées d’Avranches et de sa région qui se sont mobilisés cette année, les écoles de musique de la communauté d’agglomération autour de Jean-Christophe Police, et Alain-Gilles Chaussat chargé de mission du projet Pays d’Art et d’Histoire de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel Normandie.

Vive la France, vive l’Allemagne, vive la réconciliation entre nos peuples,

Et, plus que jamais, vive l’Europe !

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La cérémonie en présence de Monsieur le ministre plénipotentiaire de l’ambassade d’Allemagne à Paris,
Monsieur le préfet de la Manche,
Monsieur le Sénateur Jean Bizet
Monsieur le conseillé départemental, représentant du président Lefèvre, maire de Pontorson, André Denot
Monsieur le maire de Huisnes-sur-Mer, Yann Rabasté
Mesdames et messieurs les maires et élus du Sud-Manche
Monsieur le chef d’escadron de la compagnie de gendarmerie, commandant Van Blitz
Messieurs les représentants des cultes,
Monsieur le directeur du mausolée de Huisnes sur Mer,
Monsieur l’intendant du cimetière américain de Montjoie Saint-Martin,
Messieurs les représentants des associations patriotiques
Messieurs les anciens combattants, mesdames et messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et messieurs les enseignants,
Les enfants des écoles du Sud-Manche et les lycéens de Korbach

Allocution du 11 novembre 2019

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Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

Il y a exactement 101 ans, s’achèvent les combats sur le front occidental du premier conflit mondial ; quatre ans de guerre et de combats d’une extrême violence s’achèvent qui ont laissé une France saignée à blanc avec 1 millions 500 milles victimes sur 8 millions de morts et de blessés de cette guerre.

Depuis le 11 novembre 1919, c’était donc il y a un siècle aujourd’hui !, fut mise en œuvre l’idée d’André Maginot, ministre de la guerre, d’allumer une « flamme du souvenir » qu’un « Comité de la Flamme » a depuis la tâche de raviver tous les jours au crépuscule, sous l’Arc de triomphe et qui ne s’est ne s’est jamais éteinte depuis, même pendant l’Occupation nazie de 1940 à 1944.

Notre 11 novembre devient « fête nationale » en 1922 ; et depuis 2012, ce Jour du Souvenir, qui célèbre l’anniversaire de 1918, rend aussi hommage à tous les morts pour la France ; commémorant ainsi tous les soldats français tombés en opération sans distinction de guerre ; c’est également à ces soldats que nous rendons hommage en ce jour.

Pour la petite histoire, notre histoire locale, c’est le dimanche 9 novembre 1924 que l’on inaugure le « Monument aux enfants d’Avranches morts pour la patrie », sous la présidence du général Nollet, ministre de la guerre, mais sous la présence effective du général Passaga, son représentant. Le matin, une messe de Requiem est donnée à la basilique Saint-Gervais avec des pièces de Haendel, Mozart, Lassus…

L’après-midi, on procède à l’inauguration proprement dite du monument avec l’appel des noms des « enfants d’Avranches morts pour la patrie ». On imagine aisément qu’elle fut l’émotion des participants qui ainsi rendaient enfin un hommage public, au cœur de la ville, à leurs proches disparus sur les champs de bataille.

Depuis, notre 11 novembre est toujours bien vivant à Avranches, comme en France et nous devons nous en réjouir ; il nous appartient, année après année de faire vivre ces commémorations avec le respect de la mémoire de nos défunts et de ces soldats revenus vivants de l’enfer des champs de bataille et marqués à jamais de ce qu’ils vécurent.

Cette année 2019 est aussi l’an I de la commune nouvelle d’Avranches-Saint-Martin et nous aurons à cœur de continuer à honorer comme nous l’avons fait ce matin, nos deux monuments, selon nos traditions respectives.

Il s’agit bien de rappeler le message de ces anciens de 14-18 qui, souvent au-delà de leurs souffrances et de leurs sacrifices individuels, n’avaient qu’une ambition, qu’une obsession : transmettre pour que leurs souffrances ne se reproduisent pas, pour que « leur » guerre soit la dernière ; et je reprends ici les propos de Charles Kuentz, dernier vétéran français de l’Armée Impériale de Guillaume II, qui déclarait encore peu avant sa disparition en 2005 : « Aux générations futures, je dirais : soyez les messagers de la paix… Soyez les passeurs de la mémoire de la Grande Guerre, car cette tragédie ne devra jamais être oubliée. Sinon elle risque de recommencer ».

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Une commémoration qui en suit une autre…

Cette année nous célébrons notre 11 novembre avec une dimension particulière du fait des commémorations du 30ème anniversaire du mur de Berlin ; commémorations qui prennent placent dans un contexte européen délicat.

Le 30ème anniversaire de la chute du mur de Berlin est en effet dans tous les esprits depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et la nécessité de commémorer cet événement, de le questionner aussi, est d’autant plus grand que nous sentons bien que cette Union européenne issue de ceux conflits mondiaux est aujourd’hui sérieusement menacée. Et cet événement européen majeur qui a ouvert la voie de la réconciliation et de la fin de la guerre froide, constitue une étape importante de la construction de la paix à l’échelle de notre « vieux continent ».

Si l’historien prend la peine de synthétiser les relations européennes, l’histoire des guerres européennes et des tensions entre les États depuis la Révolution française, il nous fait prendre conscience le la brutalité des conflits qui ébranlèrent nos sociétés occidentales : guerres Napoléoniennes, de 1803 à 1815, dont on peine à imaginer l’ampleur des pertes humaines ; guerre franco-allemande de 1870-1071, avec la perte des territoires Alsacien et Lorrain ; premier et second conflits mondiaux : histoires de conquêtes vaines de soldats sacrifiés par centaines de milliers ; histoire de populations civiles déplacées, de villages et de villes rasées ; d’exactions…

Et j’aime reprendre cette citation d’un poilu, Ferdinand Gilson qui disait : « Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sang ne font plus qu’un » .

Quoi qu’il en soit, voilà notre patrimoine européen. Lourd patrimoine, lourd héritage de nos ainés, dont le dernier avatar fut la partition de l’Europe en deux parties, deux blocs…

Avec, au centre, l’Allemagne découpée par les vainqueurs et aujourd’hui réunie pour continuer à forger l’unité européenne ; unité qui, malgré le choix britannique de quitter l’Union doit rester garante de stabilité pour ses citoyens, mais aussi à l’échelle du monde où, nous le voyons bien, quotidiennement, la tectonique géopolitique ne cesse de bouleverser les équilibres établis à la fin du XXe siècle.

Car, en Europe, si l’élargissement a été un succès géopolitique pour les pays de l’Union, il n’en reste pas moins que les relations entre l’Est et l’Ouest génèrent frustrations, rivalités et malentendus. Pourtant, même si l’Europe est aujourd’hui en crise sur plusieurs sujets, il ne faut pas oublier que la chute du mur de Berlin a permis d’entériner la fin du communisme en tant que régime totalitaire.

Et nous sommes nombreux à garder en mémoire ce symbole merveilleux donné par le violoncelliste Rostropovitch qui donnait devant un public médusé un concert improvisé des Suites de Bach, assis sur une simple chaise devant un pan de mur bariolé…

C’était il y a exactement 30 ans, le matin du 11 novembre 1989.

Magnifique symbole en effet, plein d’espoir, d’un espoir qu’il nous appartient de continuer à faire vivre !

Vive la République et vive la France ! Mais aussi, plus que jamais, vive l’Europe !

Aimons Avranches & Saint-Martin, notre commune nouvelle !

À la Une

Mercredi 2 octobre 2019, plusieurs avons rencontré la presse locale afin d’annoncer la façon dont nous souhaitons travailler avec les habitants d’Avranches et de Saint-Martin des Champs dans la perspective de la campagne électorale pour les élections municipales de mars 2020.

Suite à cette première rencontre (les liens vers les articles parus en ligne sont disponibles ci-dessous), trois questions écrites complémentaire m’ont été posées ; je les publie ici ainsi que les réponses adressées au journal La Manche Libre.

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de gauche à droite : Hervé Lainé, David Nicolas, Jacques Lucas, Christian Cossec, Nadine Calvez, Martine Lorin, Philippe Colet, Michel Guézet, Thierry Pennec et Roland Caro ; image Ouest-France

Quand as-tu décidé de te représenter et pourquoi ?

Tout d’abord, je dois dire que cette décision n’est pas unilatérale. C’est la décision de l’équipe municipale, élargie depuis la création de la commune nouvelle, et qui a souhaité s’engager dans un deuxième mandat.
Depuis 2014 nous fonctionnons de manière collégiale et cette décision est également le résultat d’une concertation de l’équipe.

Quel bilan tires-tu de cette première mandature ?

Ce mandat a pris une dimension très particulière avec les grandes réformes territoriales initiées par les gouvernements successifs. La reconfiguration communautaire a totalement changé la donne notamment en ce qui me concerne puisque je me suis trouvé en position de prendre la présidence de la communauté d’agglomération. Ce que j’assume aujourd’hui pleinement en prenant toutes mes responsabilités.
Cela dit, le mandat municipal a été particulièrement riche. Je pense que la grande majorité des élus de la commune se sont investis dans leur délégation.
La création de la commune nouvelle est également une avancée importante pour nos deux communes historiques. Cette campagne sera aussi l’occasion de poser notre bilan.

Quels projets souhaiterais-tu porter pour ce second mandat ?

Nous envisageons ce second mandat comme un moyen d’aboutir des projets que nous avons initié lors du premier.
Nous souhaitons prolonger les projets de rénovation urbaine : la place Carnot, le quartier Saint-Gervais avec ses différentes composantes, pour ne citer que ces deux exemples, tout en améliorant l’interconnexion des deux communes historiques par des voies de circulation douces qui doivent nous conduire à une politique de mobilité à l’échelle de la zone urbanisé en impliquant les communes voisines.

Nous souhaitons également continuer à travailler étroitement avec la gendarmerie nationale sur la sécurité en ville.
D’une manière très générale, nous voulons contribuer à l’amélioration de la qualité de vie à Avranches et Saint-Martin ; cela passe par l’amélioration des espaces publics mais aussi par le renforcement du lien social entre tous les habitants quelques soient leurs conditions et leurs âges.

Dans cette perspective, nous voulons oeuvrer avec le tissu associatif local qui contribue très largement à cette qualité de vie !
Nous avons aussi à cœur de valoriser la qualité environnementale d’Avranches et de sa région, en permettant aux habitants de profiter d’espaces végétalisés urbains et de services toujours plus qualitatifs dans ce domaine.
Enfin, nous sommes convaincus de la chance que nous avons d’avoir un centre-ville très dynamique sur le plan commercial. Nous souhaitons continuer à travailler avec les acteurs locaux de façon à maintenir la bonne dynamique actuelle, en favorisant notre attractivité résidentielle.

À suivre…

Voici les liens vers les différents articles parus suite à cette rencontre avec les médias locaux :

  • France bleu :

https://www.google.fr/amp/s/www.francebleu.fr/amp/infos/politique/election-municipale-a-avranches-le-maire-sortant-consulte-la-population-en-prelude-a-sa-campagne-1570026176

  • Ouest-France :

https://www.google.fr/amp/s/amp.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/avranches-maire-et-maire-delegue-entrent-en-precampagne-6547213

  • La Manche Libre :

https://www.google.fr/amp/s/www.lamanchelibre.fr/amp-778217-manche-david-nicolas-repart-avec-jacques-lucas-pour-un-second-mandat-a-avranches.html

  • La Gazette de la Manche :

https://actu.fr/normandie/avranches_50025/une-premiere-liste-se-prepare-elections-municipales-2020-avranches_28102792.html

Écoparc de Tirepied

À la Une

Depuis maintenant quatre semaines, le dossier de la cession de l’écoparc de Tirepied a fait couler beaucoup d’encre.

Beaucoup de personnes se sont exprimées, pour de nombreuses raisons, souvent très différentes et avec des visées évidemment polémiques.

Et, sur ce sujet, j’ai fait le choix de réserver la primeur des informations fiables dont nous disposions aux élus de la communauté d’agglomération qui étaient en droit de les attendre avant qu’elles ne paraissent dans les médias locaux.

Imaginez la réaction de mes collègues si j’avais communiqué par voie de presse des informations dont ils étaient légitimement les premiers destinataires !

Bref.

Partant de ce principe que je considère comme éminemment démocratique, au cours des quatre dernières semaines, des présentations, suivies de débats, ont été faites aux membres du bureau communautaire, aux membres de la commission économie tourisme, aux membres du comité d’orientation et enfin dans des réunions de pôles territoriaux, à Saint-James, Saint-Hilaire, Mortain, Brécey et Avranches qui se sont achevées jeudi dernier.

Ce cycle de réunion mené tambour battant, va se conclure par une ultime réunion plénière qui se tiendra en amont de notre conseil communautaire ordinaire de ce mardi 24 septembre, afin de transmettre toutes les données utiles, une dernière fois, et nourrir nos débats.

Pour information, et pour répondre à l’inquiétude du journaliste de Ouest-France et qui fait référence au code général des collectivités territoriales (cf. lien numérique ci-joint : https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/avranches-conseil-d-agglo-ecoparc-en-l-absence-de-la-presse-6529515), nous organisons régulièrement ce type de réunion plénière on ne peut plus légale pour traiter divers sujets.

Pour conclure ce petit billet, je rappelle que la communauté d’agglomération a été très prudente dans sa communication, sans pour autant refuser de répondre régulièrement aux questions posées par la presse, du fait de la corrélation, immédiatement établie dès la fin août, entre le dossier de cession écoparc et la situation délicate de la société Remade ; cette situation nécessitait d’avoir les idées claires sur la réalité propre à chacun des deux sujets afin de ne pas perturber la mission de ceux qui travaillent au maintien des emplois qui doit demeurer LA priorité pour nous tous.

Force est de constater que le temps de la gestion sereine des dossiers est incompatible avec les trépidations médiatiques autour de sujets comme ceux-ci. C’est très regrettable, car dans ce type de tourmente la « casse » est humainement terrible…

Ce « feuilleton médiatique » savamment mené a été particulièrement éprouvant pour beaucoup et notamment pour les services de la communauté d’agglomération qui ont, au cœur de la tempête, su répondre aux attaques, aux rumeurs et aux contre-vérités de manière très professionnelle. Je les remercie ici vivement.

Suite au conseil communautaire de ce mardi, nous pourrons donc communiquer au grand public, de manière précise, chiffrée et juridique, sur le bilan de cet « héritage » hors du commun que constitue l’écoparc de Tirepied, imaginé et conçu par la communauté de commune de Brécey puis du Val de Sée, entre 2010 et 2016.

Nous pourrons ainsi évoquer son coût pour la collectivité, en termes d’investissement public et de fonctionnement depuis sa création, mais aussi ses perspectives de développement.

75ème anniversaire de la libération d’Avranches, 31 juillet 2019

À la Une

Monsieur le sous-préfet ;

Monsieur le député ;

Monsieur le secrétaire aux affaires politiques de l’ambassade des USA représentant madame l’ambassadrice ;

Monsieur le général d’armée et président de la fondation Maréchal Leclerc de Hautecloque, Bruno Cuche ;

Monsieur L’intendant du cimetière militaire US de Montjoie-Saint-Martin ;

Messieurs les conseillers départementaux ;

Messieurs et mesdames les élus des villes jumelles d’Avranches ;

Frank Letch maire de Crediton, Klaus Friedrich maire de Korbach, Simon Crowcroft connétable de St Helier,

Monsieur le maire de Carolles, président de la communauté de communes Granville Terre & Mer ;

Mesdames et messieurs les élu(e)s des communes de la communes de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel Normandie ;

Messieurs les représentants de la Gendarmerie nationale, colonel Van Blitz, et major Gandon ;

Messieurs les sapeurs pompiers de la Manche, colonel Gras et capitaine Essouala ;

Messieurs les anciens combattants, mesdames et messieurs les portes drapeaux,

Madame Hélène Patton,

Mesdames et messieurs, chers amis,

Ce jour est un jour important pour Avranches, un jour de fête au cours duquel nous nous souvenons que la paix et la liberté ont un prix. Ce prix c’est celui de milliers d’hommes et de femmes, habitants de Normandie et d’ailleurs, qui ont péri lors de combats hord du commun.

Pour bien comprendre la valeur de cette paix et de cette liberté retrouvées il nous faut imaginer Avranches, il y a 75 ans. Le 31 juillet 1944. Imaginons cette ville détruite, abandonnée, ravagée par les bombes et les incendies. Repensons aux familles endeuillées ; mais aussi à la solidarité des communes environnantes, qui participent sous l’égide de quelques personnes, dont Léon Jozeau-Marigné, alors adjoint au maire, à l’organisation de l’aide aux plus démunis, femmes, enfants, vieillards, infirmes, alors que la guerre tarde à se terminer. Essayons de nous représenter ce que réalise alors, ici même, l’armée américaine, huit semaines après le débarquement allié sur les côtes normandes ; armée américaine qui projette toutes ses forces vers le sud, vers Avranches, après avoir longuement piétiné dans le bocage de la région saint-loise.

Le dimanche 30 juillet 1944, de multiples tirs d’obus alliés atteignent la ville. En fin d’après-midi, vers 20h30, les premiers GI’s surgissent à Avranches, au carrefour des Mares, avant de rejoindre le Mont Jarry. Ici et là des accrochages ont lieu.

Et, le 31 juillet, sous un soleil éclatant, il y a tout juste 70 ans, Avranches est le théâtre d’une offensive qui annonce la fin de la bataille de Normandie ! À 16 heures, la première colonne blindée américaine traverse la ville et en moins de trois jours, Patton réussit à faire passer sur la route unique reliant Avranches à Pontaubault sept divisions chargées d’envahir la Bretagne et de prendre à revers la défense allemande s’accrochant dans le sud de la Basse-Normandie. Ces événements appartiennent désormais au passé, à la grande Histoire, mais aussi à notre histoire locale.

Hommage aux Libérateurs

Cette journée du 31 juillet est donc une journée d’hommage aux libérateurs alliés. Une journée d’hommage aux soldats tués et dont les corps reposent tout près d’ici au cimetière de Montjoie Saint-Martin et où nous étions hier afin de fleurir une trentaine de tombes dont la Ville d’Avranches assure chaque année le fleurissement avec l’association des « fleurs de la mémoire ». Une journée d’hommage à ces soldats dont le premier d’entre eux reste sans aucun doute le général Patton, comme un symbole de l’audace et de la bravoure. Cette cérémonie est aussi le temps de se remémorer les liens entre Avranches et Patton. Des liens intimes. Dès les années 1910, le couple découvre le Mont Saint-Michel lors de leur voyage de noces. Plus tard, Georges Patton revient en France au sein de l’école de cavalerie de Saumur. Et il foule à nouveau le sol français pour combattre lors de la Grande Guerre au cours de laquelle il est blessé. La Seconde Guerre mondiale, permet donc à Patton de redécouvrir ce territoire.

Alors qu’il ronge son frein en Angleterre, il est finalement appelé en Normandie dans le courant du mois de juillet 1944, avec pour objectif d’accélérer la libération de la péninsule du Cotentin. Il met ainsi en place l’opération Cobra qui fera de lui le général de la Percée et le conduira, avec sa IIIe armée, sur la « Voie de la Liberté ». Patton voulait une seule chose : ne jamais être immobile, toujours être dans l’action, « avancer et continuer d’avancer, sans se soucier de devoir passer sur, sous ou à travers l’ennemi ». Telle était sa vision de la guerre.

Encore aujourd’hui, nous avons la possibilité de marcher dans les pas de ces hommes qui ont tracé la « Voie de la Liberté » ; une voie aujourd’hui culturelle et mémorielle qui représente cette paix chèrement regagnée en France. Comme aime à le rappeler Helen Patton, cette voie de la Liberté est « la colonne vertébrale de la liberté » ; et Avranches occupe une place toute particulière sur cette route avec cette place et son monument qui en constitue un jalon spectaculaire et le symbole de la Percée victorieuse de Patton et de la 3ème armée américaine.

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Hommage à la 2ème Division Blindée du général Leclerc

Et cette année, cette commémoration du 75ème anniversaire de la bataille de Normandie est marquée à Avranches par l’inauguration d’une borne de la 2ème Division Blindée du général Leclerc. Divison initialement formée de quelques centaines d’hommes autour du capitaine Leclerc de Hauteclocque à Koufra en Lybie le 1er mars 1941, la 2ème DB rassemble à compter de cette date les français libres qui, immédiatement après l’appel du 18 juin, refusent la capitulation de la France et décident de joindre l’Angleterre afin de poursuivre les combats contre l’Allemagne Nazie.

À compter du 1er août 1944, la division Leclerc débarque à Saint-Martin de Varreville, sur Utah Beach, et participe au sein de la 3ème armée de Patton à la fin de la bataille de Normandie avec son « baptême du feu » sur le sol français lors de la bataille de Mortain.

Il était important pour Avranches de s’inscrire dans cette route mémorielle afin de rendre hommage à ces combattants français ayant fait le choix d’un engagement au service de la France et de sa Libération du joug Nazi. Et je remercie le général Cuche, mais aussi Christophe Bayard, de leur présence.

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Alors, certes, nous commémorons des faits militaires, des faits de guerre. Et notre éloignement d’un tel contexte nous fait perdre la réalité des combats et de la mort et nous amène à nous détourner de cette histoire qui peu à peu perd ses témoins. Pourtant il n’y a qu’à travers la guerre et de son évocation que l’on prend conscience du cadeau que la paix représente. Une fois acquise, elle doit être cultivée, au quotidien, sans quoi elle se retrouve menacée. Il faut entretenir le souvenir des hommes et des femmes qui se sont battus pour cet idéal de liberté. Leur héroïsme montre la voie pour les générations à venir, qui sont amenées à prendre le relais des vétérans en gardant vivante la mémoire des événements de la Seconde Guerre mondiale. Commémorer la libération de la France et, plus largement, celle de l’Europe donne à chacun l’occasion d’apprendre du passé, et de construire l’avenir, avec un objectif : réconcilier les peuples.

La réconciliation qui est aujourd’hui une réalité que nous cultivons grace aux relations d’amitié que nous cultivons avec nos amis de Korbach, de Crediton, de St Helier et de Saint-Gaudens, notre « marraine de guerre » pyrénéenne.

À présent, je vous invite à vivre pleinement cette journée avranchinaise, à profiter des concerts et des personnes ici présentes qui auront à cœur de vous dédicacer un livre, une affiche, à échanger avec vous sur cette histoire et cette commémoration.

Et à tous je souhaite une très belle fête de la libération.

David Nicolas,maire d’Avranches & président de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel Normandie

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Avranches 14 juillet 2019

À la Une

Mesdames et messieurs, chers amis,

Je suis comme toujours très heureux de vous accueillir au nom du conseil municipal, en ce 14 juillet, dans notre bel hôtel de ville à l’occasion de notre fête nationale. C’est un réel plaisir de vous retrouver aussi nombreux pour ce moment patriotique qui permet à chacun et de chacune d’entre nous de manifester notre attachement à la France et aux valeurs de notre République.

Le 14 juillet c’est, vous le savez mais j’aime le rappeler, le souvenir d’une date historique, celle de la fête de la Fédération qui eut lieu le 14 juillet 1790 pour commémorer le premier anniversaire de la prise de la Bastille.

Cette fête, suggérée à l’Assemblée par La Fayette, célèbre la fédération de toute la nation française, alors en cours de constitution et alors que le pays reste encore constitué de Provinces héritières de duchés dont les « coutumes », au sens juridique du terme, sont souvent très différentes. Aussi, l’Assemblée en instituant cette commémoration du 14 Juillet avait bien à cœur de célébrer la réconciliation de TOUS les Français et d’engager notre pays sur la voie de l’unité nationale.

Déjà, donc, 230 ans, après la prise de la Bastille, et 229 ans après la fête de la Fédération, nous perpétuons cette tradition républicaine des départements et des communes qui jetèrent les bases de notre 14 juillet contemporain qui NOUS place, nous le peuple français au centre des célébrations en nous permettant d’affirmer notre souveraineté.

L’an passé le 14 juillet avait une saveur particulière avec cette coupe du monde, que l’équipe nationale avait enflammé, au gré de ces victoires successive et s’apprêtait à remporter. Rarement un 14 juillet n’avait rassemblé autant d’événements populaires de portée nationale et partout dans le Pays, les Français s’étaient rassemblés dans une même liesse nationale.

Et un an après nous revenons à un 14 juillet moins enflammé mais qui nous offre l’opportunité de réfléchir le rôle de la France, dans l’Europe et dans le Monde.

Cette année est celle du 75e anniversaire de notre Libération.

Avranches, dans deux semaines, vivra un temps fort avec la commémoration du 31 juillet, date historique de la percée d’Avranches réalisée par la troisième armée du général Patton. Il s’agit d’une date pour nous souvenir, pour se rappeler des mécanismes ordinaires de la guerre et du devoir de maintenir la Paix et la Liberté en combattant tous les obscurantismes.

Ces commémorations nous permettront d’accueillir nos amis européens des villes jumelés et partenaires, pour concrétiser nos indispensables relations d’amitiés ; et nous continuons à tisser notre réseau avec le Japon par exemple, dont les émissaires partagent la même visons d’échanges pacifiques, et d’échanges culturels et touristiques.

Au côté des grandes orientations diplomatiques données pas nos États, il nous revient le devoir d’œuvrer à notre échelle de tisser ces relations, d’inciter notre jeunesse à parcourir l’Europe et le monde afin de mesurer l’altérité des peuples et ainsi faire tomber les barrières de la « peur » et donc du « rejet » de ce qui est « étranger ».

C’est selon moi, l’une des meilleures manières de battre en brèche les idéologies du repli sur soi qui conduisent invariablement dans les impasses nationalistes que nous connaissons et que nous observons ici et là.

Donc, il nous revient aussi le devoir d’encourager notre jeunesse à s’engager au service de la France, et des relations européennes et internationales. C’est l’esprit de la France et cela doit rester dans nos gènes et constituer l’héritage des jeunes générations ! Une question ne doit jamais quitter notre esprit : notre France de l’Humanisme héritée de la Révolution et de l’après-guerre, qu’en faisons nous aujourd’hui ?

Plus que jamais, la France doit être moteur en Europe dans de nombreux domaines celui de l’Humanisme, certes, avec les enjeux migratoires qu’ils nous est impossible d’ignorer aujourd’hui ; mais aussi de la préservation de nos environnements naturels aujourd’hui fortement menacés.

Et j’ai la conviction que le premier engagement se situe à l’échelle de la commune !

Dans quelques mois, nous renouvellerons les exécutifs communaux partout en France. Ce sera un temps fort attendu pas tous les Français, un temps d’évaluation de nos mandats et de formulation de propositions nouvelles, constructives qui fasse avancer notre société sur le chemin de l’équité et de la justice sociale, de l’égalité des chances et de l’accès à l’éducation, à la santé, au travail, à la mobilité.

Au delà des querelles individuelles, c’est en œuvrant collectivement, au service de la collectivité, qu’il nous sera possible de construire ou tout simplement consolider nos acquis.

L’engagement est un devoir ! Et cet engagement qui nait la plupart du temps dans le monde associatif doit sans cesse être remis en avant car nous sommes trop souvent confrontés, au quotidien, à des postures consuméristes de la citoyenneté où l’individu pense à ses droits avant de se questionner sur ses devoirs ! Mais dans cette salle, nombreux sont ceux qui savent ce que signifie l’engagement : élus, sapeurs pompiers professionnels et bénévoles, gendarmes, membres et dirigeant d’associations, etc.

Plus que jamais, après ces cinq années au sein de ce conseil municipal, je suis convaincu par le rôle de la commune à l’échelle de notre Nation. La commune continue de constituer le socle primordial de notre République, dans le droit fil de ce que nos aînés ont bâti au fil des ans depuis 1790.

Nos communes doivent cependant se restructurer, s’associer face aux enjeux futurs ; la commune nouvelle que nous formons désormais avec Saint-Martin des Champs est la réponse à ces évolutions inéluctables qui nous obligent à être mieux armés faces à un monde qui se transforme et nous transforme. La commune a le devoir de conserver et promouvoir ce dialogue quotidien, instantané, entre chaque citoyen et sa « collectivité » !

Quoi qu’il en soit, l’engagement municipal, qu’elle que soit la commune !, est de façon évidente une manière d’accomplir utilement d’accomplir son devoir envers notre Nation qui continue de prodiguer à ses citoyens les services publics (certes parfois malmenés) indispensable à l’épanouissement de chacun et qui font de la France un pays de Liberté et de Paix.

En conclusion de cette allocution, je vous invite donc à œuvrer quotidiennement au bon exercice de votre devoir citoyen, à vous questionner sur le sens de cet héritage national que nous célébrons aujourd’hui, à ce signifie qu’être pleinement Français, de se sentir Français.

D’être fier est de revendiquer ce patrimoine national, constitué certes de « joies et de douleurs » en prenant une nouvelle fois conscience de notre valeur et de nos valeurs car, notre 14 juillet est bien un moment de cohésion et de fierté nationale !

Vive la République, Vive la France !

Et bon 14 juillet à tous !

Allocution de David Nicolas, maire d’Avranches

 

 

La baie du Mont Saint-Michel, réserve de biosphère UNESCO ?

À la Une

Le 6 mai dernier, avec plusieurs élus de la baie du Mont Saint-Michel, j’ai été interpelé publiquement par monsieur Bruno Blanzat concernant la protection de la Baie en tant que réserve de biosphère au titre de l’UNESCO.

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Voici ma réponse.

Monsieur Bruno BLANZAT-DEBOUCHE

Objet : réponse « ouverte », à la lettre ouverte de monsieur Bruno BLANZAT-DEBOUCHE aux élus de la Baie du Mont Saint-Michel.

Monsieur Bruno BLANZAT-DEBOUCHE,

J’ai été co-destinataire, le 6 mai dernier, d’une « lettre ouverte » publiée sur votre « profil facebook », adressée à plusieurs autres élus de la baie du Mont Saint-Michel concernant le 40ème anniversaire le l’inscription du Mont Saint-Michel et sa baie au patrimoine mondial.

Dans cette lettre ouverte, vous soulevez diverses interrogations auxquelles je souhaite simplement apporter quelques éléments sans avoir la prétention de détenir, à ce jour, toutes les réponses.

Tout d’abord vous demandez si dans notre « programme festif » il est « prévu d’intégrer la baie, toute la baie et ses 110 communes, dans une réserve de biosphère, selon les valeurs de l’UNESCO ? ». À moins que cette question soit ironique, vous devez bien vous douter qu’il n’en sera rien puisque, comme cela est précisé par l’UNESCO (sur son site internet consultable en suivant ce lien : http://www.unesco.org/…/ecological-scie…/biosphere-reserves/), Je cite :

« Les réserves de biosphère sont des zones comprenant des écosystèmes terrestres, marins et côtiers. Chaque réserve favorise des solutions conciliant la conservation de la biodiversité et son utilisation durable.
Elles sont « des sites de soutien pour la science au service de la durabilité » – des lieux spéciaux où tester des approches interdisciplinaires afin de comprendre et de gérer les changements et les interactions entre systèmes sociaux et écologiques, y compris la prévention des conflits et la gestion de la biodiversité.
La candidature des réserves de biosphère est présentée par les gouvernements nationaux et restent placées sous la juridiction souveraine des États où elles se trouvent. Leur statut est reconnu au plan international ».

J’insiste sur le caractère particulier de cette démarche qui doit nécessairement être initiée et promue par les États souverains via leurs gouvernements nationaux, dans la quête de ce statut si particulier de réserve de biosphère. Donc, impossible que cela soit, comme vous le dites, inclus dans le « programme festif » du 40ème anniversaire de la labellisation de notre Baie.

De fait, les élus locaux n’ont pas la capacité à porter eux-mêmes cette démarche que je considère comme particulièrement pertinente cependant pour le Mont Saint-Michel et sa Baie. Pour cette raison, je compte relayer activement votre demande auprès de Christophe BEAUX qui, comme vous le savez sans aucun doute, a été nommé préfigurateur de l’EPIC national Mont Saint-Michel et qui pourrait intégrer cette perspective dans le projet ambitieux d’EPIC que nous sommes nombreux à soutenir. En effet, la haute valeur écologique et environnementale de la Baie pourrait sans nul doute prétendre à une telle reconnaissance.

Tout comme vous, je me soucie du devenir de notre patrimoine environnemental et naturel. La biodiversité est grandement menacée et je peux, à titre personnel, le vérifier chaque jour davantage. La limitation de l’artificialisation des sols, je vous rassure, est au cœur de nos réflexions dans l’élaboration de nos PLUI communautaires qui s’efforcent d’être particulièrement vertueux. À ce jour, les opérations immobilières dans nos espaces communautaires sont particulièrement limitées et raisonnables ; quant à « la course de certaines communes aux opérations immobilières » que vous évoquez, je m’inscris en faux dans le sens où l’étalement urbain est aujourd’hui considérablement jugulé au profit de la « densification » des zones déjà urbanisées. C’est un axe majeur des PADD (plan d’aménagements et de développement durable) de nos PLUI ! Concernant les communes littorales, sachez que, là également, les contraintes sont telles que le « bétonnage » des côtes est par bonheur devenu impossible et que nous veillons à ce que nos paysages remarquables soient intégralement préservés !

Vous dites par ailleurs que « les intercommunalités font l’impasse sur les mobilités douces, sur un réseau de transport public efficace et non polluant ». Sachez que la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel Normandie, si elle a bien la compétence « transport-mobilité » depuis le 1er janvier 2017, celle reste déléguée à la Région Normandie avec laquelle nous œuvrons à l’amélioration des dispositifs existants. Notre EPCI n’a pas encore achevé sa réflexion dans ce domaine et, dans le contexte budgétaire contraint, que vous connaissez bien de par votre profession, il est utile de bien définir les besoins si nous souhaitons apporter les bonnes réponses aux habitants d’un territoire très majoritairement rural. Cela dit, nous travaillons activement, à l’échelon communal, intercommunal et départemental à la promotion d’un vrai « plan vélo » susceptible de favoriser ce type de mobilité. À titre personnel je crois qu’il faut favoriser l’inter-modalité permettant aux personnes de pratiquer plusieurs transports en communs sur un même trajet, comme cela se pratique déjà dans le nord de l’Europe, où les cyclistes peuvent très naturellement accéder aux trains voire aux bus.

Enfin, vous proposez d’encourager les investissements collectifs locaux dans la production d’énergie propre ; sachez qu’ici encore, dans ce domaine, il s’agit de projets soutenus par des politiques nationales, voire régionales. Cela dit nous sommes assez régulièrement amenés à accompagner, dans le cadre de nos compétences urbanisme ou habitat, divers projets photovoltaïques, de méthanisation ou même de rénovation énergétique (cf. les opérations programmées d’amélioration de l’habitat).

Quant à la chasse que vous semblez honnir, je vous invite à contacter directement les sociétés concernées, sachant que nos collectivités publiques n’encouragent nullement, contrairement à ce que vous affirmez, cette activité.

Espérant avoir répondu à vos interrogations, et restant à votre disposition, je vous prie de bien vouloir agréer mes sincères salutations.

À Avranches, le 11 mai 2019

David Nicolas

8 mai 2019 : d’un combat à l’autre, l’avenir de l’humanité en jeu…

À la Une

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

Le second conflit mondial, dont nous commémorons l’épilogue en ce jour, a fait basculer l’humanité dans une guerre dont la cruauté n’avait été jusqu’à lors jamais atteinte et qui, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, fit plus de victimes civiles que militaires.

Insoutenable violence, rendue possible par la production industrielle d’armes toujours plus efficaces ayant produit des combats militaires d’une brutalité inouïe auxquelles se sont ajoutées les persécutions massives de populations civiles.

Ce jour est aussi le temps du souvenir de ces victimes du chaos dans lequel notre monde a sombré : victimes civiles, hommes, femmes et enfants, massacrés en raison de leurs origines confessionnelles, ethniques ou culturelles, du fait qu’ils soient opposants politiques à des régimes totalitaires. Victimes civiles, pourchassées, déportées et exterminées.

Mais aussi victimes civiles des combats meurtriers de la Libération de Normandie et d’ailleurs en Europe, qui périrent dans les innombrables bombardements et dont il nous est impossible d’oublier la disparition, ici, à Avranches, dans les bombardements qui frappèrent notre ville le 7 juin 1944.

La seconde guerre mondiale reste dans nos mémoires ces six années particulièrement sombres, de 1939 à 1945, qui occasionnèrent la mort de plus de 50 millions de personnes.

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crédit photographique : Nicolas Thomas, La Manche Libre

Il y a 74 ans, les hommes et les femmes de bonne volonté se sont immédiatement mis au travail pour reconstruire la France, au sein d’une Europe anéantie et bientôt divisée pour laquelle plus de quarante années ont été nécessaires afin d’asseoir la stabilité politique et économique garantes de la paix. Ainsi, le 8 mai 1945, si la liesse populaire envahissait les rues des villes et villages de France le chemin était encore long avant la fin de la reconstruction de ce monde nouveau qui est le nôtre aujourd’hui.

Et, puisque nous sommes réunis dans notre Hôtel de Ville, c’est l’occasion pour moi de vous livrer quelques réflexions qui viennent étayer le message ordinaire de nos commémorations. Car, si cette cérémonie qui est avant tout un temps de recueillement républicain au cours duquel nous devons penser à tous ces hommes et toutes ces femmes qui, à leur échelle, ont fait preuve de courage et ont défendu au prix de leur vie nos valeurs démocratiques et humanistes, elle doit également nous permettre de penser l’avenir.

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crédit photographique : Nicolas Thomas, La Manche Libre

74 ans après la fin du conflit notre cérémonie du 8 mai doit désormais regarder vers l’avenir. Pour beaucoup de nos concitoyens nos commémorations ne sont que le maintien du « souvenir du passé », une tradition républicaine qui est aussi outil de transmission de notre histoire à l’attention des plus jeunes qui bientôt auront à construire, à leur tour, le futur de l’humanité.

Pourtant force est de constater que nos cérémonies ne sont qu’une bien modeste contribution à la cause mémorielle du fait qu’elles ne touchent plus la jeunesse ; nous devons impérativement leur donner un écho plus ample auprès des familles, au sein de nos écoles, et dans une perspective européenne, si nous souhaitons réellement favoriser le maintien de notre union européenne qui demeure la meilleure garantie de notre sécurité dans un monde particulièrement instable.

Une Europe confraternelle au sein de laquelle les ennemis d’hier sont depuis plus de 60 ans les partenaires indissociables dans la construction de paix. Une Europe qui porte un message de paix et nous invite, comme ce matin, à nous souvenir, nous recueillir, pour transmettre afin de rester attentifs aux grands bouleversements de notre époque.

En cela, la perspective des élections européennes doit nous interroger sur la nécessité d’encourager les initiatives qui sont de nature à favoriser une Europe de la citoyenneté, fondée sur les liens institutionnels, associatifs et individuels que nous tisons au fil du temps.

Il est de notre devoir de travailler à la construction de cette Europe humaniste et culturelle qui doit permettre à chaque citoyen de faire valoir son identité dans la respect de celle de son voisin, dans une perspective de valorisation de l’altérité et de la complémentarité qui font la richesse et la diversité de ce concert des cultures européennes.

Ici à Avranches, et dans notre espace communautaire, nous nous évertuons à renforcer cette coopération européenne, bien souvent fondée sur des liens culturels, historiques et patrimoniaux. Ainsi nous œuvrons avec conviction au renforcement de nos relations amicales avec l’Allemagne, la Grande Bretagne et depuis peu avec l’Italie.

Samedi et dimanche dernier, nous étions encore en Italie du sud, dans les Pouilles, pour co-signer un pacte d’amitié entre la ville de Monte Sant’Angelo, la commune du Mont Saint-Michel et la communauté d’agglomération, afin de redévelopper les liens historiques qui unissent nos deux territoires, si différents pourtant, depuis plus de mille ans. Derrière cette démarche il y a la volonté de réaliser de vrais partenariats notamment dans le domaine touristique avec très bientôt des propositions concrètes qui contribueront à valoriser l’interconnexion, souvent très ancienne, de nos régions.

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Rencontre de Monte Sant’Angelo, région des Pouilles en Italie du sud, dans le cadre de la signature de la charte de Jumelage avec le Mont-Saint-Michel, le 4 mai 2019.

Je suis convaincu que c’est à travers ces initiatives que vivra et se développera l’Europe dont l’unité ne doit pas être mise à mal par les visées populistes et démagogiques de certaines formations politiques irresponsables.

Alors, certes, l’Union européenne n’est pas irréprochable dans la façon dont elle s’adresse aux citoyens qui peinent à en comprendre le fonctionnement et l’apport dans leur quotidien ; face à ce constat, il est aussi de notre devoir de mettre en avant les acquis de la coopération européenne qui résultent de la volonté de nos aînés de reconstruire notre vieux continent après le second conflit mondial.

Et je souhaite que les commémorations du 75ème anniversaire du débarquement et de la bataille de Normandie soient également propices à cette indispensable transmission des leçons de l’histoire ; mais nous aurons l’occasion dans reparler.

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Le sous-préfet d’Avranches et le chef d’escadron de gendarmerie remercient les élèves de l’école André Parisy de leur présence pour le chant de la Marseillaise ; crédit protographique : François Groualle, Avranches Infos.

Enfin, afin de compléter cette allocution, je souhaiterais évoquer brièvement un autre sujet dont, nous sommes tous conscients désormais, et qui constitue en soit un véritable combat qui propulse l’humanité dans une ère nouvelle et auquel nous ne pouvons plus nous soustraire.

Ce combat auquel nous devons prendre part dès à présent a pour enjeu la survie de l’humanité au sein d’éco-systèmes aujourd’hui menacés, dégradés voire déjà détruits.

À travers ce combat, c’est le modèle même de nos sociétés contemporaines que nous devons questionner ; c’est le fonctionnement de notre économie, la manière dont nous produisons et dont nous consommons qui doit être au cœur de nos préoccupations. Car comme l’affirme le biologiste Pierre Joliot-Curie :

« Une société qui survit en créant des besoins artificiels pour produire efficacement des biens de consommation inutiles ne paraît pas susceptible de répondre à long terme aux défis posés par la dégradation de notre environnement. »

Si nous n’y prenons pas garde, si nous ne prenons pas au sérieux ces indicateurs dont nous avons aujourd’hui la preuve de la véracité scientifique, alors nous allons à très court terme vers de nouveaux déséquilibres qui engendreront, ici et là, partout dans le monde, de nouveaux conflits dont les conséquences seront plus graves encore que ceux connus lors du dernier conflit mondial.

L’engagement de chacun de nous en faveur du maintien de la biodiversité est à présent une cause planétaire à laquelle nous ne pouvons plus rester insensibles.

Même si, a priori, nous sommes ici, dans la baie du Mont Saint-Michel dans un environnement préservé, nous devons avoir à l’esprit que la Terre est un tout, un ensemble fini, dont la préservation est indubitablement l’enjeu majeur.

Vaste sujet qui nous éloigne peut-être de notre commémoration du 8 mai mais qui pourtant doit attirer notre vigilance d’hommes libres du fait des menaces qui pèsent désormais sur nos équilibres planétaires.

Enfin, pour conclure je souhaite reprendre cette phrase de John Fitzgerald Kennedy qui disait ceci :

« Les problèmes du monde ne peuvent être résolus par des sceptiques ou des cyniques dont les horizons se limitent aux réalités évidentes. Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé. »

En ce sens, nous devons avoir confiance dans notre jeunesse en nous efforçant de lui expliquer les dangers du repli sur soi, révéler les mécanismes simplistes qui mènent irrémédiablement aux impasses idéologiques qui débouchent sur les conflits. Pour que nous puissions continuer à vivre libres et égaux en droits et pour que le plus grand bonheur de l’homme soit de naître, de vivre et de mourir sans connaître la guerre.

Merci de votre attention,

Vive notre République, vive la France et vive l’Europe !

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Visite amicale de René André, ancien député-maire d’Avranches, lors de la cérémonie du 8 mai 2019 ; crédit photographique : Nicolas Thomas, La Manche Libre.

Cérémonie du souvenir des victimes et des héros de la déportation

À la Une

Ce dimanche matin, 28 avril 2019, nous nous rassemblons dans ce square Mainemer, à Avranches, pour honorer la mémoire des victimes et des héros de la Déportation.

Cette commémoration n’est pas uniquement une évocation de l’histoire, du passé, mais bien une manière de comprendre notre présent et et d’envisager notre avenir.

Ce matin nous nous réunissons dans ce square Mainemer pour nous souvenir des habitants d’Avranches ayant connu la déportation et l’extermination dans les camps de la mort.

Aujourd’hui nous nous souvenons de Simon et Rose Rosenthal et de leur fils Jacques déportés vers le camp d’Auschwitz en 1942. Nous nous souvenons aussi de Joseph et Dina Mainemer eux aussi déportés vers Auschwitz en 1942. Nous nous souvenons enfin d’Albert Mendelbaum lui aussi dénoncé et arrêté qui s’évada du camp d’Aurigny en juin 1944.

Ces vies avranchinaises brisées, nous les connaissons grâce au récit de ceux et celles qui survécurent. Aussi permettez moi de citer ce matin quelques extraits de l’œuvre de madame Simone Veil, décédée en juin 2017, et dont l’entrée au Panthéon, avec son époux, le 1er juillet dernier, est toujours dans nos mémoires.

Dans son autobriographie, intitulée « Une vie », parue en 2007, l’auteure écrit ceci :

« Tout ce qu’on peut dire, écrire, filmer sur l’Holocauste n’exorcise rien. La Shoah est omniprésente. Rien ne s’efface ; les convois, le travail, l’enfermement, les baraques, la maladie, le froid, le manque de sommeil, la faim , les humiliations, l’avilissement, les coups, les cris… non, rien ne peut ni ne doit être oublié. Mais au-delà de ces horreurs, seuls importent les morts. La chambre à gaz pour les enfants, les femmes, les vieillards, pour ceux qui attrapent la gale, qui clopinent, qui ont mauvaise mine ; et pour les autres, la mort lente. Deux milles cinq cents survivants sur soixante-dix-huit mille Juifs français déportés. Il n’y a que la Shoah ! L’atmosphère de crématoire, de fumée et de puanteur de Birkenau, je ne l’oublierai jamais ! Là-bas, dans les plaines allemandes et polonaises, s’étendent désormais des espaces dénudés sur lesquels règne le silence ; c’est le poids effrayant du vide que l’oubli n’a pas le droit de combler, et que la mémoire des vivants habitera toujours. »

Fin de citation […]

Au côté de cette mémoire des vivants, face au silence des disparus, s’inscrit la parole de ceux qui survécurent et que nous devons évoquer en ce jour ; cette parole qui a révélé l’action et le courage des personnes qui refusèrent de renier leur humanité pour venir en aide à d’autres hommes, femmes et enfants.

Ainsi, à Avranches, nous rendons hommage à Henri et Madeleine Bitard qui abritèrent pendant 40 jours à leur domicile, de novembre à décembre 1942, Anne-Marie Mainemer et Rose-Marie Mainemer avant leur évasion vers Caen, puis Lyon.

Nous rendons aussi hommage à la Paul et Élise Thomas qui recueillirent Estelle Rosenthal, âgée de quelques semaines seulement lorsque ses parents furent déportés en 1942. Ce sont « nos » Justes qui doivent demeurer des exemples d’humanité, en toute circonstance, maintenant et demain.

Permettez moi encore à leur sujet de citer Simone Veil :

« Cette mémoire des Justes est un trésor dont la sauvegarde est d’autant plus précieuse que le monde où nous vivons me semble menacé, non seulement par le désordre climatique, mais par le retour des intégrismes, après un demi-siècle où l’on avait pu se bercer du sentiment que la tolérance et l’œcuménisme étaient en progrès. »

Fin de citation […]

Car en effet, douze ans après la parution de l’autobiographie de madame Simone Veil, ses inquiétudes nous habitent chaque jour davantage.

Confrontés au constat de la montée des nationalismes, des discours xénophobes, conscients de l’augmentation du racisme sous toutes ses formes, de l’émergence des fanatismes politiques ou religieux et à la fréquente remise en cause des principes du droit et de la démocratie, le message que nous délivrons à l’occasion de cette commémoration est plus que jamais d’actualité.

Aussi, je vous invite à lire et relire Simone Veil, à vous nourrir de sa pensée édifiante qui nous amène à refuser le cynisme et l’indifférence pour considérer avec bienveillance les plus faibles d’entre nous qui sont exclus, rejetés, stigmatisés ou agressés, en raisons de leur origine, de leur culture, de leur religion. Enfin, à ce sujet, permettez-moi de citer une dernière fois ce matin un extrait de son livre ; extrait qui nous indique avec une grande clarté la voie de l’humanité qui se dessine dans la pénombre de la banalisation :

« Ce qui ruine le pessimisme fondamental des adeptes de la banalisation, c’est à la fois le spectacle de leur propre lâcheté, mais aussi, en contrepoint, l’ampleur des risques pris par les justes, ces hommes qui n’attendaient rien, qui ne savaient pas ce qui allait se passer, mais qui n’en ont pas moins couru tous les dangers pour sauver des juifs que, le plus souvent, ils ne connaissaient pas. Leurs actes prouvent que la banalité du mal n’existe pas. Leur mérite est immense, tout autant que notre dette à leur égard. En sauvant tel ou tel individu, ils ont témoigné de la grandeur de l’humanité. »

Fin de citation […]

Pour conclure, je souhaiterais vous remercier de votre présence à cette cérémonie importante, à laquelle vous êtes attachés ; cette journée du souvenir nous donne donc l’opportunité de concrétiser notre hommage en lançant un appel pour que tous les efforts soient poursuivis afin de donner son plein sens à notre devise républicaine :

Liberté, Égalité & Fraternité

Vive la République, vive la France !

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Notre-Dame de Paris, le jour d’après

À la Une

Eugène Viollet Leduc

Notre-Dame, le jour d’après.
Il est des monuments qui sont des joyaux.
Universels, ils parlent à l’âme des hommes et des femmes sans que ceux-ci y prêtent attention tant cet attachement est naturel, intime et indicible. Jusqu’au jour où le drame arrive…
Ainsi en est-il des Parisiens, des Français et des millions de personnes qui, à travers le monde, sont familiers de Notre-Dame, monument symbole du génie humain, vieille dame millénaire qui traverse les époques et unit les générations depuis tant de siècles.
Alors oui, tandis que le brasier est maitrisé par les soldats du feu (et l’on imagine aisément à quel point l’engagement de ces pompiers fut intense face à la dimension exceptionnelle et émotionnelle du sinistre) et que les ruines sont encore fumantes, ce drame pourrait paraitre insurmontable !
Et pourtant ; même si la charpente médiévale est perdue à jamais, même si un mobilier important et de nombreuses oeuvres d’art sont sans doute irrémédiablement endommagés, même si les vitraux gothiques ont été en grande partie engloutis dans la fournaise, nous portons en nous la certitude qu’il sera possible de rebâtir Notre-Dame.
À bien y penser, le chantier de reconstruction de la cathédrale de Paris sera sans aucun doute, comme il le fut tout au long des siècles, le point de convergence des savoir-faire et de l’intelligence humaine. Ces années à venir seront difficiles. Il nous faudra une volonté extra-ordinaire pour aboutir. Mais il est évident que nous rebâtirons Notre-Dame et que ce gigantesque chantier mobilisera des centaines d’artisans, de compagnons, suscitera même des vocations.
Il est à souhaiter que cette épreuve sera aussi la preuve donnée à l’Homme, par les hommes et les femmes de bonne volonté, de leur capacité à surmonter les épreuves ; car si un joyau du génie humain a succombé hier dans les flammes, nous devons garder à l’esprit que l’état de dégradation de notre Terre en appelle à notre persévérance et à notre résilience, comme Notre-Dame qui devient de ce fait un symbole nouveau du devoir de l’Homme de ne jamais succomber ni renoncer dans l’adversité.
Fluctuat nec mergitur !

Les secrets des cathedrales, p 06, Construction d'une eglise a Saint-Denis (Miniature du XIIIe siecle)

EPIC du Mont Saint-Michel : fédérer les énergies !

À la Une

Aujourd’hui, jeudi 14 mars 2019, presque deux ans après la décision prise par Bernard Cazeneuve, son successeur, le premier ministre Édouard Philippe, est venu lancer officiellement la création de l’établissement public industriel et commercial (EPIC) du Mont Saint-Michel.

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Nous sommes nombreux à attendre depuis plusieurs mois cette évolution positive dans la gestion de ce site touristique international emblématique de Normandie.
À l’occasion de la table ronde organisée ce matin, j’ai pu rappeler à quel point le Mont-Saint-Michel était un lieu de convergences ; convergence des cultures, carrefour de civilisations, Patrimoine mondial de l’humanité.
Un site où le génie humain a su innover au fil des siècles dans les domaines de l’art et de l’architecture, mais aussi de l’aménagement du territoire !

53283545_2347487015485745_8674783277250248704_nLe Mont c’est aussi un lieu où s’expriment des valeurs humaines fortes : un lieu où l’homme se surpasse face aux contraintes du temps, des éléments et des aléas de l’histoire…

La nouvelle page qui s’ouvre dans l’histoire de ce site remarquable est une invitation à relever un nouveau défi, celui de l’entente entre les nombreux acteurs qui font vivre le site tant bien que mal mais malheureusement en ordre dispersé.
Nous allons devoir fédérer nos énergies de façon à faire fructifier nos spécificités respectives, entre collectivités territoriales, opérateurs privés et services de l’État.

J’ai beaucoup insisté sur la nécessité de renouer les liens multiséculaires entre la merveille de l’Occident et le territoire qui l’a fait grandir, de Cancale à Granville en passant par Avranches !
Le Mont-Saint-Michel est bien entendu un phare connu à travers le monde mais il doit aussi redevenir un lieu familier pour les habitants de la Baie.

Monsieur Christophe Beaux été nommé par le premier ministre pour organiser le futur ÉPIC qui devra voir le jour au 1er janvier 2020. Nous lui avons souhaité la bienvenue et l’avons assuré de notre total soutien dans sa mission.

 

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Chronique autour du grand débat

À la Une

Chronique rédigé pour le journal La Manche Libre, édition du 27 janvier 2019.

En préambule de ce billet, je dois d’abord préciser que je ne suis adhérent d’aucun parti, ni d’aucune obédience politique et que, farouchement attaché aux libertés publiques, j’ai toujours considéré que la liberté de parole, le respect et l’écoute de points de vue antagonistes, comptaient parmi les fondements du contrat social. Je considère aussi que la période que nous vivons ; le réchauffement climatique, le délitement de l’idéal européen, les tensions nationales et internationales (terrorisme, affirmations nationalistes guerrières), doivent nous amener à accepter notre diversité de pensée, afin de trouver ensemble des voies soutenables de sortie de crise. Il en va de l’avenir de nos enfants.

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Si je m’exprime dans ces colonnes, c’est d’abord à la demande de la rédaction de la Manche Libre, à la suite d’une publication facebook liée à la rencontre du Président de la République avec les maires à Bourgtheroulde, où j’exprimais ma déception au regard du contenu des échanges.

Bourgtheroulde

Je sais que de nombreux collègues ont largement apprécié l’exercice. Je peux le comprendre, tant il a pu sembler rare, privilégié. Mais qu’avons-nous découvert ? Que notre Président est un formidable orateur, un rhétoricien hors-pair qui sait écouter et répondre ? L’inverse m’eût surpris, pas vous ?

Selon moi, cette séquence a plutôt révélé l’éloignement extrême entre la Présidence de la République et les élus locaux, sans même évoquer le reste de la population. Pourquoi ?

L’État français est présent au quotidien sur nos territoires ruraux. Les préfets savent bien faire remonter les enjeux de nos territoires aux ministères et à l’Élysée. Nos parlementaires sont capables de faire émerger des réformes depuis la base. Bien que flatteur, ce n’est pas d’un échange exceptionnel de 7h avec le Président de la République que nous avons besoin. Non, un président ne devrait pas avoir besoin de nous faire prendre des bus, accéder à un village verrouillé par un dispositif de sécurité impressionnant, pour comprendre la situation du pays et agir en fonction. Il a été élu pour définir avec nous un cap de sortie de crise. Alors au travail.

La République c’est nous !

La République c’est nous, tous les jours ; dans le geste de l’agent qui ramasse nos déchets, dans l’engagement du maire bénévole qui entretient ses chemins communaux ou dans l’action de la policière qui protège.

Nous attendons de notre gouvernement des mesures claires et justes. Or que dois-je constater ?

La poursuite de la fermeture des tribunaux locaux, les menaces permanentes qui pèsent sur l’hôpital public et la médecine rurale, les zones blanches, les faibles moyens alloués aux gendarmeries, les risques de fermeture de petites lignes de train, etc.

En 2018, ce sont les collectivités locales et les services de santé qui ont le plus supporté la réduction du déficit public. En outre, la suppression de la taxe d’habitation n’a pour l’instant fait l’objet d’aucune mesure compensatoire.

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Sortie de crise ?

Les gilets jaunes nous rappellent que la République doit s’enraciner dans les profondeurs du pays. Réapprenons à nous écouter les uns les autres. Maire, je suis prêt à accueillir tout débat.

Mais le grand débat, tel qu’il est présenté avec une plateforme internet descendante, m’interroge. Je crains que tout ceci ne serve qu’à nous faire patienter.

Car si l’objectif consiste à attendre les élections européennes pour nous annoncer ensuite des réformes impopulaires, je pense que l’échec de ce gouvernement pourrait nous mener bien bas. Maire, j’ai vécu la décrépitude du pouvoir élyséen, avec François Hollande, qui a conduit à la montée de l’abstention et du Rassemblement National. Je ne peux qu’anticiper avec dépit l’amplification de ce mouvement.

Retrouvons d’urgence le sens de l’éthique ; engageons-nous pacifiquement pour des causes collectives, au service des autres. Plus que jamais, sur la base d’une société au travail, défendons notre modèle de vie, fondé sur des services publics locaux qui protègent.

Exprimons-nous.

La République c’est nous !

La démocratie c’est nous !

David Nicolas

Maire d’Avranches

Une démocratie « brouillonne » ?

À la Une

Suite au conseil communautaire du 11 décembre dernier, le journal Ouest-France a produit un article précisant que « la réunion du conseil de communauté d’agglo Mont-Saint-Michel-Normandie a mis au jour les difficultés que cette collectivité peut rencontrer dans son fonctionnement. » titrant ainsi :

Mont-Saint-Michel-Normandie. Un conseil d’agglo parfois « brouillon »…

https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/mont-saint-michel-normandie-un-conseil-d-agglo-parfois-brouillon-6126235

 

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Après la parution de cet article, à ma demande, le service communication de la communauté d’agglomération a réclamé un droit de réponse auprès de la rédaction de Ouest-France afin de revenir sur le fonctionnement démocratique de nos institutions de manière a atténuer le point de vue quelque peu péjoratif et réducteur exprimé par ledit article.

Malheureusement, le journal n’a pas souhaité faire paraître ce droit de réponse qu’il me semble utile de livrer ici.

 

Retour sur le conseil communautaire du 11 décembre 2018

 Vous faites état dans les colonnes de votre édition datée du 13 décembre 2018 d’un conseil communautaire « brouillon ». À la lecture de cet article, la question suivante nous viens à l’esprit : un sujet permettant échanges et débats est-il, par nature : « brouillon » ?

Non, le fonctionnement du conseil communautaire de notre communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie ne se limite pas à une approbation de délibérations sans amendement.

Oui, la réflexion, l’échange, le débat, parfois virulent, prend du temps. Mais l’exercice démocratique local ne mérite-t-il pas que l’on lui consacre trois heures de débats tous les deux mois ?

Oui, la parole libre, la confrontation de point de vue, parfois diamétralement opposés, prend du temps. Mais n’est-ce pas là le fondement de notre démocratie ?

Vous estimez également mettre à jour, je vous cite « les difficultés que cette collectivité peut rencontrer dans son fonctionnement. ».

Laissez-nous vous présenter le chemin emprunté par une délibération avant d’arriver devant notre conseil communautaire.

À titre d’exemple, la délibération portant sur l’intérêt communautaire, sujet « brouillon » selon-vous, a tout d’abord fait l’objet d’un courrier transmis à l’ensemble des conseils municipaux de nos 97 communes. En fonction des thématiques, ce sujet a ensuite été évoqué au sein des commissions tourisme et action sociale régulièrement réunies, en journée comme en soirée, en fonction des obligations calendaires. Cette question a ensuite été présentée aux vice-président(-e)s réuni(e)s chaque mercredi matin au sein du comité d’orientation, puis à l’ensemble des élu(e)s communautaires au sein des cinq réunions des pôles territoriaux.

Le fruit de ces débats successifs et de ce long travail de préparation et de concertation a permis la rédaction d’une note de présentation et d’un projet de délibération envoyés à l’ensemble des conseillers communautaires cinq jours avant la séance. L’ensemble des comptes rendus des différentes commissions citées sont disponibles, je vous invite à nous en faire la demande.

Il me parait enfin également important de rappeler que la participation et l’engagement des élu(e)s communautaires ne diminue pas, plus de 120 d’entre eux étant à nouveau présents à l’occasion de ce rendez-vous, preuve de la bonne santé démocratique de notre collectivité.

Franck ESNOUF

Vice-président en charge de la communication et du pôle territorial du Val de Sée

David NICOLAS

Président de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie

 

En guise d’épilogue, je souhaiterais dire ceci :

Contrairement à ce que laisse à penser cet article, nous avançons, à notre rythme. Nous franchissons des obstacles imposés par la loi, les uns après les autres, méthodiquement. Ce qui peut apparaître pour certain comme des « difficultés » ne sont en fait que des étapes qu’il nous faut respecter ; c’était le cas de cette délibération portant sur la mise à jour réglementaire de nos statuts. La démocratie n’est pas une chose simple dans ses applications diverses. Les visions simplistes sont le lit du populisme.

Aujourd’hui ce type d’évaluation du caractère « brouillon » de nos instances démocratiques est tout à fait ravageur. Il concoure simplement à décrédibiliser et dévaluer le travail qui peut être fait par nos collectivités, voire, et c’est encore plus grave !, à démobiliser les élus les plus impliqués.

Ainsi nous alimentons un discours populiste autour des élus qui sont soit « tous pourris » ou bien « tous incompétents ». J’ai eu l’occasion de dire à plusieurs journalistes, que nous sommes en train de scier gentiment la branche sur laquelle nous sommes tous assis. L’avenir politique de notre pays nous réserve sans aucun doute quelques lendemains qui déchantent.

Enfin, pour conclure, je réaffirme mon attachement profondément républicain à la liberté de la Presse, liberté qui doit permettre a tout un chacun de pouvoir exprimer, dans le cadre d’un débat serein, un avis contradictoire.

Allocution du 11 novembre 2018, centième anniversaire de l’armistice

À la Une

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

Il y a exactement 100 ans, à compter de 11 heures du matin le 11 novembre 1918, partout en France on annonce la fin des combats sur le front occidental. Quatre ans de guerre s’achèvent qui ont laissé une France exsangue et 1 millions 500 milles victimes sur 8 millions de morts et de blessés du conflit.

Le 11 novembre de l’année suivante, l’idée fut émise d’une « Flamme du Souvenir » qui fut allumée par le ministre de la Guerre André Maginot ; cette flamme sacrée qu’un « Comité de la Flamme » a depuis la tâche de raviver tous les jours au crépuscule ne s’est jamais éteinte, même pendant l’Occupation.

Plus tard, le 24 novembre 1922, le Parlement déclare le 11 novembre « fête nationale » avec la dénomination de « Jour du Souvenir » Depuis 2012, ce Jour du Souvenir, qui célèbre l’anniversaire de 1918, rend donc aussi hommage à tous les morts pour la France. Ainsi ce sont tous soldats français décédés en opération sans distinction de guerre auquel nous rendons hommage en ce jour. Notre 11 novembre est toujours bien vivant en France et nous devons nous en réjouir.

Cette année nous célébrons un centenaire, un « compte rond » avec une saveur particulière du fait d’un contexte européen complexe. La nécessité de commémorer avec peut-être plus d’insistance encore, parce que nous sentons bien que cette Union européenne issue de ceux conflits mondiaux est aujourd’hui sérieusement menacée.

 

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Les anciens de 14-18, au-delà de leurs souffrances et de leurs sacrifices, n’avaient qu’une ambition : que leur guerre fût la dernière, « la der des der ». Et pourtant, comme l’écrivait Jean Monnet :

« La guerre fut gagnée mais le Traité de Versailles n’installait pas la paix de façon durable » et il ajoutait encore :

« J’ai compris que l’égalité était absolument essentielle dans les rapports entre les peuples comme entre les hommes. Une paix d’inégalité ne peut rien donner de bon ».

« Une Europe réconciliée est et sera demain plus encore la réponse qu’ils attendaient de nous » disait François Mitterrand, le 11 novembre 1988, lors d’une allocution à Rethondes.

Nous l’avons vu hier après-midi, le président de la République a inauguré à Compiègne une plaque avec la chancelière allemande Angela Merkel afin de réaffirmer la nécessaire amitié franco-allemande au service de l’Europe et de la paix. Cette cérémonie de commémoration à la Clairière de Rethondes avait une forte valeur symbolique, en se tenant sur le lieu même de la signature de l’Armistice.

Point d’orgue des commémorations, une grande cérémonie aura lieu ce dimanche 11 novembre au matin, sous l’arc de Triomphe, en présence d’une soixantaine de chefs d’État et de gouvernements, dont Angela Merkel, Vladimir Poutine et Donald Trump qui seront ensuite reçus à l’Elysée.

Ensuite, la chancelière allemande, ouvrira à 15h30 la première édition du « Forum pour la paix » dans la Grande Halle de la Villette, de Paris, qui sera suivi d’une prise de parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Avec pour objectif de défendre le multilatéralisme, l’idée de ce forum est née d’un constat : le monde va mal. En témoignent la remise en cause de l’Otan, de l’OMC, de la justice internationale, l’incapacité des Nations unies à régler le conflit syrien, les crises migratoires, l’émergence de gouvernements nationalistes et populistes, ou encore la dérégulation d’Internet.

Il s’agit d’un rendez-vous qui a vocation à être reconduit d’année en année. Et le président de ce forum, Justin Vaïsse, directeur depuis 2013 du centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, explique à ce sujet : « Ce n’est pas un sommet pour la paix pour faire de la médiation ou de la diplomatie. C’est un sommet sur les conditions de la paix, sur la façon dont on peut améliorer l’organisation du monde, ses règles, ses institutions, pour parvenir à la paix ».

Mais, selon moi, cette volonté gouvernementale n’a pas de sens si à l’échelle de nos communes, l’initiative n’est pas relayée. Je suis convaincu qu’Avranches doit contribuer à cette « mission européenne et internationale » en maintenant et en développant ses liens d’amitiés et toutes les coopérations possibles avec Korbach, en Allemagne, et aussi avec toutes ses villes jumelées ou amies, de Crediton, de Saint Helier, Chester ou Riolo Terme dont plusieurs représentants se sont retrouvés ici même au mois de septembre pour précisément « réaffirmer » notre souhait d’unité et de relation d’amitié. Il est de notre devoir, d’œuvrer dans ce sens en souvenir de ce guerres meurtrières que nous ne voulons plus connaître sur le sol européen, ni ailleurs.

Nos monuments, nos commémorations, sont des biens précieux, ils constituent un patrimoine républicain et mémoriel essentiel qui doit s’inscrire de manière intelligible dans nos espaces publics de façon à questionner de manière permanente notre douloureux passé. Et l’enseignement de l’Histoire, sous toutes ses formes, doit demeurer une cause nationale majeure. Car l’Histoire demeure l’outil indispensable de la construction de nos mémoires collectives ; et je me réjouis qu’un peu partout, des initiatives fleurissent pour garder bien vivant le souvenir de ces souffrances humaines.

Force est de constater que ce centenaire a donné lieu à de nombreuses manifestations proposées localement pour accompagner ce centenaire. Il y a notamment la parution de la thèse de doctorat de Jérémie Halais Des normands sous l’uniforme, qui avec le soutien de la Ville d’Avranches et de la communauté d’agglomération, publication que je vous conseille vivement !, fait la synthèse de ce que vécurent les 30.000 hommes mobilisés du sud de la Manche. De cette somme dédiée à nos soldats, ressort leur condition très majoritairement rurale qui a impliqué un taux de pertes important avec 18 % de soldats tués du fait d’une affectation massive des agriculteurs dans les rangs de l’infanterie, arme la plus exposée aux dangers et aux combats. Au cœur de la recherche scientifique se sont de véritables portraits d’homme et de soldats qui surgissent des ténèbres de la Grande guerre. 35 dossiers documentaires de poilus ont été exploités pour cette étude ; chacun d’eux laisse apparaître un contexte familial et professionnel, un parcours de guerre où s’entremêlent épreuves physiques, combats, et relation épistolaire avec l’« arrière ». Témoignage émouvant, passionnant et éclairant sur ce que vécurent nos aïeux.

Cette évocation de des poilus de l’Avranchin me permet de citer un bref extrait du roman d’Henri Barbusse (1873-1935), Le Feu, journal d’une escouade, prix Goncourt 1916 :

« Ce ne sont pas des soldats: ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine […] Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés. »

Cette citation qui transcrit si bien cette réalité du déracinement, de l’humanité bafouée.

Notre musée d’art et d’histoire d’Avranches qui ouvre ses portes tout cet hiver, depuis le 20 octobre 2018 et jusqu’au 3 mars 2019, s’appuie sur les recherches de l’historien pour proposer une exposition remarquable dédiée à la vie de soldats du Sud-Manche,  au fil des quatre longues années du conflit. À l’occasion du Centenaire de la Première Guerre mondiale, la ville d’Avranches consacre une exposition aux soldats du Sud de la Manche dans la Grande Guerre. Grâce à la présentation de nombreux documents originaux (lettres, journaux, affiches, objets…), l’exposition suit les parcours des conscrits depuis la mobilisation, la vie dans les tranchées jusqu’au retour au foyer. S’appuyant sur les recherches récentes, elle révèle les comportements d’une génération d’hommes confrontés à l’autorité militaire et à l’horreur de la guerre. Je ne peux que vous inviter à découvrir cette belle exposition.

Enfin, une autre initiative mérite d’être signalée, celle de l’association Résonance créée en juillet 2015 suite à une rencontre : au cours d’un échange avec nos amis de Crediton,  Rod Brookes-Hocking, professeur qui organise dans sa ville des évènements culturels, nous a proposé de participer à un projet grandiose : créer un spectacle commun avec une ville allemande, une ville française et une ville anglaise. Le thème : la guerre de 14-18 vue de l’arrière dans trois pays européens en guerre. Au fil des mois, le projet s’est nourri de nombreuses recherches et de rencontres. Malheureusement, si le projet de dimension européenne initialement prévu n’a pu voir le jour, faute de moyens pourtant attendus et espérés avant le Brexit, l’équipe française a continué à travailler sur ce projet qui se traduit aujourd’hui par une pièce de théâtre remarquable baptisée « les absents ». Spectacle qui s’appuie sur les témoignages authentiques de civils restés à l’arrière, dans l’attente du retour de leurs absents, père, fils, époux… Cette pièce de théâtre remarquable, qui a été et sera proposé une dizaine de fois dans tout l’espace communautaire, est un merveilleux hommage, une belle façon de célébrer ce centième anniversaire de l’armistice de 1918.

À travers ces diverses propositions que je souhaitais énumérer ce matin, il y a, nous le voyons bien, une volonté populaire de commémorer, d’expliquer et de transmettre cette mémoire de la première guerre mondiale. Une volonté de faire vivre les leçons du passé. C’est bien en examinant les mécanismes des origines de la guerre, en humanisant les réçits, en les rendant accessibles à tous et notamment aux plus jeunes, qu’il est possible de demeurer sur le chemin de la paix et de la liberté.

En cela, le 11 novembre est un événement patriotique éminemment éducatif et je crois très sincèrement que le rôle de nos collectivités mais aussi de chaque citoyen est bien d’encourager tous ces projets culturels en faveur notamment de la jeunesse pour la dissuader de suivre les pistes de l’obscurantisme.

Vive la République et vive la France !

Mais aussi, plus que jamais, vive l’Europe !

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Partenariat touristique & culturel européen, sur les chemins de saint Michel

À la Une

Dans le cadre des projets de développement de l’attractivité touristique et culturelle de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, une petite délégation composée d’Hervé Hervé Bierjon, directeur de l’office de tourisme, et d’Alain-Gilles Chaussat, chargé de mission Pays d’art & d’histoire, avait répondu à l’invitation de Pierpaolo d’Arienzo, maire de Monte Sant’ Angelo, et de son conseil municipal, pour une première rencontre à l’occasion de la fête de saint Michel, vendredi 28 et samedi 29 septembre.

C’est dans ce sanctuaire italien des Pouilles que l’éveque d’Avranches Aubert avait envoyé en l’an 708 deux chanoines de la cathédrale afin de rapporter des reliques de l’archange nécessaires à la consécration du Mont Saint-Michel.

Avec nos homologues Italiens nous partageons la volonté de porter au niveau européen la reconnaissance des chemins de saint Michel qui, du monde britannique au Moyen Orient, ont constitué des voies de communication primordiales sur les plans économique, culturel et spirituel.

Ces premiers échanges de travail ont permis de confirmer notre volonté commune d’installer un partenariat durable entre nos deux territoires, tous deux patrimoines mondiaux de l’UNESCO, avec la signature d’un pacte d’amitié prévu au printemps de l’année prochaine.

L’ambition à moyen terme est d’encourager les pratiques touristiques itinérantes sur ces chemins michaéliques, à l’instar des chemins de saint Jacques.
Il s’agit également de mieux faire connaître l’histoire des Normands d’Italie du sud qui jetèrent, il y a un millénaire, les bases d’une culture originale au carrefour de l’Orient et de l’Occident.

Dans le cadre des projets de développement de l’attractivité touristique et culturelle de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, une petite délégation composée d’Hervé Hervé Bierjon, directeur de l’office de tourisme, et d’Alain-Gilles Chaussat, chargé de mission Pays d’art & d’histoire, avait répondu à l’invitation de Pierpaolo d’Arienzo, maire de Monte Sant’ Angelo, et de son conseil municipal, pour une première rencontre à l’occasion de la fête de saint Michel, vendredi 28 et samedi 29 septembre.

C’est dans ce sanctuaire italien des Pouilles que l’éveque d’Avranches Aubert avait envoyé en l’an 708 deux chanoines de la cathédrale afin de rapporter des reliques de l’archange nécessaires à la consécration du Mont Saint-Michel.

Avec nos homologues Italiens nous partageons la volonté de porter au niveau européen la reconnaissance des chemins de saint Michel qui, du monde britannique au Moyen Orient, ont constitué des voies de communication primordiales sur les plans économique, culturel et spirituel.

Ces premiers échanges de travail ont permis de confirmer notre volonté commune d’installer un partenariat durable entre nos deux territoires, tous deux patrimoines mondiaux de l’UNESCO, avec la signature d’un pacte d’amitié prévu au printemps de l’année prochaine.

L’ambition à moyen terme est d’encourager les pratiques touristiques itinérantes sur ces chemins michaéliques, à l’instar des chemins de saint Jacques.
Il s’agit également de mieux faire connaître l’histoire des Normands d’Italie du sud qui jetèrent, il y a un millénaire, les bases d’une culture originale au carrefour de l’Orient et de l’Occident.

Inauguration du square du Souvenir Français colonel Arnaud Beltrame

À la Une

Inauguration du square du Souvenir Français
colonel Arnaud Beltrame

Lundi 18 juin 2018

Allocution du maire d’Avranches

 

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En ce 18 juin 2018, jour anniversaire de l’appel historique du général de Gaulle, nous nous souvenons de l’engagement de ceux qui on refusé de courber l’échine face à l’adversaire, de ceux qui ont souhaité continuer le combat malgré la défaite de la campagne de France.
Cet appel, encore aujourd’hui, nous questionne individuellement et collectivement sur cette notion d’engagement dans l’adversité, engagement qui, dans certaines situations, conduit à l’héroïsme.

Mais ce matin, en plein déroulé de cette cérémonie traditionnelle, nous procédons ici même, dans le jardin de l’évêché à l’inauguration du nouvel emplacement du monument du Souvenir Français.
Ce monument qui avait été installé il y a 110 ans au centre du square Thomas Becket et qui, du fait des travaux de rénovation du lieu, a du être transporté vers ce nouvel emplacement qui, il faut le reconnaître, a très rapidement été adopté par les Avranchinais ; comme si, d’une certaine manière, ce beau monument d’Avranches avait toujours été là !

Aussi, ce matin, je souhaite tout particulièrement remercier monsieur Guy Anfray (et son épouse Claude) délégué départemental du Souvenir Français d’avoir accepté de déplacer ce monument si cher aux Avranchinais et plus particulièrement aux associations patriotiques. En effet, le déplacement d’un monument n’est jamais une chose simple, et vous, avec bienveillance, vous avez été au côté de la Ville dans ce projet. Et puis, je tiens à vous remercier personnellement car, ensuite, vous avez immédiatement reçu favorablement l’idée d’associer le nom du Souvenir Français à celui du colonel Arnaud Beltrame, victime de l’attaque terroriste de Trèbes le 23 mars dernier et décédé quelques heures plus tard, le lendemain, à Carcassonne.

Je remercie également les associations patriotiques, CATM et UNC, Christian Lodiel et Michel Bator qui depuis ont, eux aussi, été facilitateurs dans cette opération de translation du monument.

Mais pourquoi alors, me direz-vous, associer le nom d’Arnaud Beltrame au Souvenir Français ?

Il nous a semblé pertinent d’associer le nom du colonel Arnaud Beltrame à celui du Souvenir Français pour plusieurs « bonnes raisons ». Tout d’abord, avec l’inauguration de cet espace urbain, nous avions une belle opportunité d’associer le nom du gendarme tué à Trèbes à un lieu dont la vocation mémorielle est particulièrement forte. Ensuite, nous nous sommes souvenu du fort attachement d’Arnaud Beltrame à nos cérémonies patriotiques lorsqu’il était à Avranches. Et enfin, mieux qu’une simple rue, cet espace historique de la ville, l’ancien jardin des évêques, constitue un lieu propice au souvenir de cet homme et de son engagement, bien mieux qu’une simple rue.

Mais en fait, pouvait-il en être autrement puisque, je le rappelle, les objectifs du Souvenir Français transparaissent dans sa devise : entretenir, se souvenir et transmettre…
Là encore, je vous remercie toutes et tous ici présents d’avoir validé ce choix pour que nous arrivions à ce jour.

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Le choix du 18 juin

Le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, le Général de Gaulle appelait les Français à refuser la défaite et à poursuivre le combat avec lui en Grande-Bretagne, au sein des Forces Françaises Libres. Entouré de volontaires qui l’avaient rejoint dans son exil, il jetait les bases d’une alternative au régime de Vichy et à sa politique de collaboration avec l’Allemagne nazie : la France Libre.

En cela nous pouvons considérer qu’Arnaud Beltrame appartient à cette lignée de soldats, de Français, qui dans l’adversité, dans l’action même, a refusé de laisser se dérouler le « plan » prémédité par un terroriste dont l’objectif était de s’en prendre aux civils. Un soldat qui, dans l’action n’a pas hésité à mettre sa vie en péril pour épargner une vie civile.
À travers Arnaud Beltrame, ce matin, c’est bien son engagement que nous saluons. Ce matin, c’est tout autant à l’homme qu’à son acte héroïque que nous rendons hommage au cours de cette inauguration ; ce square appartient désormais à la géographie d’Avranches et son nom compte parmi ceux ayant marqué notre histoire locale et nationale.

Je souhaite également que ce temps d’inauguration soit un moment d’hommage à nos gendarmes qui, au quotidien, assurent notre sécurité. L’acte d’héroïsme du colonel Beltrame outre sa dimension exceptionnelle, nous a rappelé votre engagement, vos engagements en faveur de notre sécurité, ici, et partout ailleurs sur notre sol national.

Aussi ce square du Souvenir Français colonel Arnaud Beltrame est-il aussi un square dédié à la gendarmerie, de fait. Et nous n’oublions pas que le colonel Beltrame avait tenu le commandement de la compagnie d’Avranches durant quatre années, juste avant vous colonel Bétérous, et qu’il avait laissé ici en Normandie de nombreuses amitiés.

Enfin, pour conclure, cette brève allocution, je souhaite en votre nom à tous, adresser à la famille d’Arnaud Beltrame, sa maman et ses deux frères, toute l’amitié et la reconnaissance des habitants d’Avranches. J’étais en contact au cours des jours passés avec Cédric Beltrame qui m’a dit tout le bien qu’il pensait de notre démarche en m’affirmant qu’ils auraient aimé être présent s’ils avaient pu. À présent nous allons reprendre le déroulé de notre cérémonie vers le monument aux morts de la place Littré, avant le dépôt de gerbe des gendarmes, mais avant cela je souhaite vous remercier très sincèrement de votre présence fidèle à cette cérémonie.

Vive la République, vive la France !

 

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Memorial Day 2018

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Dimanche 28 mai matin, à Avranches, place Patton, avait lieu la traditionnelle cérémonie du Memorial Day, en hommage à tous les soldats américains tombés sur les champs de bataille des États Unis d’Amérique et à travers le Monde, de la Guerre de Sécession à nos jours.

En présence de Tim Ramier, membre de l’Association of Americans Resident Overseas, Philippe Bas et Jean Bizet, sénateurs, et Bertrand Sorre, député.

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La cérémonie s’est prolongée l’après-midi, à 16h00, au cimetière américain près de Montjoie-Saint-Martin. Elle est ouverte au public, venu nombreux.

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Au cimetière américain de Montjoie Saint-Martin, à quelques encablures de la ville de Saint-James, la très belle cérémonie franco-américaine du souvenir des victimes militaires américaines tombées en Normandie et dans l’ouest de la France lors du second conflit mondial s’est tenue sous un beau soleil.

C’est à l’issue de que s’est produite une rencontre extraordinaire avec John et Jacqueline Roman.
John est un des derniers vétérans de l’armée américaine qui débarqua en Normandie en 1944, il participa à la percée d’Avranches et fut blessé du côté de Mortain lors d’une patrouille tandis que 45 de ses camarades étaient tués lors de la tristement célèbre contre-attaque allemande ; ces 45 soldats reposent dans le cimetière normand où John revient chaque année en pèlerinage avec son épouse Jacqueline.

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Après une période de convalescence en Grande-Bretagne, John regagna la France pour participer à la bataille des Ardennes, c’est là qu’il rencontra Jacqueline à l’occasion d’un bal de campagne… Il y a 74 ans. Depuis, ils ne se sont jamais quittés.

Nous avons fait le pari de nous retrouver l’an prochain à Avranches pour le 75e anniversaire de la libération… « Finger crossed » m’ont-ils dit !

 

Partenariats territoriaux, ville, EPCI & Région Normandie

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Le lundi 4 décembre 2017, Avranches ainsi que la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie recevaient la visite d’Hervé Morin, président de la région Normandie.

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En début de matinée, en compagnie d’élus communautaires, le président Morin a visité les locaux de la société Théault, qui illustre le dynamisme du bassin économique d’Avranches. L’entreprise Théault fabrique des vans pour les éleveurs de chevaux, qui s’exportent à travers le monde, et connait une croissance remarquable du fait de savoir-faire exceptionnels. Dans un second temps, le président a rencontré une centaine de chefs d’entreprises du territoire pour évoquer avec eux les grands sujets de l’attractivite régionale, de l’emploi et de la formation.

Puis, le président Morin a été accueilli à l’occasion de la nomination d’Avranches par la Région parmi les 7 villes normandes lauréates du projet de redynamisation des centre-villes reconstruits.

Avranches fait en effet partie des villes sélectionnées par la Région Normandie dans le cadre de l’appel à projets lancé au printemps 2017, en direction des 19 villes normandes reconstruites, dont 16 villes moyennes. « La redynamisation des centres-villes reconstruits constitue un facteur important pour le développement et l’attractivité du territoire. C’est pourquoi, devant la qualité et l’ambition des dossiers déposés, la Région a décidé de retenir 7 villes, au lieu des 5 prévues, et d’augmenter l’enveloppe prévue à cet effet. Au total, la Région mobilisera plus de 11,3 millions d’euros, au lieu des 10 millions d’euros initialement prévus, pour accompagner les projets des villes lauréates » a déclaré Hervé Morin, Président de la Région Normandie.

Sur un montant de près de 5 millions d’euros, la Région devrait accompagner le projet de la ville d’Avranches à hauteur de plus d’1,5 million d’euros pour :

• La rénovation de l’îlot n°1, hautement symbolique car premier îlot reconstruit et situé en cœur de ville au carrefour de la place Littré, de la rue de la Constitution et de la rue du Dr Gilbert, en coopération avec les propriétaires privés (requalification des parties communes et cœurs d’îlots des immeubles en copropriété privée),

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• La réhabilitation du centre Jacques Simon, patrimoine remarquable de la reconstruction, doit y contribuer ; d’autant plus que s’y ajoutent un axe médico-social fort et une finalité d’inclusion des personnes handicapées, en lien avec les acteurs du territoire : institut médico-éducatif, centre médico-psycho-pédagogique (réhabilitation d’équipements publics emblématiques de l’architecture de la reconstruction),

• Le réaménagement de la place Carnot, lieu qui conserve la mémoire des bombardements et qui mérite un aménagement digne de sa situation privilégiée au centre de la Ville et à proximité du Jardin des plantes, .

Le passage en mairie du président Morin s’est achevé par la visite de la bibliothèque patrimoniale où nous avons pu examiner quelques beaux manuscrits médiévaux normands !

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Et, enfin, Nicolas Bellée, fondateur de la société WD bags, a pu remettre à Hervé Morin un sac estampillé Normandie 1066/1944 « made in Avranches ». Tout un symbole !

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En conclusion de cette visite, un temps d’échange a réuni une cinquantaine de maires de notre espace communautaire autour de discussions riches et variées : mobilité, économie, études supérieures ; autant de sujets qui feront l’avenir de notre territoire !

POUR LE MAINTIEN DE LA JUSTICE DE PROXIMITE 

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LES TERRITOIRES DU SUD-MANCHE ET LEURS REPRESENTANTS DEMANDENT LE MAINTIEN DES AUDIENCES FORAINES DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE COUTANCES À AVRANCHES

Par la présente motion, approuvée unanimement par le conseil municipal d’Avranches dans sa séance du 25 septembre 2017, nous demandons au ministère de la justice de revenir sur la décision de fermeture du service d’audiences foraines du Tribunal de Grande Instance de Coutances à Avranches.

L’accès de nos concitoyens à une justice de proximité est un principe fondamental de la République Française. C’est donc avec un étonnement certain, augmenté d’une sensation d’opacité quant au partage du processus décisionnel auprès des élus des collectivités territoriales concernées, que nous apprenons de multiples sources fiables, la fermeture prochaine du service d’audiences foraines du Tribunal de Grande Instance de Coutances à Avranches, soit dès le mois de janvier 2018.

Afin de mettre en lumière l’inanité de cette mesure au regard de l’intérêt général, revenons en premier lieu sur le contexte général. Fermetures de services hospitaliers, réforme de la carte judiciaire, baisse constante depuis plusieurs années des dotations aux collectivités, diminution drastique des contrats aidés : les mesures négatives à destination des territoires et tout particulièrement des territoires ruraux,  s’accumulent. Cette univocité des décisions prises nous donne l’impression suivante : le service public disparaît inexorablement de la ruralité, au point de remettre en cause certains fondements du Contrat Social. Elus, représentants des territoires ruraux, nous en constatons les conséquences depuis plusieurs années : la dégradation généralisée de la qualité du service public entraîne une augmentation corrélative du rejet de nos institutions, la résignation voire la colère de nos concitoyens que captent si facilement les démagogues.

Les arguments que nous avons jusqu’alors entendus, pour tenter de justifier cette disposition inique,  indiquent qu’une baisse des moyens alloués aux dépenses de personnel, soit ici l’application du principe comptable de non-remplacement de départs en retraite, semblerait conduire à l’arrêt des audiences foraines sur le site d’Avranches.

Si nous ne pouvons que comprendre l’impératif de la contribution de tous au redressement des comptes publics, nos collectivités y participant également et fortement, nous ne pouvons pas accepter le principe de la double peine : la fermeture en 2010 du Tribunal de Grande Instance d’Avranches puis celle des audiences foraines en 2018.

La géographie physique n’est pas qu’une vue de l’esprit. Certaines distances sont incompressibles. In fine, ce ne sont pas que les justiciables qui seront pénalisés, mais bien l’ensemble de nos institutions.

A cet égard, nous ne pouvons que reprendre à notre compte les conclusions du rapport sénatorial d’information n° 662 (2011-2012) de Mme Nicole BORVO COHEN-SEAT et M. Yves DÉTRAIGNE qui restent malheureusement d’une criante actualité.

La citation est longue mais éminemment évocatrice.

« La rationalisation engagée des implantations judiciaires a certes abouti à la suppression de juridictions qui ne présentaient plus des niveaux d’activité suffisants, mais elle a été contrariée par les dysfonctionnements ou les incohérences suscitées par ailleurs par la réforme elle-même.

Le redéploiement des effectifs a certes permis de renforcer des juridictions qui en avaient besoin, mais, emportées par une logique budgétaire, les suppressions de postes ont laissé certains tribunaux dans une grande difficulté.

Éprouvant durement les magistrats et les personnels judiciaires, elle n’a pourtant dû qu’à leur dévouement et à leur compétence de ne pas compromettre la continuité du service public de la justice.

Trop souvent, le justiciable a payé le prix de la réforme. Certains territoires ont été abandonnés. Les délais de traitements contentieux ont significativement augmenté et, surtout, la justice s’est éloignée des citoyens, sans qu’aient toujours été mises en place les structures censées garantir l’accès au droit. Il est à craindre que certains justiciables se soient eux-mêmes, en retour, éloignés de la justice. Des pistes existent pour remédier aux principales conséquences négatives de cette réforme.

Une politique volontariste de maintien de la présence judiciaire dans les lieux qui en sont privés doit être mise en œuvre, en mobilisant les moyens nécessaires. Au-delà, il sera nécessaire de réfléchir à une nouvelle organisation judiciaire, qui garantisse l’accès au juge de tous les justiciables. »

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Lieu de mémoire, patrimoine mondial & tourisme

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Le 14 septembre 2017, le temps d’une photo, à Courseulles (14), sur le site historique de Juno beach, où débarquèrent les troupes canadiennes du D-Day, Hervé Morin, président de la région Normandie a officiellement lancé la candidature pour l’obtention du label « patrimoine mondial de l’UNESCO » des plages du débarquement allié du 6 juin 1944.

Invité afin de représenter la Ville d’Avranches et ainsi manifester notre intérêt pour cette démarche mémorielle, je me suis rendu à cette manifestation comme de nombreux confrères maires afin de dire que notre ville mais aussi toute la communauté d’agglomération  Mont Saint-Michel Normandie #montsaintmichelnormandie adhèrent à ce projet ambitieux.

La percée d’Avranches, la contre-attaque de Mortain, faits historiques majeurs de la bataille de Normandie, les cimetières militaires de Montjoie-Saint-Martin et de Huisnes sur Mer, sont des éléments qui concourent à nous placer dans le sillage de notre région qui garde vivante la mémoire de cette histoire désormais inscrite dans les gènes des Normands.

 

Le granite de l’Avranchin, entre économie et patrimoine

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Le 12 septembre 2017, dans le cadre de nos visites de terrain, au cœur du territoire communautaire, j’ai bénéficié avec Franck Esnouf, vice-président en charge du pôle territorial du Val de Sée, d’une visite de la carrière Chatel à Saint-Michel-de -Montjoie, sous la houlette de Fabrice Fréret.

Aujourd’hui, 13 hommes travaillent dans cette carrière de granite et perpétuent la tradition millénaire des carriers normands qui fournirent les matériaux nécessaires à la construction de nos monuments dont le Mont Saint-Michel est le joyau.

Ce patrimoine géologique commun à l’ensemble de notre communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie, ce granit bleu d’une qualité extraordinaire est toujours utilisé dans de nombreux projets urbains, comme à Hambye, Bréhal, Avranches, Cherbourg, Caen, etc., mais la concurrence est rude avec les roches chinoises, brésiliennes ou encore portugaises…

Se pose enfin la question délicate de la relève puisque des départ en retraite, d’ici deux ans, risquent d’être difficiles à remplacer faute de formation adaptée à la transmission des savoir-faire devenus rares…

Il nous appartient de défendre notre patrimoine et ainsi favoriser le maintien de nos emplois et de nos entreprises.

 

Patrimoine, tourisme & échanges culturels européens

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Lundi 16 mai 2017, avec François Saint-James et Hervé Bierjon, directeur de l’office de tourisme de la communauté d’agglomération, j’ai accueilli à Avranches James St Aubyn et son épouse Mary, propriétaires du St Michael’s Mount en Cornouailles britanniques.

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L’histoire de ce cousin britannique de notre Mont Saint-Michel, situé à l’extrémité occidentale du Royaume Uni, est liée à notre territoire ; comme le précise le cartulaire du Mont Saint-Michel, fameux manuscrit conservé à Avranches, le mont anglais fut concédé par Édouard le Confesseur au Mont Saint-Michel au commencement du XIe siècle. Cette donation en faveur des moines normands fut confirmée après la conquête de 1066, lorsque Robert de Mortain devint comte de Cornouailles.
Voilà pourquoi entre ces deux endroits… toute ressemblance n’est en rien fortuite !
Aujourd’hui ouvert à la visite, 400 milles touristes se pressent chaque année vers le rocher pour admirer son somptueux jardin exotique et la résidence du Lord St. Levan chef de la famille St. Aubyn.

Cette rencontre avait vocation à ébaucher les liens futurs de coopération entre notre communauté d’agglomération et cette belle région touristique de Grande Bretagne.

Pour en savoir plus : www.stmichaelsmount.co.uk
https://www.facebook.com/stmichaelsmount/?fref=ts

#montsaintmichelnormandie

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Cérémonie du souvenir des déportés 2017, à Avranches

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Ce dimanche matin, 30 avril 2017, malgré la pluie quelques avranchinais, élus, anciens combattants, portes drapeaux, simples citoyens se sont retrouvés au square Mainemer, à Avranches, pour honnorer la mémoire des victimes et des héros de la Déportation.

Cette célébration n’est pas uniquement tournée vers l’histoire, vers le passé, mais bien vers notre présent et notre avenir.

Ce matin, nous nous sommes souvenus des habitants d’Avranches ayant connu la déportation et l’extermination dans les camps de la mort ; de Simon et Rose Rosenthal et de leur fils Jacques déportés vers le camp d’Auschwitz en 1942.
Nous nous souvenons aussi de Joseph et Dina Mainemer eux aussi déportés vers Auschwitz en 1942. Nous nous souvenons enfin d’Albert Mendelbaum lui aussi dénoncé et arrêté qui s’évada du camp d’Aurigny en juin 1944.

Et nous rendons hommage aux justes d’Avranches Paul et Elise Thomas qui recueillirent Estelle Rosenthal en octobre 1942 et l’élevèrent comme leur propre fille.
Nous rendons hommage aussi à Henri et Madeleine Bitard habitants d’Avranches qui abritèrent pendant 40 jours à leur domicile de novembre à décembre 1942 Anne-Marie Mainemer et Rose-Marie Mainemer avant leur évasion vers Caen puis Lyon.

Confrontés au constat de la montée des nationalismes, des discours xénophobes, conscients de l’augmentation du racisme sous toutes ses formes, de l’émergence des fanatismes politiques ou religieux et à la fréquente remise en cause des principes du droit et de la démocratie, le message de cette cérémonie est plus que jamais d’actualité.

La journée du souvenir nous donne donc l’opportunité de lancer un appel pour que tous les efforts soient poursuivis afin de donner tout son sens à notre devise républicaine : Liberté, Égalité & Fraternité

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Lettre à ceux qui n’iront pas voter le 7 mai 2017…

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À ceux qui n’iront pas voter le dimanche 7 mai prochain, qui voteront blanc, qui passeront leur temps à critiquer Emmanuel Macron dans la campagne de l’entre-deux-tours sans clairement appeler à voter pour lui, ou pire qui iront voter Marine Le Pen dans un calcul stratégique déroutant, j’adresse cette lettre.

La victoire d’Emmanuel Macron au premier tour est démocratique

Elle est la conjonction de deux facteurs : sa capacité à convaincre, peu importe les raisons, et l’incapacité de ses concurrents à proposer une meilleure offre politique que celle du candidat « en marche » ou que celle de Marine Le Pen.

Elle est le résultat d’un vote incontestable. Dimanche dernier, malgré tous les biais connus et une nouvelle fois constatés (sous-représentation du vote populaire, abstention de plus de 20% du corps électoral, influence des sondages et des temps de présence médiatiques, etc.) il faut reconnaitre que les citoyens français ont démocratiquement donné une majorité à Emmanuel Macron, avant Marine Le Pen. Ne pas le reconnaitre serait aussi contreproductif que d’accuser l’arbitrage ou le terrain lorsqu’une équipe de football perd son match, ne serait-ce que par 1-0.

L’humilité de ceux qui se prétendent responsables politiques devrait d’abord les amener à reconnaitre les raisons de leurs échecs. On ne peut pas aussi facilement accuser les médias, le système, les autres, le libéralisme etc. Il y a peut-être une incapacité à proposer un chemin politique fédérateur. Peut-être que les français n’ont pas voulu d’un candidat mis en examen. Peut-être que la France n’a pas voulu de Jean-Luc Mélenchon (85% de l’électorat inscrit est contre la France insoumise) Peut-être que le candidat du parti socialiste n’a tout simplement pas réussi à proposer un récit fédérateur faisant oublier le ressenti du quinquennat socialiste (95% de l’électorat inscrit n’a pas voté pour Benoît Hamon), et que son programme a justement été très bien entendu. Il serait prétentieux d’affirmer le contraire, à moins d’être ventriloque et de faire parler des millions d’électeurs à sa place. Il est d’ailleurs paradoxal qu’Emmanuel Macron, régulièrement comparé à un François Hollande bis, soit aujourd’hui devenu l’épouvantail d’une gauche qui a appelé sans sourciller en 2012 à voter au deuxième tour pour François Hollande.

La victoire d’Emmanuel Macron est relative et ne ferme pas le champ des possibles

Aucun candidat n’a réussi à convaincre plus de 20% des électeurs inscrits. Cela signifie aujourd’hui qu’un candidat passe au second tour avec 80% d’un électorat qui ne partage pas son programme et ses opinions. Battre Marine Le Pen avec un rapport de force comparable à 2002 (80-20), c’est laisser le champ des possible ouvert à des candidatures alternatives.

Appeler à voter François Hollande n’a pas empêché Jean-Luc Mélenchon de réaliser un score historique. Appeler à voter Jacques Chirac n’a pas empêché le parti socialiste de remporter les élections présidentielles de 2012 et toutes les élections intermédiaires entre 2007 et 2012. Appeler à voter Emmanuel Macron n’empêchera pas la droite républicaine d’avoir toutes ses chances pour les prochaines échéances.

Il s’agit, comme toujours dans un régime de démocratie représentative, de construire une offre politique sérieuse et constructive, composée de représentants nouveaux et compétents, prêts à refuser les calculs partisans minables et à l’écoute d’une base militante importante : socialement représentative. Un personnel politique qui serait en capacité de diriger la 8ème puissance économique mondiale (un des meilleurs systèmes dans les domaines de l’éducation, de la santé – avec la 10ème espérance de vie mondiale -…).

Dimanche 7 mai, je voterai sans sourciller pour Emmanuel Macron

Indépendamment des projets économiques ou sociaux, les solutions au malaise démocratique existent : le non-cumul des mandats, la proportionnelle, le vote majoritaire, le scrutin législatif par liste, le renouvellement des représentants. Aucune n’est portée par le front national. Voir ce parti dépasser les 30% devrait glacer le sang d’une gauche fracturée, aux abois, et d’une droite républicaine coupée en deux.

Tout le monde s’accorde à dire que le FN prive les français d’un véritable débat sur l’avenir du pays. Même le débat entre le souverainisme et l’intégration européenne est subtilisé par un parti dont les origines vichystes se rappellent à notre mémoire.

Rappelons que dans les instances de la Région Hauts de France, terre du socialisme et de l’internationale ouvrière, la gauche n’est même plus représentée faute d’avoir su proposer une alternative crédible en 2015 ; conséquence aussi d’une génération d’élus socialistes qui a préféré la corruption à l’intégrité et les micro-calculs personnels à l’intérêt général dans une territoire touché par la désindustrialisation (Dallongeville, Mellick…).

Dimanche 7 mai 2017, je voterai donc Emmanuel Macron. Dès le lendemain, je serai son premier opposant démocratique mais aussi le premier à proposer des politiques constructives et progressistes pour mon pays et mon territoire.

Continuer pendant les prochains jours le ni-ni, la critique banalisée de Macron, appeler à ne pas aller voter le 7 mai, c’est envisager un FN à plus de 30%. C’est donc lui ouvrir les portes du pouvoir. C’est enfin casser les dynamiques alternatives. Cessons. Le 7 mai, sans sourciller, je voterai Emmanuel Macron.

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Vers un EPIC national Mont Saint-Michel

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Jeudi 20 avril 2017, en tant que président de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie, et en compagnie de Gilbert Badiou, d’Érick Goupil, de Jean Pierre Carnet et de Vincent Bichon, (vice présidents de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie), de Yan Galton et d’Alexis Sanson (maires des communes du Mont-Saint-Michel et de Beauvoir) et une délégation d’élus normands et bretons, comprenant notamment Hervé Morin, le président de la région Normandie, et Philippe Bas, le président du département de la Manche, j’ai répondu à l’invitation du premier ministre Bernard Cazeneuve, à l’hôtel de Matignon, afin d’évoquer la future gouvernance du site du Mont Saint-Michel. 

Le premier ministre a validé la proposition d’un EPIC (Établissement Public à caractère Industriel et Commercial) national qui fera la part belle à la concertation entre les collectivités locales, le Centre des Monuments Nationaux et l’État.

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Communiqué de presse :

Une nouvelle ambition pour le Mont-Saint-Michel – Déclaration commune du Premier ministre et des élus de la baie du Mont-Saint-Michel

Le Mont-Saint-Michel est une composante exceptionnelle du patrimoine mondial. Parmi les sites les plus fréquentés et les plus renommés, il contribue au rayonnement de la France. Le rétablissement de son caractère maritime a ouvert une nouvelle étape de son histoire. Ce grand projet, rendu possible par un partenariat sans précédent entre l’Etat, les collectivités normandes, bretonnes et l’Europe, est un succès incontestable et une fierté pour tous ceux qui l’ont rendu possible.

Face à une évolution des pratiques touristiques et au risque d’érosion du pouvoir d’attraction du site, ces nouvelles infrastructures doivent servir un projet ambitieux pour le Mont-Saint-Michel et sa baie.
C’est à la préparation de ce projet que doivent maintenant s’atteler l’Etat et les collectivités. Cette ambition doit être portée par un projet de développement durable et global : les enjeux patrimoniaux, culturels, touristiques, environnementaux et économiques sont immenses.

Plusieurs initiatives ont permis d’engager une nouvelle dynamique, et notamment le « contrat de destination » signé entre l’Etat, Atout France et les régions Normandie et Bretagne et les travaux engagés par l’InterScot dans le cadre du projet de territoire à l’échelle de la baie.

Une nouvelle organisation des pouvoirs publics et une initiative forte de l’Etat sera nécessaire pour porter une nouvelle ambition pour le site du Mont Saint-Michel, en cohérence avec ces démarches conduites dans les territoires à l’échelle de la baie.

Chacun reconnait la complexité du cadre d’intervention sur le Mont-Saint-Michel, qui concentre avec une rare densité un grand nombre d’autorités publiques et d’acteurs privés jouant tous un rôle sur l’expérience du visiteur. Depuis le parc de stationnement jusqu’au Mont Saint-Michel, interviennent un syndicat mixte, deux communes, le centre des monuments nationaux, un délégataire de service public et de nombreuses initiatives privées. Ces acteurs doivent coordonner leurs interventions quand bien même leurs intérêts à court terme puissent paraître antagonistes. Sur le même espace interviennent également des normes nombreuses, dont l’exigence reflète les caractéristiques exceptionnelles du lieu mais qu’il convient de pouvoir adapter pour tenir compte également de sa spécificité.

Sur le plan économique, la dispersion des acteurs rend difficile la bonne allocation des ressources financières apportées par les deux millions de visiteurs du Mont-Saint-Michel, et a conduit à reporter sur les seules collectivités l’essentiel des charges relatives à l’accueil des visiteurs et à l’exploitation du barrage qui a redonné son insularité au Mont-Saint-Michel.

Dans ces conditions, l’initiative de l’Etat est indispensable pour élaborer, avec les acteurs locaux, cette nouvelle ambition et pour organiser une gestion intégrée des services rendus aux visiteurs et aux habitants.

S’appuyant sur les propositions figurant dans le rapport rédigé à la demande de Manuel VALLS par Philippe Belaval, président du Centre des monuments nationaux, et par Nicole Klein, préfète de région, le Premier ministre, Bernard CAZENEUVE engage, en accord avec l’ensemble des collectivités locales impliquées, la volonté de l’Etat de porter une nouvelle ambition pour le Mont-Saint-Michel.

Deux décisions sont prises :

  • Le Gouvernement engage la création d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) national du Mont-Saint-Michel, dont la mission sera de coordonner la gestion et le développement du site, depuis le stationnement et les transports jusqu’à l’Abbaye ;
  • Dans la phase de création de l’EPIC, l’Etat reprend la responsabilité de l’exploitation du barrage sur le Couesnon pour poursuivre les travaux hydrauliques et le suivi environnemental de la Baie, confirmant ainsi l’enjeu national que recouvrent ces travaux. Cette décision conduira l’Etat à apporter l’ensemble des financements nécessaires pour l’exploitation du site, pour 2017 et 2018, dans l’attente d’une décision définitive sur l’insertion de ce barrage dans le périmètre d’un futur établissement assurant la gestion et le développement du Mont Saint-Michel.

Adolphe COLRAT, Inspecteur général des Finances, ancien préfet de la Manche, est chargé d’une mission de préfiguration de ce futur EPIC. Il aura en particulier la responsabilité de rédiger les textes législatifs et réglementaires nécessaires à la création et de construire, avec les collectivités territoriales et le CMN, un nouveau modèle économique pour financer les services rendus aux visiteurs du Mont-Saint-Michel. Ce modèle devra reposer sur les recettes issues de la fréquentation du site et ne pas donner lieu à des contributions publiques d’équilibre. Dans ce cadre, l’amélioration de l’exécution de la Délégation de service public, concernant le transport et le stationnement, sera un chantier prioritaire.

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Etaient présents :

Le Premier ministre

  • M. Hervé MORIN, Président de la Région Normandie
  • M. Philippe BAS, Sénateur, Président du département de la Manche
  • Mme Anne GALLO, vice-présidente chargée du tourisme et du patrimoine, représentant M. Jean-Yves LE DRIAN, Président de la Région Bretagne,
  • M. Jean BIZET, Sénateur de la Manche
  • M. David NICOLAS-MERY, Président de la communauté d’Agglomération Mont Saint-Michel Normandie
  • M. Yann GALTON, Maire du Mont Saint-Michel
  • M. Alexis SANSON, Maire de Beauvoir
  • M. Vincent BICHON, Premier adjoint au maire, représentant M. André DENOT, Maire de Pontorson,
  • M. Gilbert BADIOU, Président du Syndicat Mixte du Pays, Maire de Saint-Hilaire-du-Harcouët
  • M. Erick GOUPIL, Inter-Scot, Maire d’Isigny-le-Buat
  • M. Claude RENOULT, Président du PETR du pays de Saint-Malo, Président de Saint-Malo agglomération et Maire de Saint-Malo,
  • M. Pierre-Yves MAHIEU, Vice-président du PETR du pays de Saint-Malo en charge de l’aménagement, Conseiller départemental, et Maire de Cancale,
  • M. Louis THEBAULT, Vice-président du PETR du pays de Saint-Malo  et Maire de Pleine-Fougères,

Pour plus d’informations : http://www.gouvernement.fr/…/9142-une-nouvelle-ambition-pou…

Agriculture, culture et tourisme normands

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Agriculture

Les lundi 27 et mardi 28 février 2017, ont été l’occasion de quitter le territoire du sud-Manche pour une « escapade parisienne » afin de participer à l’inauguration du stand de la Normandie au salon de l’agriculture.

Lors de ce moment officiel, qui a permis au élus des cinq départements normands et au président de la région d’affirmer l’attachement de la Normandie à son agriculture (avec la visite du premier ministre), de nombreux échanges ont pu se faire avec les professionnels normands des filières agricoles régionales. La crise est bien là mais la volonté de tous est manifeste pour repenser les modes de productions.

Un compte-rendu de ce moment est disponible en ligne sur le site Agri-culture.fr :

http://www.agri-culture.fr/article/agriculture-dossiers/sia-2017-le-pavillon-de-la-normandie-symbole-de-la-reunification

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Le premier ministre Bernard Cazeneuve s’accorde une halte prolongée sur le stand de la Manche au côté de Philippe Bas

L’espace dédié à l’élevage avec les plus beaux spécimens de nos races locales régionales, dont nos superbes vaches normandes ou encore notre mouton avranchin : un patrimoine remarquable

Culture

De l’agriculture à la culture, il n’y a qu’un pas ! Le lundi soir, à l’hôtel de Sully, avait lieu la présentation du projet de festival de musiques sacrées (des trois religions monothéistes) qui verra le jour cette année du 21 au 24 septembre.
Tout le sud-Manche est concerné par ce projet porté par le département de la Manche et le groupe Bayard, le centre des monuments nationaux.
La communauté de commune Granville Terre & Mer et la communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie seront partenaires de cet événement national dont la programmation a été confiée à René Martin (Directeur artistique de la folle journée de Nantes) qui proposera plus de 80 concerts répartis sur plusieurs sites remarquables des deux collectivités : Ardevon, Avranches, Carolles, Granville, Genêts, Pontorson, etc., pour s’achever en apothéose au Mont Saint-Michel !

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Henri Martin, en charge de la programmation du festival, au côté du président du Conseil Départemental Philippe Bas de Philippe Bélaval directeur du Centre des monuments nationaux, au côté des élus du sud-Manche Jean-Marie Sévin, président de Granville Terre & Mer, et Michel Caens, élu de Bréhal également vice-président culture et patrimoine du Pays de la Baie

Tourisme

Pour clore ces deux journées hors d’Avranches, j’étais le mardi 28 février à Fécamp pour assister à l’assemblée générale du « cluster » Normandie médiévale qui se tenait au Palais de la Bénédictine de Fécamp. Ce club composé de collectivités, d’associations et de professionnels du tourisme, est porté par le Conseil régional de Normandie et le Comité régional du tourisme de Normandie, représentés par Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback, maire de Fécamp, dans lequel la Ville d’Avranches mais aussi la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel Normandie tiendront une place importante.

Le cluster Normandie médiévale permettra de fédérer les sites et territoires liés à la thématique du Moyen Âge, mais aussi de coordonner et de valoriser leurs actions et manifestations. Édition d’une brochure, labellisation d’événements, création d’un site internet, publication d’un Guide du Routard et développement des relations presse, voilà quelques actions concrètes déjà en marche pour promouvoir la Normandie médiévale.

Plus d’informations sur la démarche du cluster Normandie médiévale sur le site de la Chaîne Normande :

http://www.lachainenormande.tv/Replay/informations/Le-journal-en-image/Cluster-Normandie-medievale-Y1ihdwULkw.html

 

Communauté d’agglomération #MonstSaintMichelNormandie !

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Mont-Saint-Michel Normandie s’anime…

Depuis le 7 janvier, date de l’élection de la présidence et des vice-présidences de la communauté d’agglomération, nous mettons peu à peu les choses en place. Les réunions de bureau se succèdent et permettent de préparer les assemblées communautaires où sont prises les délibérations qui doivent nous permettre de fonctionner de manière opérationnelle.

J’ai tenu aussi à procéder rapidement au lancement des visites de proximité du président et du bureau communautaire auprès des élus et des agents de la Communauté d’Agglomération : Mortain-Bocage, Sourdeval et Barenton, Saint-James…

Les échanges sont enrichissants et les rencontres sont conviviales avec les élus municipaux et communautaires et les agents des Pôles territoriaux, au sein des Espaces Publics Numériques, Maisons de Services au Public, accueils de loisirs … La communauté d’agglomération s’anime peu à peu !

En vidéo, mon interview du 16 janvier par Édouard Frémy sur Sea fm :

 
délégations aux vice-présidents :
  • 1er vice-président : Bernard Tréhet, chargé de l’économie; maire de Brécey et ancien président de la communauté de communes du Val de Sée.
  • 2e vice-président : Catherine Brunaud-Rhyn, chargée du tourisme; maire de Genêts et candidate à la présidence de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel-Normandie.
  • 3e vice-président : Serge Deslandes,chargé du développement durable et de la prospective; conseiller municipal de Fontenay et ancien président de la communauté de communes du Mortainais.
  • 4e vice-président : Jean-Pierre Carnet, responsable du pôle de Saint-James, chargé de l’enfance et de la jeunesse; maire de Saint-Aubin-de-Terregatte et ancien président de la communauté de communes de Saint-James.
  • 5e vice-président : Gilbert Badiou, responsable du pôle de Saint-Hilaire-du-Harcouët, chargé des marchés publics; maire et ancien président de la communauté de communes de Saint-Hilaire-du-Harcouët,
  • 6e vice-président : Albert Bazire, responsable du pôle du Mortainais et chargé de la mobilité; maire de Sourdeval et ancien vice-président de la communauté de communes du Mortainais
  • 7e vice-président : Erick Goupil, chargé de l’urbanisme et de l’habitat; maire d’Isigny-le-Buat et ancien vice-président de la communauté de communes Avranches-Mont-Saint-Michel,
  • 8e vice-président : Jacques Lucas, chargé des ressources humaines; maire de Saint-Martin-des-Champs et ancien vice-président de la communauté de communes Avranches-Mont-Saint-Michel,
  • 9e vice-président : Vincent Bichon, chargé de la gestion durable de la ressource en eau et de la protection des milieux aquatiques et du littoral; adjoint au maire de Pontorson et ancien vice-président de la communauté de communes Avranches-Mont-Saint-Michel,
  • 10e vice-président : Peggy Cochat, chargée de l’assainissement et des déchets; adjointe au maire d’Avranches et ancienne vice-présidente de la communauté de communes Avranches-Mont-Saint-Michel,
  • 11e vice-président : Franck Esnouf, responsable du pôle du Val-de-Sée et chargé de la communication et de l’assemblée; maire de Saint-Laurent-de-Cuves et ancien vice-président de la communauté de communes du Val de Sée,
  • 12e vice-président : Gérard Loyer, chargé du patrimoine; maire de Grandparigny et ancien vice-président de la communauté de communes de Saint-Hilaire-du-Harcouët,
  • 13e vice-président : Denis Laporte, chargé de la vie quotidienne; maire de Ducey-Les Chéris et ancien conseiller de la communauté de communes Avranches-Mon-Saint-Michel,
  • 14e vice-président : David Juquin, chargé des finances; adjoint au maire de Saint-James et vice-président de la communauté de communes de Saint-James,
  • 15e vice-président : Jessie Orvain, chargée de la culture; adjointe au maire d’Isigny-le-Buat et ancienne conseillère de la communauté de communes Avranches-Mont-Saint-Michel.

L’assemblée délibérante comprend 158 élus.

source : https://www.wikimanche.fr/Communauté_d%27agglomération_Mont-Saint-Michel-Normandie

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Hommage à Robert Duchesnay

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Le Jeudi soir 26 janvier, nous étions nombreux autour de Robert Duchesnay, pour dévoiler la plaque apposée sur la salle omnisport du stade Fenouillère, qui porte désormais son nom.

En procédant à ce baptême, la ville d’Avranches a souhaité honorer cet homme remarquable, grand sportif et éducateur hors pair, qui fut ancien joueur puis entraineur historique de la Saint-Michel Avranches Basket et professeur d’EPS à l’Institut Notre-Dame pendant plus de 30 ans.
Jean-Pierre Siutat, le président de la Fédération française de Basketball, les anciens élèves et joueurs du club, anciens collègues et amis, responsables d’associations sportives et personnalités politiques ont répondu en nombre à cette invitation.

Pour la petite histoire il faut rappeler que la salle Robert Duchesnay fut inaugurée en 1961 sous la mandature de Léon Jozeau-Marigné et que c’est notre sportif qui en avait été l’instigateur !

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Sur la photo, autour de Jean-Pierre Siutat, Président de la FFBB et de Robert Duchesnay, on peut reconnaître Dominique Lauranson, Daniel Blier, Jean-Paul Forveille, Gilles Deniseau, Daniel Forveille et Philippe Guillot.

Allocution de présentation de ma candidature lors de l’élection à la présidence de la communauté d’agglomération

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À Isigny-le-Buat, le samedi 7 janvier 2017

Mesdames et messieurs, chers collègues,

Je prends la parole quelques instants pour vous présenter ma candidature à la présidence de notre communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel/Normandie mais aussi vous présenter tous mes vœux de réussite dans ce grand projet de territoire que je souhaite conduire avec vous tous.

Notre assemblée réunie ce matin à Isigny-le-Buat est la concrétisation d’un travail accompli l’an passé avec un grand nombre d’entre vous.

Et c’est ce travail collectif qu’il va nous falloir prolonger pour construire au fil des mois et des années un vrai projet politique au service de nos communes ; car je suis convaincu que nos communes demeurent le socle primordial de notre démocratie et qu’elles doivent être entendues au quotidien dans un projet comme celui-ci.

Ma candidature porte un projet de gouvernance apaisée, je serai le garant du dialogue entre toutes les communes et tous les bassins de vie de notre communauté, quelques soient leurs tailles, leurs atouts ou leurs faiblesses.

Je souhaite donc fédérer autour de moi une gouvernance durable qui respecte les principes essentiels de proximité, d’efficacité et de réactivité et qui sache œuvrer à la maîtrise des dépenses de fonctionnement et de la fiscalité.

L’ampleur de la tâche est importante puisque tout est à construire ! Mais je souhaite que cette construction se fasse collégialement et dans la durée !

Bien entendu il sera demandé au président et aux membres du bureau une très grande disponibilité et une réelle assiduité dans le suivi des dossiers.

C’est pour cette raison que je m’engage devant vous ce matin à une grande disponibilité (puisque je ne conserverai que mon mandat de maire) pour travailler avec vous tous et être un bon capitaine de cette équipe que nous allons mettre en place tous ensemble aujourd’hui.

Mon vœu le plus cher pour notre communauté d’agglomération rurale est qu’elle devienne rapidement un territoire de projet, un territoire solidaire et uni, pour répondre aux enjeux économiques, agricoles, touristiques, de santé, un territoire doté d’une forte qualité de vie au sein d’une région qui désormais devra compter sur nous !

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Un collectif d’élus soutient ma candidature à la présidence de la nouvelle communauté d’agglomération

À la Une

Le 7 janvier 2017, aura lieu l’élection du président de la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel–Normandie. Un collectif d’élus du sud-Manche soutient ma candidature ; voici le communiqué de presse conjoint qui a été transmis à la presse :

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Légende : Jean-Pierre Carnet (président de la communauté de communes de Saint-James), David Nicolas (assesseur de la CDCI), Gilbert Badiou (président de la communauté de communes de Saint-Hilaire du Harcouët

« Nous portons David Nicolas comme candidat à la présidence de la Communauté d’Agglomération Mont-Saint-Michel–Normandie. Cette candidature n’est pas le fait d’une décision individuelle. Elle résulte d’une décision collective.

Notre projet communautaire est fédérateur. Il repose sur le respect des maires, des communes et des bassins de vie. Tout au long de l’année 2016, de nombreuses réunions de travail l’ont élaboré et ses grands principes ont été validés dans une charte de gouvernance.

Convaincus par la nécessité de renforcer les communes comme l’échelon de base de la République et le socle de la démocratie locale, nous défendons un fonctionnement communautaire de proximité fondé sur les pôles territoriaux auxquels chaque commune pourra librement adhérer.

La ruralité a un rôle majeur à jouer. Notre communauté d’agglomération rurale doit être l’instrument efficace d’un développement harmonieux pour l’ensemble des territoires, dans les domaines fondamentaux que sont l’économie, le tourisme, l’agriculture et l’amélioration de la qualité de vie.

Notre nouveau territoire de solidarité est au service de projets politiques ambitieux. Nous vivons dans un pays remarquable dont le Mont-Saint-Michel constitue le fer de lance. La Normandie devra compter avec nous pour développer sa stratégie.

Comme beaucoup d’élus communautaires, nous sommes prêts à nous engager fortement pour le territoire. Nous serons entièrement à son service, constamment présents et à l’écoute. La méthode de travail que David Nicolas préconise est collégiale, respectueuse des personnes et des territoires. La constitution de services réactifs et efficients est notre priorité. Nous comptons maîtriser les dépenses de fonctionnement et la fiscalité. Ambassadeurs actifs de notre Sud-Manche, nous souhaitons nous consacrer à sa promotion pour développer les partenariats avec le Département, la Région, l’État, l’Union Européenne et les partenaires privés.

Les défis qui nous attendent sont nombreux et nous avons conscience du travail qu’il va falloir accomplir. »

Une journée hors d’Avranches

À la Une

Mercredi 14 décembre 2016, j’étais en déplacement hors d’Avranches pour assister, à la mairie de Lisieux, à une présentation de la nouvelle politique contractuelle de la région Normandie, par le president Hervé Morin.
En 2016, les maires des 22 villes moyennes de Normandie ont élaboré avec les élus de la région une véritable stratégie de développement à l’intention de nos villes centres qui, au sein des grandes inter-communalités, devront jouer un rôle de locomotive dans les domaines de la Santé, des transports, de l’économie, de l’aménagement de leurs centre-villes et de la formation.
Le président a réaffirmé l’importance des politiques dites de développement durable qui devront miser sur la biodiversité, la bonne gestion des ressources en eau, la maîtrise des dépenses énergétiques, etc., en précisant que 10 territoires seront choisis afin de bénéficier d’une labellisation spécifique dans le champ de l’autonomie énergétique notamment.

Puis, l’après-midi, je poursuivais mon périple à Paris, au Palais Royal, pour l’installation du nouveau Conseil National de l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel.
Recenser, étudier et faire connaître les patrimoines, telles sont les missions des services régionaux de l’inventaire dont les politiques nationales sont décidées dans cette instance où je siège désormais en tant que représentant des maires de France.
Mission nationale, certes, mais avec une dimension locale forte tant les enjeux sont primordiaux à l’échelle de notre future communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel/Normandie.
Enjeux de sauvegarde et de valorisation de nos patrimoines architecturaux, culturels, environnementaux et paysagers ; mais aussi enjeux économiques et touristiques forts avec une véritable stratégie de développement à élaborer au cours des mois prochains entre la Région, le Département et l’EPCI.
Cette réunion tripartite qui réunissait l’État, les instances scientifiques de l’Inventaire et des Universités, et les collectivités (régions et communes de France) a permis d’esquisser une feuille de route pour l’année 2017 avec, notamment, un projet national d’étude des spécificités du littoral national ; la Baie du Mont-Saint-Michel y occupera une place importante.

Ce 14 décembre restera pour moi une journée importante au cours de laquelle j’aurais eu l’opportunité de faire rayonner le nom d’Avranches à l’échelle normande et nationale en amorçant de belles coopérations futures au service de beaux projets.

Au service du patrimoine national

À la Une

J’ai appris aujourd’hui 6 décembre 2016, jour de la Saint-Nicolas, par un courrier signé de François Baroin, président de l’association des maires de France, ma nomination au sein du CONSEIL NATIONAL DE L’INVENTAIRE GÉNÉRAL DU PATRIMOINE CULTUREL.

L’inventaire général du patrimoine culturel, anciennement appelé inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France et désigné couramment comme « inventaire général », est un service national créé par décret du 4 mars 1964 à l’initiative d’André Malraux et d’André Chastel.

Sa mission est de « recenser, étudier et faire connaître les éléments du patrimoine qui présentent un intérêt culturel, historique ou scientifique ».

Cette désignation par le président Baroin, maire de Troyes, est un véritable honneur fait à la ville d’Avranches et à son maire et j’aurai à coeur d’oeuvrer au sein de cette institution à la valorisation de notre patrimoine national.

***

Décret n°2005-835 du 20 juillet 2005 pris en application de l’article 95 de la loi n°2004-839, art.7

Le Conseil national de l’Inventaire général du patrimoine culturel est présidé par le ministre chargé de la culture et, en son absence, par le directeur général des patrimoines.

Il est composé, outre son président, de quatorze membres :

• Quatre membres de droit :

→ le ministre chargé de la recherche ou son représentant ;
→ le ministre chargé de l’équipement ou son représentant ;
→ le chef de l’inspection des patrimoines ou son représentant ;
→ le directeur de l’unité mixte de recherche André Chastel (UMR 8150) ou son représentant;

• Cinq représentants des collectivités territoriales :

a) trois représentants ou leur suppléant, désignés par l’Association des régions de France:

→ Madame Hélène GIRAL, conseillère régionale de la Région Occitanie et monsieur Philippe Nachbar, conseiller régional de la Région Grand Est, son suppléant,
→ Madame Agnès SINSOULIER-BIGOT, Vice-Présidente du Conseil Régional de Centre Val de Loire et madame Anne GALLO, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, sa suppléante.
→ Monsieur Bertrand MASSON, conseiller régional de la Région Grand-Est et madame Emmanuelle DORMOY Vice présidente du conseil régional de Normandie, sa suppléante.

b) un représentant ou son suppléant, désigné par l’Assemblée des départements de France:

→ Véronique RIVRON, Vice-présidente du Département de la Sarthe et monsieur Raoul L’HERMINIER conseiller départemental du département de l’Ardèche, son suppléant

c) un représentant ou son suppléant, désigné par l’Association des maires de France:

→ Monsieur David NICOLAS, Maire d’ Avranches, Mme Christine MARTIN, Adjointe au maire de la ville de Dijon, sa suppléante

• Cinq personnalités qualifiées désignées en raison de leurs compétences scientifiques :

a) trois par le ministre chargé de la culture, dont deux agents exerçant leurs fonctions dans des services chargés de l’inventaire général du patrimoine culturel :

→ Madame Sabrina DALIBARD, conservatrice du patrimoine, chef du service chargé de l’inventaire général du patrimoine culturel de la région Bourgogne Franche-Comté ;
→ Madame Bénédicte RENAUD-MORAND, conservatrice en chef du patrimoine au service chargé de l’inventaire général du patrimoine culturel de la région Auvergne-Rhône-Alpes;
→ Monsieur Jean-Baptiste MINNAERT, professeur d’histoire de l’art contemporain (Architecture et urbanisme XIXème et XXème siècle) à l’Université de PARIS SORBONNE;

b) une par la conférence des présidents d’université :

→ Madame Françoise MITTELETTE, Directrice du Service Universitaire d’Activités Culturelles à l’Université de Reims Champagne-Ardenne,

c) une par l’Association des régions de France:

→ Monsieur Eric CRON, chef du service chargé de l’inventaire général du patrimoine culturel de la région Nouvelle Aquitaine, site de Bordeaux.

La question des gens du voyage à Avranches

À la Une

Il n’a pas échappé aux habitants de notre ville ainsi qu’à ceux des environs que nous sommes aujourd’hui dans une impasse concernant l’accueil des « gens du voyage ». Ces personnes tantôt appelée « gitans », « manouches », « romanichels », « nomades », doivent être selon les termes de la loi française accueillis sur des aires d’accueils mise à disposition par les collectivités territoriales, moyennant un tarif de location d’emplacement voté par délibération de ladite collectivité.

Chez nous, c’est la communauté de Commune d’Avranches qui exerce cette compétence et qui met à disposition une aire située à l’écart de la ville, entre la Sée et la route des carrières d’Apilly. Mais voilà, au fil des ans, cette aire est devenue trop petite, incapable d’absorber l’ensemble de ces nomades.

Alors, en effet, ces français « pas comme les autres » vivent différemment, attisent les suspicions, agacent, voire suscitent une franche animosité entachée de xénophobie voire de racisme.

Pourtant, pour les côtoyer, bien que leur mode de pensée diffère de celui des sédentaires, dans leur grande majorité ces gens n’aspirent qu’à la tranquillité, souhaitent la scolarisation de leurs enfants et espèrent trouver le « terrain » susceptible de les accueillir durablement.

Depuis maintenant plusieurs semaines, le quartier du Pont-Gilbert, au pied de la ville, « accueille » près de 50 caravanes ; ces caravanes occupent le site de l’ancienne « barre hlm » du quartier qui, pourtant, avait été doté de talus afin d’en interdire l’accès. Mais voilà, un talus est bien peu de chose face à la détermination d’un groupe qui souhaite forcer le passage ; surtout lorsqu’à la tête de cette communauté, un homme très gravement malade et fortement affaibli, que j’ai rencontré mardi, décide de s’installer à proximité de l’établissement où il doit suivre son traitement de chimiothérapie. Autour de lui, sa famille fait corps et de là s’ensuit une difficile cohabitation avec des voisins qui réclament à juste titre que ces occupants quittent les lieux.

Non loin de là, le quartier du Motté accueille sur un terrain également municipal une quinzaine de caravanes. La situation est sensiblement la même, une autre « famille » squatte, faute de places réglementaires disponibles, un terrain que la commune vient de vendre. Même ras-le-bol dans ce quartier, même incompréhension.

Quels sont les pouvoirs du maire face à une telle situation ?

Pouvoir de police tout d’abord ; c’est-à-dire pouvoir d’en faire appel à la justice si une situation d’occupation illicite d’un terrain municipal est avérée. Pourtant voilà, les personnes qui squattent, ici et là, n’ont pas de solution autre que celle-ci. Aucune collectivité ne leur offre le terrain sur lequel il pourraient s’installer en toute légalité.

Or, les démarches entreprises auprès de la justice sont vaines puisque nous sommes nous-même hors-la-loi, faute de terrain adaptés aux besoins réels.

Au-delà de cela, rien ne nous permet d’agir légalement, car, je le rappelle, c’est à l’échelon communautaire que se mettent en place les politiques d’accueil de ces populations ; et, dans ce domaine, les solutions à mettre en œuvre pour régler cette situation sont simples : trouver des terrains et les aménager.

Les devoirs de la communauté de communes

Or, aujourd’hui, et depuis tous ces mois, je constate avec dépit l’incapacité de la communauté de commune a entendre la voix des communes. Pourquoi ce silence et cet immobilisme ? Pourquoi ne pas entendre les besoins de tous ?

Des terrains existent. Des terrains qui répondraient aux exigences de chacun, des habitants sédentaires, des « nomades ».

Mais, las, rien ne bouge.

Comme dans bien d’autres domaines la communauté fait la sourde oreille comme si les communes n’existaient pas comme si la communauté de communes n’était pas l’émanation des communes !

Et, comme dans bien d’autres domaines, nous subissons le mutisme de cette collectivité, « notre » communauté de communes, qui, au lieu d’être au service des communes, comme le prévoit la loi, nous abandonne dans une impasse.

Cette réalité du terrain génère la lassitude légitime des Avranchinais et certains comportements liés à l’incompréhension de la situation. Au quotidien, nous sommes confrontés à une forte tension, comme hier après-midi lorsque des habitants du quartier du Pont-Gilbert sont venus à la mairie pour dire leur colère face à cette situation devenue intolérable. Lorsqu’ils sont passés en mairie, j’étais sur le terrain en « négociation » avec les nomades pour examiner les détails de leur départ. Le président de la communauté de commune était lui à des années lumières de ce problème, à Paris, au côté d’un candidat à l’élection présidentielle.

Alors oui, je suis fautif. Le maire d’Avranches est fautif de ne pas avoir su faire évoluer positivement cette situation qui depuis si longtemps et de n’avoir pas réussi à obtenir de la communauté de communes l’aide nécessaire pour trouver la solution, même provisoire, de repli la mieux adaptée.

Alors j’attends, nous attendons tous, avec impatience cette nouvelle communauté d’agglomération qui, en 2017, qui permettra de recréer un dialogue constructif entre cette communauté et notre commune d’Avranches pour enfin travailler à la création d’une aire d’accueil des gens du voyage digne de ce nom.

Le 25 novembre 2016

 

Allocution du 11 novembre 2016

À la Une

 

 

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

Ce matin, en préparant cette allocution, je me suis posé cette question : que représente pour nous le 11 novembre ?

Une chose est sûre, cette fête nationale, toujours bien vivante en France, est aussi et surtout un jour férié bien connu des citoyens.

Sa date commémore un jour historique de notre Nation : l’Armistice de 1918 qui correspond officiellement à la victoire des alliés et à la défaite allemande qui aboutit aussi à la fin de la dynastie des Habsbourg qui reignait sur l’Autriche depuis plus de 600ans.

Mais ce jour symbolise surtout depuis près de 100 ans le dénouement de la première guerre mondiale et la paix retrouvée.

Signé le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans un wagon stationné dans la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne et réquisitionné par l’armée française pour être transformé en bureau de commandement du chef des armées alliées, l’Armistice prend effet sur le front à 11 heures du matin.

Les plénipotentiaires allemands sont des agents diplomatiques de l’Allemagne car, à ce moment de la guerre, l’empereur Guillaume II vient d’abdiquer et le chancelier, Max de Bade, a démissionné. L’Armistice de 1918 n’est, cela dit, pas la capitulation qui est effective  le 28 juin 1919 lors de la signature du Traité de Versailles. Signé dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l’Allemagne et les Alliés, ce traité condamna sévèrement l’Allemagne en mettant fin à la Première Guerre mondiale. Préparé par les vainqueurs, le « Diktat », terme employé pour désigner ce Traité imposé aux Allemands sans négociations, est vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche avec les conséquences que l’on connait.

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11 novembre 1918

Le canon cesse de tonner à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l’année 1918 sur le front. Dès cet instant, volées de cloches et sonneries de clairon annoncent la fin des combats sur le front occidental, après quatre ans de guerre qui ont laissé une France exsangue et 1.500.000 victimes, qui abondent au total des morts et de blessés qui dépasse les 8 millions. La date du 11 novembre n’est pas choisie par hasard puisqu’elle coïncide avec la fête traditionnelle du saint patron des Francs, St-Martin.

Plus tard, le 24 novembre 1922, le Parlement déclare le 11 novembre « fête nationale » avec la dénomination de « Jour du Souvenir ». Dès lors, le 11 novembre devient un jour férié. Le 11 novembre de l’année suivante,  une « Flamme du Souvenir » est allumée par le ministre de la Guerre André Maginot. Flamme sacrée qu’un « Comité de la Flamme » a depuis la tâche de raviver tous les jours au crépuscule.  Elle ne s’est jamais éteinte, même pendant l’Occupation.

Depuis 2012, ce Jour du Souvenir, qui célèbre l’anniversaire de 1918, rend donc aussi hommage à tous les morts pour la France en vertu de la loi du 28 février 2012.

Ainsi ce sont tous soldats français décédés en opération sans distinction de guerre auquel nous rendons hommage en ce jour. Néanmoins, un sentiment diffus de « trop de commémoration tue la commémoration » est né en France depuis la fin du XXsiècle, couplé avec la disparition des témoins directs de la Première guerre reléguée aux pages des manuels d’Histoire.

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Nos sociétés sont-elles condamnées à oublier ?

Dans un monde en quête de repères qui voit une partie de sa jeunesse partir à la dérive, un monde dans lequel cette jeunesse ne comprend plus les directions vers lesquels nous sommes entraînés, quel message porte notre commémoration ?

À une époque où l’Histoire elle-même peine à rester un outil intelligible susceptible d’inscrire dans les mémoires collectives les mécanismes de l’horreur du passé qui doivent pourtant nous permettre de trouver le chemin de paix et de la liberté, il est important de remettre certaines valeurs en avant afin de garantir pour le maintien de la cohésion sociale.

Deux notions, souvent malmenées dans le contexte actuel ou l’emballement médiatique prévaut bien souvent sur la réflexion et l’analyse, méritent d’être valorisées au quotidien : l’éducation et l’autorité.

Éducation et autorité sont liées.

J’entends l’éducation au sens très large du terme. L’éducation s’exerce en premier lieu au sein de la famille, puis, bien entendu, au sein de l’école ou encore du monde associatif.

L’éducation c’est l’apprentissage du fond et de la forme ; l’apprentissage des règles qui font la Société, qui régissent les comportements dans le respect de la liberté de chacun. L’éducation c’est aussi l’acquisition de connaissances, de contenus qui structurent l’individu et l’amènent à réfléchir et à comprendre son environnement, à décrypter notre monde à l’aune des événements tragiques de notre histoire.

En cela, notre 11 novembre est un événement patriotique éminemment éducatif. Et je sais que dans les écoles d’Avranches les enseignants utilisent de manière très pédagogique cette histoire nationale européenne et mondiale afin de faire comprendre le monde contemporain.

Mais pour atteindre un vrai degré d’efficience, l’éducation doit pouvoir s’exercer dans un environnement où la notion d’autorité est respectée. L’autorité n’est pas simplement un rapport de force, d’ailleurs elle ne doit pas l’être. L’autorité c’est avant tout le respect mutuel entre celui ou celle qui l’exercer et celui ou celle qui en bénéficie.

L’autorité s’exerce en de nombreux lieux de notre société. C’est l’autorité parentale, l’autorité de l’enseignant, l’autorité des forces de l’ordre, mais aussi l’autorité des élus et de tous les encadrants qui évoluent  notamment dans le milieu associatif ; et je pense ici particulièrement aux encadrants de nos jeunes sapeurs pompiers présents ce matin ou de nos jeunes musiciens de l’école de musique. Sans le respect de cette autorité, alors l’éducation peine à faire son œuvre.

À observer notre monde aujourd’hui il me semble urgent de restaurer cette autorité à tous les niveaux que je viens de citer. Car si cette autorité n’est plus effective alors plus aucun message éducatif ne peut passer. Plus aucune valeur, plus aucune notion de transmission du passé n’est possible. Sans l’autorité, le maître ne peut enseigner. Sans l’autorité les parents ne peuvent plus faire grandir leurs enfants.

Et, sans ce couple primordial que constituent autorité et éducation, il devient impossible de construire l’avenir de notre société.

Pour cette raison, ce matin j’encourage l’ensemble des éducateurs ici présents, à maintenir leurs efforts pour continuer à élever cette jeunesse qui a tant besoin de repères et qui, faute d’être prise en considération, s’engage sur les pistes de l’obscurantisme et de la négation de l’humanité.

Mais je suis confiant et déterminé car je vois ici et là des initiatives qui témoignent de la prise de conscience nécessaire pour traiter à la racine les dérives que nous connaissons. Nous devons par ailleurs nous prémunir face à une épidémie populiste, faite de discours nauséabonds et faciles, en maintenant notre action en faveur de l’éducation des citoyens à la Démocratie.

Sur ces mots de conclusion, je vous souhaite un beau 11 novembre ensoleillé.

Vive la République et vive la France !

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Une météo perturbée annonciatrice de bouleversements climato-politiques durables…

À la Une

Ce mercredi 9 novembre, réveil avec une météo très mouvementée, en mode « douche américaine » avec des vents très forts venus de l’Atlantique et porteurs de fortes averses ; ce temps automnal nous annonce une entrée dans l’hiver peu confortable…

Ce phénomène déjà vécu il y a quelques mois outre Manche va peut-être faire prendre conscience que le climat politique mondial est bien en train de changer… et que ni l’Europe, ni la France ne seront épargnées par ces perturbations qui semblent vouloir s’installer durablement au-dessus de nos têtes.

Quand nos grands « décideurs politiques » et les partis ultra médiatisés prendront-ils enfin conscience de la nécessité de traîter à la racine cette épidémie populiste ?
Quand va t-on enfin remettre en avant les notions d’Éducation et d’Autorité pour réellement former les citoyens à la Démocratie au lieu de les abreuver de discours nauséabonds et faciles ?
J’ai bien peur que les réponses à ces questions restent, comme beaucoup d’autres, sans réponses.

« Sur le terrain », nous restons attentifs à ce changement climato-politique en tentant de juguler avec nos modestes moyens la propagation du phénomène.

 

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Complexe culturel d’Avranches : un vote contre, pour un meilleur projet ?

À la Une

Suite au conseil communautaire du 29 octobre dernier, je souhaite revenir sur les raisons qui m’ont amené à me prononcer contre l’attribution du marché de maîtrise d’œuvre à l’atelier d’architecture King-Kong de Bordeaux pour la construction du complexe culturel.

En préambule, je rappelle que je suis favorable aux projets de salle de spectacle-auditorium et d’école de musique qui correspondent à un réel besoin sur le territoire de l’Avranchin. Il me semble impossible de valider le projet en l’espèce faute d’avoir obtenu suffisamment de détails.

1. Un manque cruel d’information et de transparence

Les documents présentés lors du conseil communautaire ne permettent aucunement d’avoir un avis sur le projet. C’est un déni de démocratie et c’est prendre les élus pour des béni-oui-oui que de leur soumettre les choses ainsi ; comment peut-on demander à des élus, pour un projet d’investissement de 14 millions d’euros, de se prononcer sur la base de ces documents ?.

  • Certaines des vues sont fausses, à l’exemple de la vue sur la baie depuis la médiathèque qui n’est pas la bonne puisqu’il semble s’agir de la vue du Jardin des Plantes ?!
  • L’ancienne abbaye Saint-Anne de Moutons, inscrite à l’inventaire des monuments historiques, ne semble pas prise en considération dans ce projet alors qu’il s’agit bien de l’élément central et incontournable du site.
  • Le projet proposé envisage la construction d’un haut mur qui obstrue la perspective et occulte la lumière pour les riverains de la rue Chanoine Béranger, sans que ceux-ci n’aient été avertis ou consultés.
  • Le site, difficile d’accès, pose un réel problème de logistique et d’accessibilité, le projet présenté lors du conseil communautaire du 29 octobre ne résout en rien ces difficultés.
  • Aucun travail avec la ville d’Avranches (pourtant première concernée !) n’a été réalisé pour envisager la sécurisation de l’accès, la traversée dangereuse du boulevard Jozeau-Marigné, ou encore la gestion des parkings.

2. Un projet démesuré

Au vu du coût très important de ce projet, 14 millions d’euros, nous devons nous poser la question de la capacité réelle de la future communauté d’agglomération à le financer. Là encore, aucune discussion sérieuse n’a été conduite. Nous avançons dans le flou le plus total.

  • Vue la topographie du site, des coûts très importants de mise à niveau et de terrassement seront nécessaires et feront douter du budget proposé.
  • Les ébauches du candidat retenu (l’atelier d’architecture King-Kong) nous présentent un espace d’accueil mutualisé qui ressemble à un véritable « hall de gare ». il est à craindre que les besoins de fonctionnement soient bien au-dessus de ceux de l’équipe de la médiathèque actuelle et des moyens alloués ; cette inflation risque de mettre à mal le futur budget communautaire.
  • Le coût d’une toiture végétalisée (vue d’artiste avec des arbres sur le toit et une pelouse) est très élevé : il faut de la portance, drains, etc. (estimée à 80€ au m² pour une surface extensive et à 300€ au m² pour une surface intensive), il y a de forts risques pour que cette option finisse par être abandonnée faute de moyens et que l’on nous livre en bout de course un véritable bunker (cf. lien wikipedia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Toiture_végétale).

3. Toujours pas de projet culturel !

Selon moi, l’écriture du projet culturel, qui devait prendre pour socle les besoins des utilisateurs et usagers des lieux, des associations, et se fonder sur la commande politique municipale et intercommunale, aurait du être le préalable au projet architectural et surtout nourrir le cahier des charges du concours d’architecte. C’est tout l’inverse qui s’est produit !

  • Je regrette donc que ce projet ait été conduit « au pas de charge » dans un contexte d’élargissement communautaire ; avec un budget de 14 millions d’euros, il semble raisonnable d’associer dès à présent nos voisins à la discussion autour de ce projet.
  • Je déplore l’absence totale de dialogue avec le maire de la Ville concernée. Jamais la ville d’Avranches n’a été associée aux choix stratégiques du projet, alors qu’à plusieurs reprises j’ai proposé de prendre en compte l’ensemble de la zone située entre la place du Jardin des Plantes, la salle Victor Hugo, l’ancienne usine à gaz et incluant le jardin des plantes comme le cœur même de ce projet à fort enjeu urbain. Plusieurs réunions de travail ont bien eu lieu tout au long de l’année 2016, plusieurs élus d’Avranches, dont moi, ont participé activement à ces séances de travail, pourtant, la plupart de nos observations sont restées lettres mortes (seule la jauge avait pu être revue à la baisse).
  • Dans le projet présenté, aucune vue de la salle ou de l’école de musique n’apparaît ; or c’est bien là que sont les besoins les plus importants.
  • La question de la médiathèque n’a toujours été posée de façon démocratique et apparaît comme un choix communautaire qui s’affranchit de l’opinion de la population d’Avranches. Le choix de délocaliser cet équipement culturel vers l’abbaye Sainte-Anne pose la question grave de l’avenir du quartier Saint-Gervais.

Pour tous ces motifs, il est urgent de mettre ce projet à l’arrêt. La manière dont ce projet a été conduit constitue l’exemple même de ce que notre future communauté d’agglomération ne devra plus faire demain ; un EPCI ne doit plus imposer des projets à une commune sans avoir étroitement associée celle-ci dès les prémices, un EPCI est une entité au service des communes dont elle est l’émanation.

St Michael’s people in Avranches

À la Une

Le 16 septembre 2016 après-midi, avec Annie Parent, nous avons reçu la visite de nos amis du St Michael’s Mount et notamment de Jon O’Donaghue, Chef des Operations sur ce site touristique emblématique du sud-ouest de la Grande Bretagne, à la tête de toute son équipe de managers.

Pour mémoire, l’îlot britannique au sommet duquel trône une église dédiée à saint Michel fut, au Moyen Âge, un prieuré dépendant de l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

Après une visite du Scriptorial nous avons pu discuter de nos futurs partenariats ; un seul mot d’ordre : renforcer nos liens et développer des projets communs.

L’ambition commune réside dans notre volonté de continuer à tisser des liens culturels, touristiques et donc économiques avec nos amis d’outre-Manche.

Le monde anglo-normand existe bel et bien, à nous de le révéler et de la faire vivre ; tel est mon credo !

Un point sur notre action municipale après deux années de mandat

À la Une

Toute équipe municipale se doit de respecter ses engagements.

Élu depuis deux ans, je tiens à vous présenter, au nom du groupe « Aimons Avranches ! », le bilan du tiers de notre mandat.

Je considère que mon mandat de maire d’Avranches, m’impose, comme premier devoir, d’incarner la Ville d’Avranches auprès des Avranchinais mais aussi des associations, des entreprises, des élus des autres collectivités et des institutions de la République. Je suis présent au quotidien pour m’occuper au mieux des affaires de la Ville d’Avranches.

Mon deuxième devoir est de respecter les 24 engagements pris auprès des Avranchinais lors de la campagne électorale de 2014. L’objet de ce billet est précisément de revenir sur ces engagements, dans l’ordre de priorité des documents que nous avions alors diffusés.

Gestion transparence et efficace des budgets

Depuis deux ans, l’investissement a augmenté et les dépenses de fonctionnement ont diminué. Conformément à nos engagements de campagne, les taux d’imposition communaux sont inchangés. L’endettement de la ville est maîtrisé. Nonobstant les transferts de compétences à la Communauté de Communes, c’est avec un bon équilibre entre les nouvelles embauches et les départs en retraite que nos dépenses de personnels sont aussi en baisse. L’analyse comparative des comptes administratifs 2013, 2014 et 2015 (publics et disponibles) permet de le vérifier.

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charges de personnel depuis 2013

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charges à caractère général depuis 2013

Je suis également convaincu que la transparence des pratiques des élus ainsi que leur formation sont essentielles. Ce sont les engagements que j’ai pris en signant la charte « municipales 2014 » de l’association Anticor. Suite au conseil municipal du 30 mai 2016, j’ai envoyé un bilan de mon action. À titre d’exemple, tous les élus municipaux ont eu l’occasion de se former sur les questions délicates des marchés publics, du budget ou des ressources humaines. Par ailleurs, dans un souci de transparence et d’ouverture, nous avons proposé aux élus du groupe minoritaire la présidence d’une nouvelle commission « éthique et contrôle des finances ».

Prix de l’eau

L’eau est aujourd’hui un sujet crucial qui préoccupe toutes les collectivités. Dans notre domaine de compétence, la distribution, nous avons tenu à respecter nos engagements : un audit a été réalisé en 2015 puis des négociations avec Véolia ont été entreprises. La signature d’un avenant au contrat actuel va permettre une baisse de la facture pour la part distribution d’environ 20% pour 98% des Avranchinais. En plus de la baisse du tarif au mètre cube consommé, l’abonnement va diminuer de 10€ par an et par abonné. Un foyer qui consomme de 120m² devrait voir sa facture baisser de 58€ en un an. Dès le 1er janvier 2017, vous pourrez comparer votre facture du second semestre 2016 avec celle du premier.

Mais le travail est loin d’être terminé !

Nous attendons la remise en concurrence du marché d’ici la fin de l’année 2017 pour proposer un service optimal aux Avranchinais.

Pour sécuriser son approvisionnement, les travaux de construction de la nouvelle usine d’eau vont être engagés par le syndicat mixte de production du Granvillais et de l’Avranchin au sein duquel nous siégeons. Celle qui est en activité date de 1905.

En ce qui concerne l’assainissement, des travaux nécessaires de remplacement des réseaux et d’installation du séparatif eaux usée et pluviale se poursuivent, en bonne coopération avec la communauté de communes.

Tourisme et nouvelles technologies

En 2015, la ville d’Avranches a été l’une des premières villes de France à être signataire d’un pacte culturel avec l’État, démontrant l’engagement de chacune des parties à développer les politiques culturelles locales. Les musées d’Avranches, en premier lieu le Musée d’Art et d’Histoire (10 000 entrées en 2014) et le Scriptorial (près de 25 000 entrées en 2015) participent au rayonnement touristique du Sud-Manche. Les opérations de récolement et la refonte de la politique muséale permettent déjà d’accueillir de nouveaux visiteurs. En outre, nous rénovons les lieux les plus touristiques de la ville : les remparts qui jouxtent la place d’Estouteville ou encore le square Thomas Becket, après avoir opéré la réhabilitation de la place Saint-Gervais.

Je souhaite également que la ville d’Avranches soutiennent les entreprises innovantes. Et, dans cette perspective, j’ai signé une convention de partenariat entre la Ville d’Avranches, la Communauté de Communes Avranches – Mont Saint Michel et Manche Numérique pour la création d’un tiers-lieu à Avranches, c’est-à-dire d’un espace de travail collaboratif dédié aux nouveaux usages du numérique. Un groupe de travail avance sur la question.

Avec Manche Numérique, la  cité des Abrincates va bientôt voir arriver le Très Haut Débit avec le déploiement de la fibre optique. Rendez-vous à partir de 2017 pour le déploiement de la FTTH : la « fibre à la maison » !

Avranches a aussi contribué à la création d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC des Forges du Millénaire Normand), une initiative innovante dans le domaine du développement numérique appliqué à la valorisation de l’identité territoriale normande.

visite du patrimoine dans le centre ancien
visite du patrimoine dans le centre ancien

Plan de construction et de rénovation de l’habitat

Le PLU (Plan Local d’Urbanisme) est en cours de rédaction et devrait être rapidement finalisé. A partir du mois de septembre, vous aurez l’occasion de vous prononcer sur ce document qui prépare l’avenir urbain d’Avranches. Une Aire de Valorisation de Architecture et du Patrimoine est aussi en cours de constitution. Une information spécifique devrait être réalisée d’ici la fin de l’année 2016. Il s’agît de doter notre ville d’outils intelligents de valorisation du patrimoine immobilier auquel beaucoup d’habitants sont attachés.

Un contrat de ville a été signé le 9 octobre 2015 avec 16 partenaires. Depuis 7 mois, la rénovation thermique de 85 maisons a été engagée par Manche Habitat, en complément de la construction des logements de la rue Pierre de Coubertin ; et je salue ici l’action de son président Jean Morin ainsi que les excellentes relations que nous entretenons avec le département de la Manche. Nos services ont aménagé les parkings et réalisé un sentier, espace de circulation douce, qui chemine depuis le centre Saint-Paul jusqu’à graine de soleil. Les services  de la Communauté de communes ont déplacé un point d’apport volontaire rue Jean de Vittel. Des travaux de sécurisation des entrées du collège de la Chaussonière ont été réalisés avec le concours de la ville de Saint-Martin-des-Champs.

Avec l’Établissement Public Foncier de Normandie, une étude opérationnelle d’urbanisme est prévue pour le quartier Saint-Gervais. Des premières opérations ont été réalisées, comme la piétonisation et la rénovation de la place Saint-Gervais. Les sondages archéologiques de l’ancienne usine Tabur réalisés par le Service Régional d’Archéologie sont un préalable pour préparer l’aménagement durable du site.

Accueil et accompagnement des commerces et des entreprises

Aux côtés la communauté de communes qui a la compétence économique nous travaillons avec les commerçants et les entreprises d’Avranches.

Nous avons achevé le chantier de reconstruction de l’usine Blanchet, une opération de la Ville d’Avranches d’un coût d’environ 3 millions d’euros qui aura permis à l’entreprise de retrouver un outil de production optimal après le désastre qu’elle a subi. Notre commune bénéficie aussi d’un abattement de certaines taxes pour les entreprises situées sur le territoire du quartier de la Turfaudière.

Comme nous l’avions souhaité et promis, après l’embauche d’un stagiaire sur la question, nous avons recruté un chargé de mission commerces et événementiel qui coordonne les animations de la ville. Nous soutenons aussi les associations de commerçants en participant à la mise en place de diverses animations et évènements.

inauguration de la rénovation du char de la place Patton, juin 2015
inauguration de la rénovation du char de la place Patton, juin 2015

Activités culturelles dans tous les quartiers et soutien aux initiatives locales

La ville, riche de ses très nombreuses associations, joue pleinement son rôle de ville-centre au service de tout le territoire. Le budget de subventions aux associations a été maintenu malgré la pression budgétaire actuelle. Nous avons organisé des assises de la vie associative en octobre 2015. La politique d’attribution des subventions est en cours de refonte. La création, attendue de longue date, d’un dossier unique de demande de subvention disponible en ligne nous permet de renforcer la transparence et l’égalité d’accès aux fonds publics. Le projet de maison des associations et du sport est toujours en cours de réflexion.

Jumelage Avranches-Crediton (GB), 23-25 juin 2015
Jumelage Avranches-Crediton (GB), 23-25 juin 2015

Côté sport, nous avons réalisé des travaux attendus de longue date : réfection de la salle de la Chaussonière qui est un vrai plus pour ses 55 000 utilisateurs annuels, travaux des vestiaires du stade Fenouillère, une mise aux normes nécessaire pour les 2000 élèves qui les fréquentent ainsi que pour les clubs d’athlétisme et de football, construction d’une tour de chronométrage pour le club d’athlétisme, aménagement d’un nouveau terrain à la plaine de jeu, etc.

Nous participons à l’animation de la ville avec les concerts du jeudi, la fête du jardin des plantes, le soutien à la polynormande, la fête de la musique, la nuit des musées, les journées du patrimoine, l’arrivée du festival « Jazz en baie », la création de la fête de l’Avranchin en partenariat avec des associations locales, le festival poignées d’humour, le festival citoyen, les fêtes de quartier, les trois quartiers, le tour de France 2016, le soutien aux événements jeunesse comme les abrincat’s, haras la casquette ou showgun tonight, le National de pétanque, la fête des sens, les rencontres de restaurateurs place Saint-Gervais, la venue de la fanfare de Jersey, etc.

La réorganisation du service des musées et du patrimoine avec le recrutement d’un nouveau directeur a permis d’engager la rédaction d’un nouveau projet scientifique et culturel pour nos musées. Bientôt, avec le recrutement annoncé d’une personne en service civique chargé de la médiation avec les publics ainsi que celui d’un responsable du service des publics des musées nous pourrons optimiser notre stratégie de fréquentation.

Cet été, vous serez conviés aux événements des 10 ans du Scriptorial.

fete de la musique1
fête de la musique 2015 dans le jardin Bergevin

Conseils participatifs et consultatifs

La participation des habitants est au cœur de notre politique municipale. Elle peut être simple, dans la concertation sur certains projets de voirie comme pour le chemin de Bouillant, le chemin de Pivette, la rue Chanoine Béranger, etc. Elle s’inscrit dans des démarches de comités de pilotage comme celui qui sera constitué pour le square Thomas Becket ou celui existant pour l’AVAP.

Nous organisons aussi des marches exploratoires ou place game, initiations à la lecture d’espace public pour envisager des travaux, comme ceux du square Mainemer.

Nous réalisons de nombreuses réunions publiques, pour la place Saint-Gervais, la gestion des déchets qui amènent à la rédaction de documents publics afin d’améliorer la transparence de nos actions. Nous avons organisé une réunion de présentation des projets de mandat le 15 septembre 2015.

Pour des démarches de long terme, nous avons constitué une commission extra-municipale des jumelages ouverte aux associations et particuliers. Nous avons associé les parents d’élèves, les enseignants et directeurs, les personnels, l’Éducation nationale et les élus dans une démarche participative sur l’avenir des écoles maternelles publiques d’Avranches qui a mené au maintien du site Jacques Prévert et à l’orientation prioritaire des investissements pour l’école André Parisy au sein de laquelle nous avons aménagé une nouvelle salle de motricité.  Nos services préparent actuellement un projet de rénovation de l’école André Parisy qui devrait se concrétiser dans les prochaines années. De manière plus informelle, nous soutenons les habitants du quartier Saint-Gervais qui se structurent dans un comité de réflexion sur son devenir en lien direct avec les projets d’urbanisme municipaux évoqués ci-dessus.

Enfin, un conseil citoyen indépendant, constitué en association dans le cadre de la politique de la ville, permet l’expression des habitants de la Turfaudière. Reconnu comme un des plus actifs de Normandie, il recevra prochainement la visite de son homologue cherbourgeois. En un an, en plus de sa participation assidue aux instances du contrat de ville,  il a permis la réalisation de nombreux travaux, depuis des avis pratiques sur la rénovation des maisons de Manche Habitat, jusqu’à la participation au projet de sentier ou encore une demande d’achat d’un filet de sport pour les terrains dits de la « piste. »

Restauration scolaire privilégiant les circuits d’économie locale

Ce travail est en cours dans le cadre du renouvellement du marché public prévu pour la fin de l’année 2016.

Réhabilitation du jardin des plantes

Le jardin des plantes va bénéficier de la création du 13ème jardin, construit en partenariat avec la société d’horticulture et l’association quartier nature. Des travaux du pavillon historique de la société d’horticulture seront réalisés . Le budget prévu en 2016 s’élève à 40 000 €.

le jardin des plantes au printemps 2016
le jardin des plantes au printemps 2016

Collecte des déchets

De compétence communautaire, la gestion des dossiers se construit dans un partenariat avec la communauté de communes. Après un temps long de diagnostic réalisé par le cabinet OPTAE, nous avons obtenu de revoir le zonage entre le porte à porte et l’apport volontaire. Le point d’apport volontaire très problématique des mares devrait être fermé d’ici 2017. Pour améliorer la collecte en centre ville, à la demande des habitants, des points d’apport volontaire seront testés d’ici la fin de l’année 2016. La modification d’un point d’apport volontaire sur le quartier de la Turfaudière a permis d’améliorer le quotidien de ses habitants. Sur ce dossier, il faudra être très vigilant à la poursuite de l’amélioration du système dans le cadre de la nouvelle communauté de communes.

Révision des plans de circulation et de stationnement

En plus de tous les documents d’urbanisme décrits ci-dessus, nous avons modifié le stationnement en ville avec l’application et la modification de la zone bleue, appréciée par les commerçants ainsi que la fin du stationnement payant place Littré devenue zone bleue et qui permet de trouver de la place en cœur de ville à toutes les heures de la semaine. Des réunions de bilan avec les commerçants et les habitants vont nous permettre d’affiner le dispositif. Nous tenons à rappeler que la recette des procès verbaux revient à un fond départemental et que la ville ne gagne pas d’argent dans l’opération.

De nombreuses zones de rencontre ont été créées, rue de Brémesnil, rue Jacques Simon, etc. Elles donnent la priorité aux piétons et aux cyclistes. Des travaux de sécurisation sur le carrefour Saint-Etienne, la rue Chanoine Béranger, le chemin de Bouillant, le chemin de Pivette, boulevard Maréchal Foch, améliorent le quotidien des Avranchinais.

Sécurité

Dès 2014, nous avons réactivé le Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance qui était resté en sommeil depuis de longs mois. Une étude sur l’insécurité a été menée. Nous avons participé à la création d’un point d’accueil des victimes. Nous avons équipé la police municipale de radios et de vélos afin de faciliter les patrouilles et les échanges avec la population. Une campagne contre le harcèlement à l’école a été menée. Comme promis lors de la campagne sous l’intitulé « agent de prévention et de médiation », un nouvel agent de police municipal sera très prochainement engagé. Un adulte-relais travaille à la qualité des relations sur le quartier de la Turfaudière. Le maire et l’adjoint à la sécurité, Peggy Cochat, assurent des réunions de sécurité fréquentes avec la gendarmerie et la police municipale.

Accessibilité

Après avoir relancé la commission communale pour l’accessibilité, nous consacrons un budget de 120 000 € par an pour le Plan d’Accessibilité de la Voirie et d’aménagement des Espaces publics et l’Agenda d’Accessibilité Programmée de la ville.

Epicerie sociale et solidaire

Une étude est menée par un comité de pilotage composé de Passerelles, de la ville et des associations partenaires comme l’ASACA (Association de Solidarité Alimentaire du Canton d’Avranches). Elle devrait rendre ses conclusions d’ici la fin de l’année et rédiger un plan d’action.

Gratuité des activités périscolaires

Cette gratuité est effective. Elle est renforcée par une augmentation du fonds d’amorçage dans le cadre du contrat de ville.

Environnement

La ville d’Avranches est pleinement engagée dans la démarche zéropesticide labellisée par la FREDON (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles). Hormis quelques très rares utilisations pour le cimetière et le stade, nos agents n’utilisent plus du tout de produits phytosanitaires et bénéficient de nouveaux matériels. Le « zéropesticide » nous permet également de bénéficier de subventions importantes pour la construction de la nouvelle usine d’eau.

Un schéma directeur immobilier est en cours de rédaction. Il devrait nous orienter sur les principales opérations d’isolation thermique de nos bâtiments communaux.

Un maire à 100%

La promesse est tenue.

 

profession de foi

24_propositions (1)

Le prix de l’eau en baisse dès le 1er juillet 2016 !

À la Une

Proposer un prix juste de l’eau aux usagers étant un engagement fort de l’équipe municipale, une renégociation des tarifs de Veolia faisant suite à l’audit sur l’eau réalisé par le cabinet Artélia en 2015 vient d’aboutir à une diminution conséquente du prix de l’eau à Avranches.

Un contrat renégocié au profit des avranchinais

Pour reprendre la conclusion du rapport Artélia 2015, le service de l’eau à Avranches repose sur un « contrat ancien qui au gré des avenants passés n’a pas favorisé la remise en concurrence au cours de ces 25 dernières années ».
Les parts de l’abonnement et des consommations déterminées par la Ville étant très basses, c’est-à-dire « Abonnement (part communale) », « Consommation (part communale) » et « Consommation (part communale) tranche 2 » sur l’exemple de facture en pièce jointe, la seule marge de manœuvre pour rendre le prix de l’eau plus juste a été de négocier une diminution des tarifs proposés par Veolia.
Appuyée par l’audit technique et financier réalisé en 2015 et malgré un contrat liant la Ville d’Avranches et Veolia jusqu’à fin 2017, l’équipe municipale a tout de même obtenu la renégociation des tarifs pour la distribution d’eau potable de la part de l’entreprise qui n’y était pourtant pas obligée.

Il en résulte :

– Une diminution du montant de l’abonnement déterminé par Veolia :

= « Abonnement (part distributeur) » sur l’exemple de facture en pièce jointe. 

  • 60,84€HT / an avant renégociation,
    50,68€HT / an après renégociation.
  • Soit 10,16€HT de moins par an équivalent à une diminution de 16,70%.
  • Ce nouveau tarif est applicable dès le 1er juillet 2016, la prochaine facture semestrielle tiendra donc compte de cette diminution de tarif.

– La création d’une troisième tranche tarifaire du m3 pour les usagers consommant plus de 200m3 d’eau par an, afin de rendre la tarification la plus favorable possible à l’abonné avranchinais par rapport au volume consommé tout en étant la plus juste possible avec les charges assumées par Veolia.

– Une diminution du prix au m3 pour chaque tranche :

= « Consommation (part distributeur) » et « Consommation (part distributeur) tranche 2 » sur l’exemple de facture en pièce jointe.

  • Tranche 1 (jusqu’à 64m3), prix du m3 avant renégociation : 0,5753€HT / m3,
    Tranche 1 (jusqu’à 64m3), prix du m3 après renégociation : 0,4011€HT / m3.
  • Tranche 2 (de 65m3 à 200m3), prix du m3 avant renégociation : 2,3117€HT / m3,
    Tranche 2 (de 65m3 à 200m3), prix du m3 après renégociation : 1,6046€HT / m3.
  • Nouvelle tranche 3 (au-delà de 201m3), prix du m3 : 2,5573€HT / m3.
    NB : la part communale s’élèvera à 0,70€HT / m3 sur cette nouvelle tranche.
  • Ces nouveaux tarifs sont applicables dès le 1er juillet 2016, mais ils ne commenceront à apparaitre qu’à partir de la première facture semestrielle de 2017 relative à la consommation des usagers sur le deuxième semestre 2016 (= période de facturation du volume d’eau réellement consommé à partir de la date d’entrée en vigueur des nouveaux tarifs).

Le tableau ci-après récapitule les résultats obtenus grâce à la renégociation des tarifs avec Veolia :

Veolia Avant négociation Après négociation Evolution
Abonnement 60,80€ HT 50,68€HT -16,7%
Tranche 1 0,5753€ HT 0,4011€ HT -30,3%
Tranche 2 2,3117€ HT 1,6046€ HT -30,6%
Tranche 3 / 2,5573€ HT /

– Mise en place d’une pénalité de rendement afin de veiller à ce que Veolia soit le plus vigilant possible quant à l’état du réseau et le plus réactif possible quant aux fuites. Veolia s’engage donc à un rendement du réseau supérieur ou égal à 85% (contre 78% en 2014 et 82% en 2015). En l’hypothèse où ce rendement ne serait pas atteint, les achats d’eau supplémentaires réalisés par la collectivité seront refacturés à Veolia.
Ex : pour 85m3 distribués, la Ville en achète 100m3 auprès de Veolia (NB : 15mde déperdition dans le réseau, un peu comme pour l’électricité dont il est impossible d’acheminer 100% de la production entre la centrale et la prise de courant).
s’il a été nécessaire d’utiliser 120m3 d’eau pour garantir la distribution de ces mêmes 85m3 en raison de problème sur le réseau (fuites ou autre), alors les 20m3 de différence sont à la charge de Veolia.

En se basant sur les 120m3 par an de consommation moyenne d’eau en France (= référence nationale permettant d’effectuer des comparaisons), le travail de négociation mené par la municipalité auprès du prestataire a permis d’aboutir à la diminution de 21,5% de la part de la facture sur laquelle la Ville peut agir (= sur fonds vert et bleu sur l’exemple de facture en pièce jointe).

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14 juillet 2021 – Fête nationale

Notre cérémonie patriotique s’est tenue en présence des nouveaux citoyens français ayant reçu ce jour même leur décret de naturalisation des mains de Monsieur Gilles Traimond, Sous-préfet de l’arrondissement d’Avranches.

Profitant de cette date symbolique, notre devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité a été dévoilée après sa pose sur la façade de l’Hôtel de ville.

Une rencontre

Il y a exactement une semaine, je faisais la rencontre de Samir dans les rues d’Avranches.

C’était le soir du critérium cycliste.Samir prenait des photos de la course, je me suis trouvé dans l’objectif de son appareil et nous nous sommes salués, puis avons bavardé quelques instants…

Samir était avec son frère, tous deux sont pensionnaires du CADA, ayant fui leur pays natal, la Syrie. Après cette première rencontre très brève nous sommes retrouvés à la mairie cette semaine pour un échange plus long.

Nous avons évoqué son parcours de réfugié… La guerre, les bombardements, les villes totalement détruites, les attaques au gaz avec des gamins qui meurent asphyxiés dans les bras de leurs parents. Nous en avons parlé, et surtout Samir m’a montré des vidéos qu’il a lui-même réalisé alors.

Horreur Indescriptible.

Incompréhensible même pour nous aujourd’hui, en France. Nous sommes en paix, ai-je alors pensé. Nous sommes en paix… malgré nos soucis, nos mécontentements, nos frustrations, nos colères…

Nous sommes en paix.Avant que nous nous quittions Samir m’a parlé de ses projets. Et surtout il a voulu que nous fassions cette photo devant les drapeaux français de mon bureau. Bleu, blanc, rouge. Trois couleurs et un drapeau porteur d’espoir pour tant de gens loin de chez eux.

Merci Samir.